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Actualités - Interviews

"Autant d'argent pour la paix que pour la guerre"

Bernard Kouchner affirme que le financement de la paix devra être au moins aussi important que celui consenti pour la guerre, dans une interview publiée par le quotidien français Le Monde. «Il serait incompréhensible qu’après avoir dépensé des milliards pour la guerre, nous fassions un effort moins grand pour financer la paix», déclare Bernard Kouchner. Le nouveau représentant de l’Onu au Kosovo va s’attacher à faire comprendre «à l’Union européenne notamment» qu’il a «besoin de moyens, d’argent, de techniciens, de policiers, etc. Cela fait partie de ma tâche de faire comprendre qu’il faut payer vite. Politiquement, tout le monde est d’accord», ajoute-t-il. «Dans l’immense reconstruction», la sécurité des deux principales communautés, les Albanais et les Serbes, «est une tâche urgente», dit M. Kouchner. «Il faut reconstruire une administration qui est complètement anéantie, car elle était aux mains d’une catégorie de population qui a fui ou s’est exilée; et l’autre, la majorité, n’y avait pas accès. Il faut tout refaire, tout créer au Kosovo», ajoute-t-il. M. Kouchner, qui aura comme adjoint l’Américain Jack Covey, place sa mission sous le signe de l’impartialité, en l’opposant à la neutralité. «La neutralité n’est pas le bon concept. L’impartialité, oui, mais pas la neutralité», déclare le fondateur de Médecins sans frontières, qui a connu les expériences du Liban, de l’Afrique du Sud, du Salvador ou du Vietnam. «J’ai l’espoir de voir les Nations unies travailler à la paix et à la réconciliation. Cela, c’est impartial, c’est dynamique et c’est de l’humanisme. La neutralité, c’est ne pas reconnaître que les gens ont souffert», ajoute-t-il.
Bernard Kouchner affirme que le financement de la paix devra être au moins aussi important que celui consenti pour la guerre, dans une interview publiée par le quotidien français Le Monde. «Il serait incompréhensible qu’après avoir dépensé des milliards pour la guerre, nous fassions un effort moins grand pour financer la paix», déclare Bernard Kouchner. Le nouveau représentant de l’Onu au Kosovo va s’attacher à faire comprendre «à l’Union européenne notamment» qu’il a «besoin de moyens, d’argent, de techniciens, de policiers, etc. Cela fait partie de ma tâche de faire comprendre qu’il faut payer vite. Politiquement, tout le monde est d’accord», ajoute-t-il. «Dans l’immense reconstruction», la sécurité des deux principales communautés, les Albanais et les Serbes, «est une tâche urgente», dit M....