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Actualités - Chronologie

KOWEIT Le prince héritier chargé de former le nouveau gouvernement

L’émir du Koweït a chargé le prince héritier, qui a dirigé tous les Cabinets depuis 1978, de former un nouveau gouvernement alors que se multiplient les appels à des réformes politiques. Cheikh Saad al-Abdallah al-Sabah doit soumettre les noms des 16 ministres qui formeront son gouvernement à l’émir, cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, lequel promulguera un décret, a indiqué l’agence officielle Kuna. Cheikh Saad, 70 ans, est Premier ministre conformément à la coutume qui veut que le prince héritier soit également chef du gouvernement. Il avait présenté dimanche la démission de son gouvernement au lendemain des élections législatives. Les consultations entre cheikh Saad, l’émir et les ministrables doivent se poursuivre au cours des prochains jours. Le nouveau Cabinet doit être formé avant la session inaugurale de la nouvelle assemblée le 17 juillet, conformément à la Constitution. La reconduction de cheikh Saad au poste de Premier ministre est intervenue alors que se multiplient les appels pour une réforme politique dissociant les charges de prince héritier et de chef du gouvernement. En tant que prince héritier, cheikh Saad n’a pas à répondre de ses actes au Parlement, une situation critiquée par des députés et des analystes. «Le Cabinet restera faible et ne pourra pas être tenu pour responsable de ses actes jusqu’à ce qu’il y ait un changement», estime Khaldoun al-Naqeeb, un professeur de sciences politiques à l’Université du Koweït. Cheikh Saad est également soumis à des pressions pour former un gouvernement fort, pour contrebalancer le nouveau Parlement, considéré comme le plus fort et le plus radical depuis plus de dix ans. «La réforme politique est la clé d’une véritable réforme économique», a martelé, au cours de sa campagne électorale, le nouveau député libéral Mohammad al-Saqer, ancien rédacteur en chef du journal al-Qabas, le plus influent du pays. La tension entre le gouvernement et le Parlement avait poussé l’émir à dissoudre en mai la Chambre, accusée d’obstructionnisme, et à convoquer des élections anticipées dans l’espoir d’obtenir un Parlement plus docile. Mais le nouveau gouvernement est dominé par l’opposition, les libéraux s’étant taillé 16 des 50 sièges et les islamistes ayant obtenu 20 députés, ce qui leur donne la possibilité de bloquer la législation. Le gouvernement peut, cependant, selon la Constitution, s’appuyer sur les votes des 16 ministres, bien qu’ils n’aient pas été élus, pour faire passer la législation. «Les ministres doivent être choisis conformément à leur aptitude politique et leurs talents de technocrates», estime M. Naqeeb. Conformément à la coutume, la famille régnante des al-Sabah accapare tous les portefeuilles sensibles. «Les al-Sabah doivent décider s’ils veulent diriger le Koweït comme une société civile ou comme s’il appartient à la famille régnante», a-t-il ajouté. Les aspirations des électeurs Les analystes ont été unanimes à appeler de leurs vœux un gouvernement qui reflète les aspirations des électeurs et serait capable d’enclencher une réforme économique afin d’alléger le déficit budgétaire par les privatisations et la diversification économique. À l’heure actuelle, 92 % de la population active locale, forte de 222 000 Koweïtiens, sont employés par le gouvernement et les Koweïtiens bénéficient d’un système d’État-providence qui les prend en charge dès la naissance, tout en les exemptant d’impôts.
L’émir du Koweït a chargé le prince héritier, qui a dirigé tous les Cabinets depuis 1978, de former un nouveau gouvernement alors que se multiplient les appels à des réformes politiques. Cheikh Saad al-Abdallah al-Sabah doit soumettre les noms des 16 ministres qui formeront son gouvernement à l’émir, cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, lequel promulguera un décret, a indiqué l’agence officielle Kuna. Cheikh Saad, 70 ans, est Premier ministre conformément à la coutume qui veut que le prince héritier soit également chef du gouvernement. Il avait présenté dimanche la démission de son gouvernement au lendemain des élections législatives. Les consultations entre cheikh Saad, l’émir et les ministrables doivent se poursuivre au cours des prochains jours. Le nouveau Cabinet doit être formé avant la session inaugurale...