Capable du meilleur comme du pire, le soleil peut être l’ami le plus sûr et l’ennemi le plus mortel. Si le hâle qu’il dispense embellit, l’abus de ses caresses fait vieillir la peau, la fripe et l’expose aux risques de cancers. Des vérités que tout le monde connaît mais oublie une fois l’été arrivé. L’attitude face au soleil est en effet très ambiguë. On achète les produits protecteurs en les utilisant sporadiquement pensant à tort qu’une peau «autobronzée» est protégée face aux ultraviolets. Ou encore que les bains de mer répétés mettent à l’abri des coups de soleil et que deux applications par jour de produits antisolaires suffisent amplement. Si ces malentendus ont la vie dure, c’est que la protection solaire est un domaine complexe où les messages publicitaires prennent l’affaire trop à la légère... La stratégie protectrice Être bronzé(e) tout en économisant au maximum son capital solaire n’est ni impossible ni difficile. Quelques réflexes et de bons produits permettent de ne prendre que le meilleur de la brûlante étoile. La préparation de la peau avant de commencer les séances de bronzage est indispensable. Exfoliation et hydratation s’imposent ce qui ne dispense pas d’une rigoureuse protection face au soleil. Une fois sur place, les filtres UV sont de mise. À savoir les autobrozants qui colorent l’épiderme chimiquement n’agissent pas du tout sur la mélanine naturelle. Quant aux UVA, leurs effets ne sont pas sans danger. Une récente étude menée au Danemark les accuse d’induire des cancers de la peau. Écran total et illusion Le terme «écran total» est fallacieux. Un écran solaire dont l’indice de protection frôle la cinquantaine laisse passer quand même assez de rayons pour exciter la mélanine et déclencher le bronzage. Il ne faut donc pas se laisser impressionner par les indices exorbitants. Le système d’affichage croît et décroît selon un taux de plus en plus fort, ce qui fait que l’indice de protection change ou ne correspond pas à celui d’un autre. De surcroît, à supposer que l’écran est totalement «total», il ne le reste pas longtemps une fois mis sur la peau... Le facteur temps L’indice protecteur indique, plus ou moins, l’intensité de la protection et la capacité de protéger des coups de soleil. Mais non pas le temps de cette action. Les indices sont les mêmes sur tous les continents et toutes les latitudes. Le soleil ne l’est pas. Une heure d’exposition en Europe du Nord n’a pas les mêmes effets qu’en pays méditerranéen ou tropical. À ajouter à cela la quantité du produit appliqué, la transpiration, l’emploi de la serviette qui le dilue ou l’enlève. Sans le savoir, on se trouve sous une bien moindre protection qu’on ne le pense... Que faire alors pour empêcher la cuisson? Prendre les indices les plus élevés, remettre du produit protecteur toutes les heures, l’appliquer sans trop frotter, car pour assurer la protection, le produit doit rester à la surface de la peau. Les UVA à fuir pour cause d’intensité se situent entre 13h et 16h. Par contre, les UVA responsables du vieillissement de la peau opèrent du matin au soir. D’où la nécessité de choisir des formules de protection anti-UVB et anti-UVA.
Capable du meilleur comme du pire, le soleil peut être l’ami le plus sûr et l’ennemi le plus mortel. Si le hâle qu’il dispense embellit, l’abus de ses caresses fait vieillir la peau, la fripe et l’expose aux risques de cancers. Des vérités que tout le monde connaît mais oublie une fois l’été arrivé. L’attitude face au soleil est en effet très ambiguë. On achète les produits protecteurs en les utilisant sporadiquement pensant à tort qu’une peau «autobronzée» est protégée face aux ultraviolets. Ou encore que les bains de mer répétés mettent à l’abri des coups de soleil et que deux applications par jour de produits antisolaires suffisent amplement. Si ces malentendus ont la vie dure, c’est que la protection solaire est un domaine complexe où les messages publicitaires prennent l’affaire trop à...
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