Mario Cipollini a rejoint son illustre compatriote Gino Bartali dans l’histoire du Tour de France en remportant, vendredi, sa troisième étape consécutive à Maubeuge. Cette consécration n’a été rendue possible que par le déclassement du Belge Tom Steels qui avait remporté le sprint final, mais a été sanctionné par les commissaires de course pour avoir gêné le Slovaque Jan Svorada. Vainqueur à Blois mercredi, à Amiens jeudi, et à Maubeuge vendredi, Cipollini fait aussi bien que Bartali victorieux à Briançon, Aix-les-Bains et Lausanne en 1948, année de son deuxième sacre dans la Grande Boucle, dix ans après le précédent en 1938. En un demi-siècle, aucun autre coureur n’avait réussi un tel coup du chapeau. Dans le classement définitif de l’étape, Cipo devance l’Allemand Erik Zabel et l’Estonien Jaan Kirsipuu, qui conserve son maillot jaune de leader au général avec 26 secondes d’avance sur l’Italien. «Après avoir regardé à plusieurs reprises les images d’hélicoptère, les quatre commissaires du jury ont décidé de déclasser Tom Steels», a dit Jacques Sabathier, président du jury. «Nous avons constaté que Steels s’était déporté de façon suffisante pour gêner Svorada et que cela était même dangereux», a poursuivi Sabathier. Puni pour son comportement dangereux, Steels n’en est pas à sa première mésaventure dans les explications finales. En 1997, à Marennes, il avait été exclu de la course pour avoir jeté son bidon sur le Français Frédéric Moncassin qu’il accusait de l’avoir gêné. Voulant tout gagner, le Belge a finalement tout perdu puisque son déclassement profite à Erik Zabel qui récupère le maillot vert de leader du classement aux points. Le chat et les souris Avant de se livrer à un final mouvementé et inattendu, le peloton a rejoué tout au long de la journée un scénario déjà bien éprouvé et légèrement ennuyeux. Avec une malice intacte, la meute s’est une nouvelle fois amusée au chat et à la souris, vendredi, avec les quatre échappées de la journée. Le Français François Simon, seulement pointé à une minute au classement général, tentait de rejoindre ses trois frères dans la tradition familiale en s’échappant au 72e kilomètre avec l’espoir de glaner une victoire d’étape. Après un début de course marqué par de nombreuses attaques, le Français tentait une escapade que le peloton, impitoyable depuis le départ de Vendée, lui autorisait avec bienveillance. Accompagné de son compatriote Gilles Maignan et de l’Italien Francisco Cerezo, il creusait rapidement un écart substantiel avant d’être rejoint par Frédéric Guesdon. Les Casino ne souhaitaient guère sacrifier leurs énergies à deux jours du contre-la-montre de Metz et attendaient que les équipes de sprinteurs fassent le travail. Au ravitaillement, les fuyards comptaient 8’20’’ d’avance avant que soit sonné le début de la chasse. Emmenée par le train rouge des Saeco, la meute, avec une férocité insatiable, fondait sur les fuyards. Leur avance s’évaporait sous le soleil estival qui avait enfin accepté d’illuminer la course et à huit kilomètres du but, la parole revenait à nouveau aux équipes de sprinteurs. Samedi, la septième étape conduit le peloton d’Avesnes-sur-Helpe à Thionville sur 227 kilomètres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mario Cipollini a rejoint son illustre compatriote Gino Bartali dans l’histoire du Tour de France en remportant, vendredi, sa troisième étape consécutive à Maubeuge. Cette consécration n’a été rendue possible que par le déclassement du Belge Tom Steels qui avait remporté le sprint final, mais a été sanctionné par les commissaires de course pour avoir gêné le Slovaque Jan Svorada. Vainqueur à Blois mercredi, à Amiens jeudi, et à Maubeuge vendredi, Cipollini fait aussi bien que Bartali victorieux à Briançon, Aix-les-Bains et Lausanne en 1948, année de son deuxième sacre dans la Grande Boucle, dix ans après le précédent en 1938. En un demi-siècle, aucun autre coureur n’avait réussi un tel coup du chapeau. Dans le classement définitif de l’étape, Cipo devance l’Allemand Erik Zabel et l’Estonien Jaan...