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Actualités - Biographies

Une carrière mouvementée pour un caractère impétueux

Philippe Séguin a une carrière aussi mouvementée sur le plan politique que son caractère est jugé impétueux. M. Séguin, qui aura 56 ans le 21 avril, dirigeait depuis juillet 1997 ce parti fondé en 1975 par le président Jacques Chirac, avec lequel il fait part aujourd’hui publiquement de ses différends. Réputé cyclothymique et ombrageux, M. Séguin s’est longtemps présenté comme un gaulliste social, méfiant à l’égard du libéralisme et farouche défenseur de l’identité nationale française. Il fut une figure de proue des opposants au traité de Maastricht lors du référendum sur ce traité, en 1992, en France, avant de rallier le camp des partisans de l’euro, très majoritaires dans la classe politique française. Mais sa capacité à fédérer l’opposition de droite a été plusieurs fois mises en doute, et ses relations avec le président Chirac étaient plutôt en dents de scie. Après avoir été le président de l’Assemblée nationale (1993-1997), il était devenu officiellement patron du RPR prenant la succession d’Alain Juppé, premier ministre qui fut incapable d’éviter une déroute électorale à son camp. Il était aussi président de l’Alliance pour la France, confédération regroupant avec difficulté depuis mai les principaux partis de l’opposition de droite, le RPR et deux formations centristes l’UDF et DL. Né le 21 avril 1943 à Tunis, Philippe Séguin avait fait l’Ena, l’école de l’élite technocratique française, il avait été ministre des Affaires sociales et de l’Emploi, lors du premier gouvernement de cohabitation (1986-88). En 1990, allié de l’ancien ministre gaulliste Charles Pasqua, il s’était opposé à Jacques Chirac en dénonçant une certaine «dérive» du RPR et en appelant à «un nouveau Rassemblement». Devenu un pro-européen bien tempéré – il a accusé l’Union européenne de «nanisme» dans la crise du Kosovo – il avait pris la tête de la liste RPR-DL pour le scrutin européen du 13 juin, faisant équipe avec l’ultra-libéral, Alain Madelin. En revanche, son ancien complice, Charles Pasqua, est resté lui sur une ligne très eurosceptique et s’est allié à une figure de proue de la droite traditionaliste, Philippe de Villiers.
Philippe Séguin a une carrière aussi mouvementée sur le plan politique que son caractère est jugé impétueux. M. Séguin, qui aura 56 ans le 21 avril, dirigeait depuis juillet 1997 ce parti fondé en 1975 par le président Jacques Chirac, avec lequel il fait part aujourd’hui publiquement de ses différends. Réputé cyclothymique et ombrageux, M. Séguin s’est longtemps présenté comme un gaulliste social, méfiant à l’égard du libéralisme et farouche défenseur de l’identité nationale française. Il fut une figure de proue des opposants au traité de Maastricht lors du référendum sur ce traité, en 1992, en France, avant de rallier le camp des partisans de l’euro, très majoritaires dans la classe politique française. Mais sa capacité à fédérer l’opposition de droite a été plusieurs fois mises en doute,...