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Actualités - Chronologie

L'amour n'est pas l'ennemi juré du coeur (photo)

Depuis longtemps, les hommes victimes d’infarctus du myocarde vivaient dans la crainte de toute activité érotique intense, hantés par les répercussions dramatiques qu’elle pourrait avoir sur leur cœur. Les médecins consultés se montraient, eux aussi, circonspects manquant d’avis autorisés, basés sur des chiffres et des données statistiques à l’appui. Même si des exemples, historiques parfois, plaidaient pour la culpabilité de l’éros dans certains départs foudroyants de ce monde, les faits manquaient d’assises scientifiques. Mais, dans le doute, tout le monde prônait l’abstention ou alors la plus scrupuleuse des modérations. Désormais, grâce aux travaux de l’équipe du Pr James Müller, de l’Université de Harvard, les cardiaques peuvent aimer en toute quiétude. Les résultats des travaux de l’équipe américaine, publiés par le «Jama» (Journal of American Medical Association), démontrent que les rapports amoureux ne représentent pas un facteur important dans la survenue d’infarctus du myocarde. Le risque absolu d’avoir une crise cardiaque provoquée par ce genre de rapports serait «extrêmement faible...». D’après l’étude de l’Association médicale américaine, «même chez les individus ayant des antécédents de maladie cardiaque le risque lié aux échanges amoureux est très bas». Il est certain que l’évaluation statistique des dangers de la sexualité pour le cœur n’est pas une entreprise facile. De multiples facteurs interviennent dépendant de l’âge, de la fréquence, des conditions de la relation, des circonstances. Ce qui rend la détermination des risques assez hasardeuse. L’équipe de la Harvard Medical School, sous la direction du Pr James Müller, s’est lancée dans cette tâche, quasi impossible, en utilisant le cadre d’une enquête des États-Unis appelée à identifier les facteurs responsables de la survenue d’un infarctus. Cette enquête monumentale, en cours depuis quelques années, a réussi déjà à dénoncer le rôle des exercices physiques violents et des explosions de colère, tout en démontrant qu’un entraînement sportif régulier a un effet protecteur pour le cœur. Dans le cadre des travaux de l’équipe de Harvard, 1 824 individus (1 286 hommes et 538 femmes) âgés entre 20 et 92 ans ont accepté de répondre, quatre jours durant après un infarctus, à une série de questions. L’interrogatoire comportait des questions, gênantes par leur indiscrétion, sur les activités des sujets dans les heures ayant précédé la crise. Parmi eux, 191 patients ont refusé de répondre, considérant les questions trop indiscrètes ou trop gênantes. Les 1633 autres ont répondu à toutes les questions posées, apportant les informations révélatrices. Pour tirer au clair, statistiquement, les éventuelles relations entre sexe et cœur, les auteurs ont utilisé une nouvelle technique épidémiologique, dite «cas-croisement». Ce qui a permis d’évaluer à 0,9 le risque de déclenchement d’un infarctus du myocarde par rapport sexuel. Ce qui, en réalité et en valeur absolue, représente un risque très faible. En cas d’antécédent d’infarctus, le risque paraît également minime. Pour un homme de 50 ans, en bonne santé, le taux annuel du risque serait de l’ordre de 1%. En cas d’antécédents cardiaques, le risque passe de 1% à 1,01%. Ce qui rassure considérablement sur le péril cardiaque des échanges érotiques après semblable incident. Dans la conclusion de l’article qui accompagne les résultats détaillés de l’enquête, les auteurs expriment l’espoir de voir des médecins dépasser leurs propres réticences pour aborder cet aspect du fonctionnement humain, particulièrement vital, avec leurs patients. «Après tout, estime de son côté l’éditorial de la revue citant le Pr F. DeBusk (Université de Stanford), les malades sont intéressés non seulement par le nombre d’années de leur existence, mais aussi par la vitalité de ces années». Qui songerait à démentir sa constatation?
Depuis longtemps, les hommes victimes d’infarctus du myocarde vivaient dans la crainte de toute activité érotique intense, hantés par les répercussions dramatiques qu’elle pourrait avoir sur leur cœur. Les médecins consultés se montraient, eux aussi, circonspects manquant d’avis autorisés, basés sur des chiffres et des données statistiques à l’appui. Même si des exemples, historiques parfois, plaidaient pour la culpabilité de l’éros dans certains départs foudroyants de ce monde, les faits manquaient d’assises scientifiques. Mais, dans le doute, tout le monde prônait l’abstention ou alors la plus scrupuleuse des modérations. Désormais, grâce aux travaux de l’équipe du Pr James Müller, de l’Université de Harvard, les cardiaques peuvent aimer en toute quiétude. Les résultats des travaux de...