Tom Steels a profité de l’absence de son grand rival, l’Italien Mario Cipollini, pour signer sa troisième victoire au sprint, jeudi, dans la 17e étape du Tour de France à Bordeaux. Le Belge, qui a devancé facilement l’Australien Robbie McEwan et le malheureux Erik Zabel, s’offre une douce revanche après sa disqualification lors de la sixième étape à Maubeuge. Ce jour-là, le coureur de la Mapei avait été privé de sa victoire pour avoir quitté sa trajectoire dans l’emballage final. Le succès d’étape revenait alors à Cipollini qui réussissait à égaler le record de son compatriote Gino Bartali, vainqueur de trois étapes consécutives en 1948. Steels, déjà vainqueur à Saint-Nazaire et à Laval, n’avait pas eu l’occasion de faire admirer sa pointe de vitesse depuis l’entrée dans les Alpes. Il a saisi la première occasion qui lui était fournie dans la traditionnelle arrivée à Bordeaux après 200 kilomètres depuis Mourenx. «L’année passée, nous n’étions pas venus ici à Bordeaux. C’est un grand classique pour les sprinters et c’est bon pour le moral», a commenté Steels. «J’espère maintenant que je vais bien rouler à Paris (sur les Champs-Élysées)». L’an passé, Steels était monté quatre fois sur la plus haute marche du podium, notamment lors de la dernière étape, et rêve d’égaler son record personnel avant dimanche. «Gagner à Paris c’est quelque chose de spécial car c’est la plus belle arrivée du monde. J’espère que ma tête et mes jambes seront au rendez-vous». O’Grady chute Par cette victoire, le Belge a frustré les espoirs de Zabel de s’imposer pour la troisième fois dans la cité bordelaise et de rejoindre ainsi dans l’histoire son directeur sportif Walter Godefroot. L’Allemand, qui a pourtant profité d’un énorme effort des Telekom dans les dix derniers kilomètres, est apparu un peu émoussé après les étapes de montagne. Sur le fil, il se faisait même passer par l’Australien McEwan. Zabel est toujours à la recherche d’un succès depuis l’arrivée à Pau il y a deux ans. «Cela était plus facile car les Telekom faisaient le travail», a expliqué Steels. «Je pouvais rester dans la roue de Zabel». «Je suis content car l’équipe a travaillé dur pour moi tout au long de l’étape. Finalement, cela était plus facile que la première semaine. Au début, tout le monde a envie de sprinter tandis que maintenant, la montagne a produit ses effets». Steels offre également un lot de consolation à son équipe qui a perdu son leader, Pavel Tonkov, qui n’a pas pris le départ jeudi. «C’est aussi une victoire pour lui, même si cela ne change rien à son absence». Cette explication finale a été perturbée à environ 1,5 km de la ligne par un incident qui a provoqué la chute de l’Australien Stuart O’Grady, en lutte pour le maillot vert. Six ou sept coureurs se sont plaints d’avoir été gênés par un produit irritant sans doute jeté par un spectateur. Certains ont été aveuglés tandis qu’O’Grady chutait au milieu du peloton et perdait toutes ses chances. «On ne sait pas quelle est la nature du produit», a déclaré un porte-parole de la Société du Tour. «Mais plusieurs coureurs se sont laissé décrocher jusqu’à l’arrière pour venir s’essuyer le visage». «J’étais en plein effort et j’avais l’impression de ne plus pouvoir respirer», a expliqué un coureur Festina. «Il m’a fallu presque cinq minutes pour récupérer». Vendredi, la 18e étape conduit les coureurs de Jonzac à Poitiers sur 187 km sans difficulté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tom Steels a profité de l’absence de son grand rival, l’Italien Mario Cipollini, pour signer sa troisième victoire au sprint, jeudi, dans la 17e étape du Tour de France à Bordeaux. Le Belge, qui a devancé facilement l’Australien Robbie McEwan et le malheureux Erik Zabel, s’offre une douce revanche après sa disqualification lors de la sixième étape à Maubeuge. Ce jour-là, le coureur de la Mapei avait été privé de sa victoire pour avoir quitté sa trajectoire dans l’emballage final. Le succès d’étape revenait alors à Cipollini qui réussissait à égaler le record de son compatriote Gino Bartali, vainqueur de trois étapes consécutives en 1948. Steels, déjà vainqueur à Saint-Nazaire et à Laval, n’avait pas eu l’occasion de faire admirer sa pointe de vitesse depuis l’entrée dans les Alpes. Il a saisi...