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Actualités - Chronologie

Economie - PDG américains richissimes Vertigineuses rémunérations

La rémunération par contrats d’options (stocks options) des PDG américains a atteint en 1998 des sommets qui donnent le vertige, selon une enquête exclusive du quotidien USA Today. Le record est détenu par le dirigeant de la chaîne de prêt-à-porter GAP, Millard Drexler, qui accumule une compensation totale de 494,6 millions de dollars dont 7,8 millions de dollars de salaire annuel et tout le reste en stocks options. Il est suivi par Thimothy Koogle, le fondateur du moteur de recherche sur Internet Yahoo, qui ne gagne que 200 000 dollars annuels sur sa fiche de paie mais dont les stocks options atteignent 476,4 millions de dollars. Le chiffre d’affaires de cette société vedette du Nasdaq n’est que de 200 millions de dollars, rappelle-t-on. Vient ensuite le PDG d’IBM, Louis Gerstner, avec un pactole de 338 millions de dollars dont 13,7 millions en salaire. Ces options d’actions sont accordées aux dirigeants, parfois aux salariés, qui peuvent après un certain laps de temps acheter ces titres à un prix discount alors que le titre a pris de la valeur entre-temps. Les stocks options, censés rémunérer logiquement les qualités d’un président qui fait progresser son entreprise et donc ses cours à la Bourse, ont été portés vers ces sommets par la hausse de Wall Street mais aussi par une législation fiscale favorable. En effet, les déductions d’impôts pour les sociétés sur les salaires des dirigeants sont limitées à un million de dollars tandis que l’émission d’options d’actions ne grève pas les bénéfices des sociétés. 60 millions en moyenne Ainsi, en moyenne, les stocks options représentent 53 % de la rémunération des PDG américains contre 40 % il y a dix ans Selon cette enquête, les grandes firmes américaines accordent en moyenne pour 60 millions de dollars de stocks options à celui qui les dirige. Mais une bonne douzaine de PDG naviguent largement au-dessus, comme Stephan Case, d’America Online, avec plus de 300 millions de dollars d’options pour 1,2 million de salaire, Gerald Levin, de Time Warner, avec plus de 200 millions de dollars en stocks options ou encore Eckhard Pfeiffer, de Compaq (170 millions de dollars). Il en ressort que les PDG sont maintenant payés 339 fois plus que le plus petit des salariés de leur entreprise, s’indigne le syndicat AFL-CIO. En 1980, l’écart «n’était que de 42», relève le syndicat. Mais la vogue des stocks options profitent aussi parfois aux salariés : 17 millions d’Américains sont en partie rémunérés en actions, dont 5 millions en options. C’est le cas par exemple chez Bell South (téléphone), United Airlines ou encore Procter and Gamble. Bizarrement, le richissime PDG de Microsoft, Bill Gates, dont la fortune était évaluée à plus de 90 milliards de dollars en 1998, figure au bas de la liste de ces dirigeants rémunérés en options, qui restent du papier jusqu’à ce que le possesseur les réalise. Car le fondateur du géant des logiciels, qui ne perçoit que 541 000 dollars annuels en salaires, s’est assuré d’avoir dans son portefeuille des actions et non des options. Le dossier de USA Today se base notamment sur une enquête d’un expert, Graef Crystal, qui s’est spécialisé dans la rémunération des dirigeants américains et qui a étudié les données de 429 grandes firmes aux États-Unis.
La rémunération par contrats d’options (stocks options) des PDG américains a atteint en 1998 des sommets qui donnent le vertige, selon une enquête exclusive du quotidien USA Today. Le record est détenu par le dirigeant de la chaîne de prêt-à-porter GAP, Millard Drexler, qui accumule une compensation totale de 494,6 millions de dollars dont 7,8 millions de dollars de salaire annuel et tout le reste en stocks options. Il est suivi par Thimothy Koogle, le fondateur du moteur de recherche sur Internet Yahoo, qui ne gagne que 200 000 dollars annuels sur sa fiche de paie mais dont les stocks options atteignent 476,4 millions de dollars. Le chiffre d’affaires de cette société vedette du Nasdaq n’est que de 200 millions de dollars, rappelle-t-on. Vient ensuite le PDG d’IBM, Louis Gerstner, avec un pactole de 338 millions de...