Après un prometteur lever de rideau en 1996, date de sa création, le championnat professionnel de football des États-Unis (Major League Soccer), qui a pris fin la semaine passée sur une 3e victoire en 4 ans de DC United, traverse la crise la plus importante de sa jeune existence. La moyenne de 17 606 spectateurs par match, après la première année, n’a cessé de diminuer pour n’être plus aujourd’hui que de 14 282, loin des 20 000 spectateurs projetés par les dirigeants. Pour relancer l’intérêt du public, la ligue, qui avait bénéficié d’un engouement sans précédent du aux retombées de la Coupe du monde de football aux États-Unis en 1994, s’est résolue à prendre des mesures radicales, qui entreront en vigeur à l’entame de la saison prochaine, vers la mi-mars. La spécificité purement américaine, qui consistait à faire partir les joueurs des 16 mètres à l’assaut du but, à la fin de chaque rencontre se soldant par un match nul, sera définitivement abolie. La règle avait été créée pour favoriser le spectacle mais n’a jamais fait l’unanimité auprès des joueurs. L’arbitre sera aussi dorénavant seul en charge du chrono, conformément aux normes de la Fifa, avec l’apparition des arrêts de jeu, une première aux États-Unis. Autres changements perceptibles : la mise en place du principe du but en or, avec 2 prolongations de 5 minutes chacune. Le championnat connaîtra aussi un toilettage au niveau de l’allocation des points comme en France et du regroupement des 12 équipes dans 3 conférences distinctes (est, ouest et centrale). Ambitions à la baisse Malgré les modifications, la ligue, qui s’occcupe de la signature des contrats et de la répartition entre les 12 équipes des quelque 260 joueurs évoluant dans son championnat, n’envisage toujours pas de changer de système afin de tenter d’attirer le gratin du football international. «Les gens ne veulent pas voir des jeunes universitaires ou des joueurs de seconde zone, mais les stars internationales. Mais pour les avoir, il faut débourser. Or, elles ne veulent pas venir car le niveau vaut à peine celui de la deuxième division française», a confié Clive Toy, ancien président des Cosmos de New York, équipe où avaient terminer leur carrière Pelé et Beckenbauer. Cette formation s’est éteinte avec la disparition de la NASL (North American Soccer League), qui avait été entre 1967 et 1984 la première expérience d’une ligue professionnelle de football aux États-Unis. «La MLS doit absolument trouver une façon d’améliorer la qualité du jeu sur le terrain. Son avenir en dépend», ajoute-t-il. Conscient du problème, les dirigeants des 12 franchises, qui parlaient déjà de porter le championnat à 16 équipes dès l’an 2003, ont décidé de revoir leurs ambitions à la baisse, jusqu’à ce que la ligue parvienne à fidéliser son public et à trouver sa place à côté des sports traditionnels américains : base-ball, basket-ball, football américain ou encore hockey sur glace. «Je crois qu’elle peut se faire une toute petite place, mais le chemin est encore bien long pour y arriver», estime Clive Toy.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après un prometteur lever de rideau en 1996, date de sa création, le championnat professionnel de football des États-Unis (Major League Soccer), qui a pris fin la semaine passée sur une 3e victoire en 4 ans de DC United, traverse la crise la plus importante de sa jeune existence. La moyenne de 17 606 spectateurs par match, après la première année, n’a cessé de diminuer pour n’être plus aujourd’hui que de 14 282, loin des 20 000 spectateurs projetés par les dirigeants. Pour relancer l’intérêt du public, la ligue, qui avait bénéficié d’un engouement sans précédent du aux retombées de la Coupe du monde de football aux États-Unis en 1994, s’est résolue à prendre des mesures radicales, qui entreront en vigeur à l’entame de la saison prochaine, vers la mi-mars. La spécificité purement américaine, qui...