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Actualités - Chronologie

Téhéran exige des "excuses"d'Ankara après un raid turc à la frontière

Le gouvernement iranien a exigé «des excuses et des explications formelles» de la Turquie au sujet du raid de son aviation sur une région frontalière dans le nord-ouest de l’Iran, qui a fait cinq morts et une dizaine de blessés, a rapporté lundi l’agence officielle Irna. Cette demande a été formulée au chargé d’affaires de l’ambassade de Turquie en Iran qui a été convoqué dans la nuit de dimanche à lundi au ministère iranien des Affaires étrangères. Un responsable du ministère iranien a «vigoureusement» condamné le raid et affirmé que l’Iran «se réservait le droit de riposter». Le responsable, qui n’a pas été identifié, a mis en garde le gouvernement d’Ankara contre «les conséquences de cette agression» et souligné la nécessité pour la Turquie «de présenter des excuses formelles, des explications convaincantes et de réparer les dégâts», selon Irna. Cinq personnes, dont un militaire, ont été tuées et 10 autres blessées lorsque des avions turcs ont bombardé la région frontalière de Piranchahr, dans le nord-ouest de l’Iran, selon les autorités iraniennes. Quatre appareils turcs ont attaqué un poste militaire dans la région de Piranchahr et des «tentes tribales» dans la région, à cinq kilomètres à l’intérieur du territoire iranien, selon Mahmoud Mirlowhi, gouverneur général de la province de l’Azarbaijan occidental, cité par Irna. Le chef d’état-major des armées iraniennes, le général Mohammad Firouzabadi, a condamné l’attaque et prévenu Ankara que son pays se réservait «le droit de riposter». La Turquie et l’Iran entretiennent des relations difficiles, Ankara accusant notamment Téhéran de fermer les yeux sur les infiltrations depuis le territoire iranien de rebelles séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). «L’Iran, malheureusement, aide les terroristes du PKK, particulièrement dans la zone proche de la frontière turque, et se comporte comme un hôte pour eux», avait indiqué en mai dernier le Premier ministre turc, Bulent Ecevit. L’Iran a toujours démenti de telles informations en affirmant qu’il n’autorise aucun groupe à se livrer à des activités hostiles à la Turquie.
Le gouvernement iranien a exigé «des excuses et des explications formelles» de la Turquie au sujet du raid de son aviation sur une région frontalière dans le nord-ouest de l’Iran, qui a fait cinq morts et une dizaine de blessés, a rapporté lundi l’agence officielle Irna. Cette demande a été formulée au chargé d’affaires de l’ambassade de Turquie en Iran qui a été convoqué dans la nuit de dimanche à lundi au ministère iranien des Affaires étrangères. Un responsable du ministère iranien a «vigoureusement» condamné le raid et affirmé que l’Iran «se réservait le droit de riposter». Le responsable, qui n’a pas été identifié, a mis en garde le gouvernement d’Ankara contre «les conséquences de cette agression» et souligné la nécessité pour la Turquie «de présenter des excuses formelles, des...