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Actualités - Chronologie

Anthropologie - Nouveau classement des espèces Deux branches en moins

Deux anthropologues proposent dans la revue Science de vendredi de modifier de fond en comble le classement des espèces humaines selon de nouveaux critères qui couperaient au moins deux branches de notre arbre généalogique. Les scientifiques s’accordent à reconnaître que le singe et les tout premiers exemplaires de l’espèce humaine, les hominidés, ont commencé à évoluer sur des chemins différents il y a plus de 4,5 millions d’années. À ce jour, les anthropologues attribuent les nouveaux fossiles qu’ils découvrent au genre humain s’ils remplissent plus d’une des conditions suivantes: un cerveau d’un volume supérieur à 600 centimètres cubes, leur capacité à parler un langage, la puissance de leur poignée de main ou leur aptitude à fabriquer des outils à partir de pierres. Mais depuis les années 1960, un certain nombre de ces caractéristiques ont été remis en cause. Pour contourner cette difficulté, Bernard Wood, de l’Université George Washington de Washington, et Mark Collard, de l’University College de Londres, proposent de nouveaux critères, selon eux plus faciles à mesurer. Ces signes distinctifs seraient le poids du corps, ses proportions, l’aptitude du squelette à marcher debout plutôt qu’à grimper dans les arbres, la taille des dents et des mâchoires et l’existence de preuves d’une certaine évolution (qui peut être déduite de l’analyse des dents ou des fémurs). Selon ces nouveaux critères, deux espèces qui figuraient jusque-là dans l’arbre généalogique de l’Homo sapiens moderne, l’Homo habilis et l’Homo rudolfensis, doivent en être écartées Leurs caractéristiques les rapprochent plus de la famille des australopithèques que de celle qui a donné naissance à l’Homo sapiens. L’analyse menée par les deux paléontologues suggère dans le même temps que l’Homo ergaster, l’un des premiers exemplaires d’Homo erectus africain que les fossiles datent d’il y a 1,9 million d’années, serait la première espèce à remplir toutes ces conditions et pourrait donc être notre plus vieil ancêtre direct.
Deux anthropologues proposent dans la revue Science de vendredi de modifier de fond en comble le classement des espèces humaines selon de nouveaux critères qui couperaient au moins deux branches de notre arbre généalogique. Les scientifiques s’accordent à reconnaître que le singe et les tout premiers exemplaires de l’espèce humaine, les hominidés, ont commencé à évoluer sur des chemins différents il y a plus de 4,5 millions d’années. À ce jour, les anthropologues attribuent les nouveaux fossiles qu’ils découvrent au genre humain s’ils remplissent plus d’une des conditions suivantes: un cerveau d’un volume supérieur à 600 centimètres cubes, leur capacité à parler un langage, la puissance de leur poignée de main ou leur aptitude à fabriquer des outils à partir de pierres. Mais depuis les années 1960,...