Dans notre rubrique (quasi permanente) «ce n’est pas nous qui le disons», nous allons citer aujourd’hui des extraits d’un article (signé Sharon Waxman) publié dernièrement dans le grand quotidien US The Washington Post. – «À Hollywood, on se fonde sur les recettes que peuvent engendrer, à l’échelle internationale, un acteur X, un réalisateur Y et un genre Z. À partir de là, on décide d’investir. La tête d’affiche joue bien sûr un rôle déterminant dans le processus. C’est pourquoi Hollywood n’hésite pas à classer les stars internationales en fonction de leur «valeur» au box-office: dans l’ordre (qui peut varier), Tom Cruise, Harrison Ford, Leonardo Di Caprio, Brad Pitt, Tom Hanks, Mel Gibson, etc., avec seulement deux femmes (Julia Roberts et Jodie Foster) figurant dans le peloton de tête (...). Savez-vous pourquoi les acteurs noirs restent – en dépit d’une percée appréciable – condamnés à jouer les «faire-valoir»? Parce que, malheureusement, aucun d’entre eux n’est actuellement «porteur» sur le marché international! (...) Et, de préférence, le héros d’un gros film à succès doit être un Blanc de sexe masculin. Cependant, même à Hollywood, certains professionnels estiment que ces méthodes ont pour seul effet de produire navet sur navet»... – D’ailleurs, le titre de l’article en question est... catégorique: «La mondialisation favorise la culture du navet». Tout cela rejoint les propos du cinéaste allemand Volker Schlöndorff (voir notre chronique du 26 mars dernier), qui disait encore: «Si tout le monde s’harmonise avec tout le monde, comment pouvons-nous encore tomber amoureux?», reprenant ainsi une interrogation de... Youssef Chahine. Pour qui cette mondialisation équivaut à un «lavage de cerveau». D’où l’importance, et l’urgence, de l’ouverture du cinéma Europa, qui devrait rester prévue pour le 3 mai prochain... malgré le report (à septembre?) de la visite officielle de Mme Catherine Trantman, ministre de la Culture en France.
Dans notre rubrique (quasi permanente) «ce n’est pas nous qui le disons», nous allons citer aujourd’hui des extraits d’un article (signé Sharon Waxman) publié dernièrement dans le grand quotidien US The Washington Post. – «À Hollywood, on se fonde sur les recettes que peuvent engendrer, à l’échelle internationale, un acteur X, un réalisateur Y et un genre Z. À partir de là, on décide d’investir. La tête d’affiche joue bien sûr un rôle déterminant dans le processus. C’est pourquoi Hollywood n’hésite pas à classer les stars internationales en fonction de leur «valeur» au box-office: dans l’ordre (qui peut varier), Tom Cruise, Harrison Ford, Leonardo Di Caprio, Brad Pitt, Tom Hanks, Mel Gibson, etc., avec seulement deux femmes (Julia Roberts et Jodie Foster) figurant dans le peloton de tête (...)....
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