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Actualités - Conferences De Presse

Indonésie Massacre dans une église au Timor Oriental

Mgr Carlos Ximenes Belo a affirmé mercredi que plus de 25 Est-Timorais avaient été «massacrés» la veille par les milices pro-indonésiennes dans l’église de Liquisa, à moins de cinquante kilomètres de Dili, la capitale du Timor Oriental. L’évêque de Dili, prix Nobel de la Paix 1996, a déclaré lors d’une conférence de presse après s’être rendu sur place, qu’il avait «un papier du commandant militaire indiquant que 25 corps avaient été trouvés dans le presbytère». «Selon d’autres témoins, il y avait aussi d’autres corps autour de l’Église, mais je ne sais pas combien», a ajouté le prélat qui avait annoncé mardi soir aux médias portugais que 45 personnes avaient été tuées par une attaque lancée par les miliciens proindonésiens. Aucune indication que l’église ait été attaquée à l’arme automatique et à la grenade, comme l’avait indiqué Mgr Belo, n’avait pu être relevée par les journalistes qui ont pu se rendre mercredi dans Liquisa, coupée du reste du monde depuis lundi dernier à la suite d’une offensive des miliciens encadrés par l’armée indonésienne. Pour sa part, le porte-parole de l’armée indonésienne a démenti mercredi qu’il y ait eu un massacre à Liquisa affirmant que 5 personnes avaient été tuées lors d’un affrontement déclenché par des partisans de l’indépendance du Timor oriental. Le père Rafaël Dos Santos, le prêtre de la paroisse de Liquisa qui était aux côtés de Mgr Belo durant la conférence de presse, a affirmé que des membres de la police mobile (une unité d’élite) se trouvaient derrière les miliciens et tiraient des coups de feu en l’air. «Quand l’attaque a commencé, a-t-il poursuivi, les gens se sont dispersés pour se mettre à l’abri, certains se réfugiant dans le presbytère, d’autres dans l’église». «La police mobile», a poursuivi le père Dos Santos, «a alors tiré des grenades lacrymogènes dans l’église et quand les gens sortaient ils étaient attaqués au coutelas par les miliciens». C’est aussi la police mobile, selon un villageois de Liquisa, qui a emporté les corps des victimes pour une destination inconnue. A Jakarta, Mme Ana Gomes, chef de la section d’intérêts portugais a estimé que «ce qui compte, c’est que tout un village ait pu être investi et coupé du monde pendant deux jours». Mme Gomes est la première diplomate portugaise en poste à Jakarta après 23 ans de rupture diplomatique totale. Jakarta, qui a réaffirmé son opposition à une présence des Nations unies à Dili actuellement, a également refusé aux diplomates de plusieurs ambassades à Jakarta — dont celle des États-Unis, du Japon et de France — de se rendre en visite dans le territoire envahi et annexé en 1976.
Mgr Carlos Ximenes Belo a affirmé mercredi que plus de 25 Est-Timorais avaient été «massacrés» la veille par les milices pro-indonésiennes dans l’église de Liquisa, à moins de cinquante kilomètres de Dili, la capitale du Timor Oriental. L’évêque de Dili, prix Nobel de la Paix 1996, a déclaré lors d’une conférence de presse après s’être rendu sur place, qu’il avait «un papier du commandant militaire indiquant que 25 corps avaient été trouvés dans le presbytère». «Selon d’autres témoins, il y avait aussi d’autres corps autour de l’Église, mais je ne sais pas combien», a ajouté le prélat qui avait annoncé mardi soir aux médias portugais que 45 personnes avaient été tuées par une attaque lancée par les miliciens proindonésiens. Aucune indication que l’église ait été attaquée à...