L’Institut du monde arabe braque ses projecteurs pendant trois mois sur les films présentés au Festival de Cannes depuis 1946 tandis que le Temps du Maroc est l’occasion d’accueillir sur les écrans français quelques productions de ce pays. Depuis «Donia» de Mohamed Karim, le premier film présenté sur la Croisette, le cinéma égyptien a été sélectionné 18 fois à Cannes, dont 14 fois en compétition. Youssef Chahine, qui pourrait bien être de retour cette année sur la Riviera avec «L’Autre», une coproduction franco-égyptienne, a lui-même été en lice cinq fois pour la Palme d’or et a obtenu en 1997 le Grand Prix du 50e anniversaire avec «Le Destin». Mais c’est l’Algérie qui a décroché la seule Palme d’or du monde arabe avec «Chronique des années de braise», de Mohamed Lakkhdar Hamina, en 1975. Le cinéma algérien a figuré quinze fois, dont cinq fois en compétition, au festival de Cannes. Le cinéma tunisien peut se targuer de onze sélections, dont un film en lice pour la Palme d’or. Le Liban a présenté sept films, dont «Hors la vie», de Maroun Bagdadi, prix du jury en 1991. Six films palestiniens ont également été projetés sur la Croisette. Le Maroc, cet inconnu L’an dernier, le cinéma arabe était représenté par «La mariée polonaise», de Karim Traïdia (Algérie-Pays-Bas) dans la section Un Certain Regard et par «West Beyrouth», de Ziad Doueiri (Liban-France) à la Quinzaine des Réalisateurs. «Le Fils du Nil», de Youssef Chahine, et «Le Monstre», de Salah Abou Seif, (17h) inaugurent le 10 avril ce cycle, suivis le lendemain par deux autres films des mêmes réalisateurs, en sélection officielle dans les années 50. Les projections ont lieu les samedi et dimanche à 15h. et 17h. Le Temps du Maroc en France, une saison culturelle qui affiche 200 événements pour toute l’année 1999, est également l’occasion de découvrir un cinéma moins connu que celui des autres pays du Maghreb. L’Institut du monde arabe lui consacrera une rétrospective du 2 octobre au 30 janvier 2000. Et plusieurs films sont attendus dans les semaines qui viennent: «Adieu Forain», de Daoud Aoulad Syad (sortie le 21 avril), «Femmes... et femmes», de Saad Chraibi (le 5 mai), «Alyam, Alyam», de Ahmed El Maanouni, «Les Casablancais», de Abdelkader Lagtaa (sortie le 2 ou 7 juin), «Mektoub», de Nabil Ayouch, au programme d’une soirée Thema sur Arte le 6 juillet. Par ailleurs, Frédéric Mitterrand présente sur France 2 un cycle consacré au cinéma marocain les vendredi 23 et 30 avril et le 7 mai. De son côté, France 3 programme le 9 avril «Le café de la plage», de Mohamed Ulad et le 30 avril «La falaise», de Faouzi Bensaidi. D’autres initiatives ont été lancées en province, à Amiens, Lille, Reims, à l’Institut Louis Lumière à Lyon, à la Cinémathèque de Toulouse, etc.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Institut du monde arabe braque ses projecteurs pendant trois mois sur les films présentés au Festival de Cannes depuis 1946 tandis que le Temps du Maroc est l’occasion d’accueillir sur les écrans français quelques productions de ce pays. Depuis «Donia» de Mohamed Karim, le premier film présenté sur la Croisette, le cinéma égyptien a été sélectionné 18 fois à Cannes, dont 14 fois en compétition. Youssef Chahine, qui pourrait bien être de retour cette année sur la Riviera avec «L’Autre», une coproduction franco-égyptienne, a lui-même été en lice cinq fois pour la Palme d’or et a obtenu en 1997 le Grand Prix du 50e anniversaire avec «Le Destin». Mais c’est l’Algérie qui a décroché la seule Palme d’or du monde arabe avec «Chronique des années de braise», de Mohamed Lakkhdar Hamina, en 1975....