Le directeur d’un influent journal iranien, Salam, dont la fermeture a mis le feu aux poudres dans les universités la semaine dernière, sera jugé sous peu par un tribunal réservé au clergé, a annoncé hier l’agence officielle Irna. L’ayatollah Mohammad Khoeinia, directeur du journal Salam et proche conseiller du président réformateur Mohammad Khatami, «comparaîtra sous peu devant la justice», a affirmé le procureur du Tribunal spécial du clergé (TSC), une institution dominée par les religieux conservateurs. Ce procès se tiendra en dépit du retrait de la plainte déposée par le ministère des Renseignements contre le journal. Le procureur a indiqué à l’Irna que les poursuites dépendaient du ministère public et étaient désormais indépendantes de la plainte déposée par le ministère. Cette plainte avait suivi la publication d’extraits d’un document montrant qu’un agent des services secrets, par ailleurs impliqué dans une affaire d’assassinats politiques, était l’inspirateur d’une loi renforçant le contrôle sur la presse dont les principes viennent d’être adoptés par le Parlement. Le ministère des Renseignements avait retiré sa plainte jeudi soir en expliquant qu’il ne voulait pas créer de «tensions» dans le pays, mais le journal n’a pas reparu depuis. Le journal de gauche Salam, autrefois organe des radicaux du régime, est aujourd’hui l’un des principaux titres soutenant le projet réformateur du président Mohammad Khatami face aux conservateurs. L’ayatollah Mohammad Khoeinia, un proche de M. Khatami, a été le principal organisateur de la prise d’otages de l’ambassade américaine de Téhéran lors de la révolution islamique de 1979. Il siège aujourd’hui au Conseil de discernement, la plus haute instance d’arbitrage politique du pays. L’ayatollah Khoeinia a appelé hier à poursuivre la lutte pour défendre la liberté de la presse. «En ces jours où la nation a le plus besoin d’être informée, il est nécessaire de fournir au peuple des informations claires et précises», a dit l’ayatollah Khoeinia dans une interview à Irna. «Au moment où les courageux étudiants universitaires font face à de sérieuses difficultés en voulant défendre les libertés, ils ont besoin plus que jamais de l’appui d’une presse indépendante», a ajouté l’ayatollah Khoeinia. Il a proclamé sa «sympathie pour tous les étudiants et les professeurs d’université du pays, notamment ceux qui ont été attaqués, en défendant la liberté, sur le campus de l’université de Téhéran».
Le directeur d’un influent journal iranien, Salam, dont la fermeture a mis le feu aux poudres dans les universités la semaine dernière, sera jugé sous peu par un tribunal réservé au clergé, a annoncé hier l’agence officielle Irna. L’ayatollah Mohammad Khoeinia, directeur du journal Salam et proche conseiller du président réformateur Mohammad Khatami, «comparaîtra sous peu devant la justice», a affirmé le procureur du Tribunal spécial du clergé (TSC), une institution dominée par les religieux conservateurs. Ce procès se tiendra en dépit du retrait de la plainte déposée par le ministère des Renseignements contre le journal. Le procureur a indiqué à l’Irna que les poursuites dépendaient du ministère public et étaient désormais indépendantes de la plainte déposée par le ministère. Cette plainte avait...
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