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Actualités - Communiques Et Declarations

Asie du Sud-est L'Asean affiche une volonté de coopération régionale élargie

Le sommet de l’Association des nations du sud-est asiatique (Asean) s’est clos hier à Manille sur une série d’annonces de mesures concrètes illustrant une volonté renouvelée de coopération entre les pays de la région. Les dix pays de l’Asean ont lancé un appel dans un communiqué final à «une intensification du dialogue et de la coopération entre les pays de l’Asean et les pays de l’Asie du nord-est pour élever la région d’Asie du sud-est dans son ensemble à de plus hauts niveaux d’intégration et de partenariat». Étaient présents à Manille les chefs d’État ou de gouvernement des dix pays de l’Asean – Philippines, Laos, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Birmanie et Sultanat de Brunei – ainsi que leurs homologues chinois, japonais et coréen. Comme première mesure concrète et pour tenter d’accélérer la formation d’une zone de libre-échange en Asie du sud-est, l’Asean a annoncé qu’elle écourtait de cinq ans, pour six de ses pays membres, une suppression totale des droits de douanes dans ses échanges commerciaux qui interviendra désormais en 2005 et non plus en 2010. Pour les quatre autres pays membres – Cambodge, Laos, Birmanie et Vietnam – la période de grâce a été écourtée de trois ans, portant à 2015 au lieu de 2018 la suppression des tarifs. Dans une phase initiale, les droits de douanes inter-Asean doivent être abaissés à un maximum de 5 pour cent au 1er janvier 2000. L’Asean a également annoncé qu’elle institutionnaliserait désormais, au vu des bons résultats obtenus notamment lors de la crise politique cambodgienne de juillet 1997, les interventions d’une «troïka», normalement constituée des Philippines, de la Thaïlande et de l’Indonésie, dans des situations mettant en danger l’équilibre de l’association. Un appel lancé au début du sommet par le président Joseph Estrada pour une coopération plus étroite entre l’Asean et ses grands voisins du nord-est a trouvé un écho lors du premier sommet Chine-Japon-Corée qui s’est tenu hier à Manille en marge du sommet Asean. Le Premier ministre Zhu Rongji a souligné que l’Asean avait autant besoin de la Chine que la Chine de l’Asean pour assurer un développement économique, et son homologue japonais Keizo Obuchi a lui aussi souligné la nécessité de renforcer les liens de coopération régionale. Concrètement, le Japon a annoncé pour la région un nouveau train d’aide humanitaire totalisant près de 700 millions de dollars dont 500 millions destinés au «développement de ressources humaines hautement spécialisées dans les domaines de la finance et de l’éducation supérieure». Le reliquat, près de 200 millions de dollars, sera consacré à la mise en place de «filets de sauvetage sociaux» dans les pays dont les populations ont été les plus blessées par la crise. Tokyo a de plus accordé aux Philippines une aide de 387 millions de dollars destinée à des infrastructures portuaires et routières et a annoncé une initiative en direction de la Birmanie où sera dépêchée la semaine prochaine une mission nippone «d’évaluation de besoins».
Le sommet de l’Association des nations du sud-est asiatique (Asean) s’est clos hier à Manille sur une série d’annonces de mesures concrètes illustrant une volonté renouvelée de coopération entre les pays de la région. Les dix pays de l’Asean ont lancé un appel dans un communiqué final à «une intensification du dialogue et de la coopération entre les pays de l’Asean et les pays de l’Asie du nord-est pour élever la région d’Asie du sud-est dans son ensemble à de plus hauts niveaux d’intégration et de partenariat». Étaient présents à Manille les chefs d’État ou de gouvernement des dix pays de l’Asean – Philippines, Laos, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Birmanie et Sultanat de Brunei – ainsi que leurs homologues chinois, japonais et coréen. Comme première mesure...