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Actualités - Chronologie

Quatrième victoire d'étape pour "Super Mario" Cipollini

Quoi qu’il fasse dans les jours qui viennent, Mario Cipollini restera le héros du Tour de France 1999 après sa quatrième victoire d’étape consécutive samedi à Thionville. Le Toscan, qui a devancé au sprint l’Australien Stuart O’Grady et le maillot jaune Jaan Kirsipuu, a comblé un fossé de 69 ans qui le séparait de Charles Pelissier. Le Français était le dernier coureur de la Grande Boucle à avoir remporté quatre étapes d’affilée, cela se passait en 1930 entre Metz et Paris. Équipier du futur vainqueur André Leducq, Pélissier avait été récompensé de son dévouement, son leader lui accordant d’occuper le podium des quatre dernières étapes de la Grande Boucle, y compris celui de l’arrivée à Paris. «C’est quelque chose d’exceptionnel», a reconnu Cipollini, qui a profité d’un ennui de son rival Erik Zabel, victime de ses cale-pieds dans le sprint final, pour l’emporter facilement. «Je dois remercier mes coéquipiers qui ont fait un travail formidable. Je voudrais les nommer tous mais je ne peux pas», a poursuivi l’Italien, désormais deuxième à 14 secondes de Kirsipuu au général. Après avoir égalé vendredi le record de son compatriote Gino Bartali (vainqueur de trois étapes consécutives en 1948), «Cipo» a continué à remonter le temps et à s’imposer comme le coureur d’exception dont rêvait l’Italie. «Je suis désormais le coureur italien qui a remporté le plus d’étapes du Tour de France», a lancé Cipollini, radieux. Le coureur de la Saeco compte en effet 12 succès en ligne comme Bartali mais il faut y ajouter sa victoire lors du contre-la-montre par équipe avec le GB-MG en 1993 à Avranches. Le seul record qui devrait manquer à Cipollini est celui du Luxembourgeois François Faber en 1909. Il avait remporté cinq étapes consécutives. Ironie du sort ce fut à Metz, à quelques kilomètres au sud de Thionville, que Faber et Pélissier avaient tous deux entamé leur série victorieuse. « Les femmes de ma vie » «J’ai presque l’impression d’avoir gagné le Tour de France», s’est exclamé le héros de ce début du Tour. «Je voulais laisser une trace dans le cyclisme. C’est fait. Car gagner quatre étapes dans le cyclisme moderne ce n’est pas la même chose». Placé sur orbite victorieuse à deux cents mètres du but, Cipollini a remercié ses équipiers et notamment Fagnini pour leur «travail exceptionnel». «Mais je ne veux pas leur dédier cette victoire car ce serait tourner la page», a dit Cipollini qui doit encore négocier la prolongation de son contrat avec la Saeco. «Je voudrais plutôt la dédier aux femmes de ma vie et à ma petite fille qui doit naître bientôt», a-t-il dit. Si cette victoire restera comme la plus symbolique dans les livres d’histoire, elle n’est pas la plus représentative du talent de Cipollini. Le sprinter italien a terminé tout seul sans que ses habituels rivaux viennent lui contester la victoire : Zabel, qui avait déjà été victime d’une chute lors de la course, était trahi par son pédalier et effectuait un écart à une centaine de mètres de la ligne. «Je crois que Zabel n’aurait pas pu me remonter malgré tout», a estimé l’Italien. «Mais c’est vrai qu’il n’a pas eu de chance aujourd’hui». «Gagner un sprint devant O’Grady n’est pas quelque chose d’exceptionnel. En fait, j’aurais préféré un tête-à-tête avec Steels». Mais le Belge n’avait aucune raison de se mêler à la lutte, après son déclassement vendredi, il devait se voir infliger une pénalité de 30 secondes et de 25 points à l’issue de l’étape de samedi. Monopolisant tous les regards depuis quatre jours, Cipollini n’a laissé que peu de place à l’échappée de 200 kilomètres de Lylian Lebreton. Le Français, parti au km 24, fit la course en tête jusqu’au 222e km, accompagné un temps par Jacky Durand, avant d’être repris.
Quoi qu’il fasse dans les jours qui viennent, Mario Cipollini restera le héros du Tour de France 1999 après sa quatrième victoire d’étape consécutive samedi à Thionville. Le Toscan, qui a devancé au sprint l’Australien Stuart O’Grady et le maillot jaune Jaan Kirsipuu, a comblé un fossé de 69 ans qui le séparait de Charles Pelissier. Le Français était le dernier coureur de la Grande Boucle à avoir remporté quatre étapes d’affilée, cela se passait en 1930 entre Metz et Paris. Équipier du futur vainqueur André Leducq, Pélissier avait été récompensé de son dévouement, son leader lui accordant d’occuper le podium des quatre dernières étapes de la Grande Boucle, y compris celui de l’arrivée à Paris. «C’est quelque chose d’exceptionnel», a reconnu Cipollini, qui a profité d’un ennui de son...