Vainqueur hier de son quatrième Rallye du Liban, Mohammed Ben Soulayem a confirmé qu’il régnait sans partage sur l’épreuve libanaise. Profitant des mésaventures de Nasrallah et de Martin qui le précédaient au classement, l’Émirati n’a eu aucun scrupule à s’emparer de la tête de la course après l’abandon des deux leaders. «D’autres ont profité de mes problèmes pour gagner des courses. Je ne vois pas pourquoi je m’embarrasserais de le faire à mon tour…», a-t-il déclaré à l’arrivée. Mohammed Ben Soulayem est assurément le pilote de rallye le plus performant du monde arabe. Surnommé «L’Émirati volant» par la presse locale, il a entamé sa carrière en 1982 après avoir suivi des études aux États-Unis. Curieusement, il n’a participé qu’à un seul rallye cette année-là et l’avait quand même gagné. Belle entrée en matière pour un pilote qui n’en était qu’à son coup d’essai. À cette époque, il était loin de savoir que 17 ans plus tard, il serait 10 fois champion du Moyen-Orient et qu’il remporterait 4 Rallyes du Liban. En 1983, il remet ça en terminant 3e à Bahrein et 2e à Dubaï. Ces nouvelles performances vont alors lui permettre de conclure un partenariat à succès avec le Marlboro Toyota Team Middle East. Cette alliance va être entamée avec un autre triomphe, en Jordanie, cette fois-ci, auquel succédera une non moins satisfaisante deuxième place à domicile, c’est-à-dire à Dubaï. Toujours en 1984, Mohammed va tenter sa chance en Europe. Il participe au Rallye International de Chypre mais sans véritable réussite. Ce n’est qu’en 1986 que Ben Soulayem va entamer sa longue série de triomphes régionaux. Premier à Dubaï et à Oman, second au Qatar et en Jordanie et premier au championnat du Moyen-Orient. En 1987, au volant de son Opel Manta 400, il enregistre sa première victoire au Liban. Cela lui permettra de conserver son titre régional. Mais c’est en Europe qu’il réalisera des exploits. Sur Ford Sierra RS Cosworth en finissant troisième derrière…Carlos Sainz au rallye Principa d’Asturias en Espagne. En 1988, 1989 et 1990, Ben Soulayem poursuivra sur sa lancée. Les événements déplorables au Liban et au Koweït vont entraîner l’annulation des rallyes qui s’y disputent. Mais malgré cela, et malgré un abandon à Dubaï, l’Émirati, désormais associé à Ronan Morgan l’Irlandais, conservera son titre. En 1991, Ben Soulayem enregistrera un Grand Chelem historique en remportant tous les rallyes inscrits au registre du championnat du Moyen-Orient: 6e titre consécutif. Cet exploit sera bientôt suivi par d’autres, en Turquie (victoire au rallye du Bosphore) et deuxième place en Grèce. Sur Ford Sierra, il enlèvera le titre du groupe N au rallye de Catalogne et récidivera en Argentine. Cette année-là, Ben Soulayem terminera 3e au championnat du monde Groupe N.1993 sera une année creuse pour le pilote arabe. Il est vrai que depuis 1982 il avait connu peu de temps morts. Il reviendra encore plus fort en 94 pour reprendre son bien (7e titre régional) et gagner à Dubaï, à Oman et en Jordanie. Les années suivantes ne dérogeront pas à la règle. 1996: victoires en Jordanie (sa 6e), au Koweït, au Qatar et aussi aux Émirats. 1997, rebelote en Jordanie et aux Émirats, au Qatar et à Dubaï mais échec au Liban où, décidément, Ben Soulayem n’a jamais la partie facile. Cela ne l’empêchera pas de remporter une 9e couronne au Moyen-Orient. En 98, Ben Soulayem est venu au Liban, autant pour remporter son dixième titre que pour conjurer le mauvais sort qui ne semble l’accabler qu’au pays des Cèdres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vainqueur hier de son quatrième Rallye du Liban, Mohammed Ben Soulayem a confirmé qu’il régnait sans partage sur l’épreuve libanaise. Profitant des mésaventures de Nasrallah et de Martin qui le précédaient au classement, l’Émirati n’a eu aucun scrupule à s’emparer de la tête de la course après l’abandon des deux leaders. «D’autres ont profité de mes problèmes pour gagner des courses. Je ne vois pas pourquoi je m’embarrasserais de le faire à mon tour…», a-t-il déclaré à l’arrivée. Mohammed Ben Soulayem est assurément le pilote de rallye le plus performant du monde arabe. Surnommé «L’Émirati volant» par la presse locale, il a entamé sa carrière en 1982 après avoir suivi des études aux États-Unis. Curieusement, il n’a participé qu’à un seul rallye cette année-là et l’avait quand...