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Actualités - Chronologie

Indonésie La province d'Aceh exige un référendum sur l'autodétermination

Quelque 2 500 Acehnais (habitants de la province d’Aceh au nord-ouest de Sumatra) ont fait irruption jeudi dans les locaux du Parlement indonésien à Djakarta pour exiger l’organisation d’un vote sur l’autodétermination de leur province. Le front ceint de bandeaux blancs sur lesquels était écrit en lettres bleues le mot «Référendum», les manifestants ont envahi l’une des principales entrées de l’ensemble des immeubles parlementaires en bousculant les quelques gardes qui tentaient de les en empêcher. «Organisation d’un référendum à Aceh» réclamait une banderole brandie par les manifestants alors qu’on pouvait lire sur d’autres «Un référendum est la meilleure solution pour Aceh» ou encore «La Nation Aceh se sépare (de l’Indonésie)». Se réclamant de l’«Assemblée générale du peuple en lutte pour un référendum à Aceh», les manifestants, membres de la communauté acehnaise de Java, ont tout d’abord décidé d’attendre là les leaders parlementaires indonésiens pour obtenir une réponse à leurs revendications. Ultérieurement, ils ont décidé d’aller prier à la grande mosquée de Djakarta. Les manifestants, qui étaient tous des Acehnais habitant Djakarta et d’autres villes et localités de l’île de Java, ont affirmé le caractère pacifique de cette manifestation destinée à apporter «un soutien moral aux frères et aux sœurs restés à Aceh». Aceh est la province la plus à l’ouest de l’Indonésie située à la pointe septentrionale de l’île de Sumatra. Depuis la chute du président Suharto en mai 1998, les revendications en faveur d’un vote sur l’autodétermination se sont faites plus pressantes. Au cours des dix années précédentes, le régime Suharto avait mis en place un strict maintien de l’ordre qui a été aboli seulement en août de l’an dernier. On estime que quelque 2 000 personnes ont été tuées au cours de ces opérations de l’armée indonésienne. La violence n’a fait que croître au fil des derniers mois et quelque 300 personnes ont été tuées à Aceh depuis le mois de mai 1999. Mercredi a été rendu public le rapport d’une commission indépendante indonésienne chargée d’enquêter sur les violences commises dans la province d’Aceh qui accuse les militaires de Djakarta d’y avoir commis des «crimes de guerre» depuis 1989. Cette commission comprenant 27 personnes indépendantes, mise en place par l’ancien président indonésien Jusuf Habibie en juillet, souligne que la plupart des actes de violence commis dans cette riche province depuis dix ans sont des «crimes de guerre» commis par des soldats «aux ordres» de leurs supérieurs. De 500 000 à un million de manifestants avaient défilé au début du mois dans les rues de la capitale provinciale, Banda Aceh, pour réclamer un référendum d’autodétermination. Le président indonésien Abdurrahman Wahid a annoncé récemment l’organisation d’un référendum avant de préciser mardi que ce vote porterait sur l’application de la charia (loi islamique) et non sur l’autodétermination. La perspective d’un référendum à Aceh, dans le sillage de celui organisé au Timor-Oriental, a relancé le débat sur le fédéralisme en Indonésie, menacée d’éclatement.
Quelque 2 500 Acehnais (habitants de la province d’Aceh au nord-ouest de Sumatra) ont fait irruption jeudi dans les locaux du Parlement indonésien à Djakarta pour exiger l’organisation d’un vote sur l’autodétermination de leur province. Le front ceint de bandeaux blancs sur lesquels était écrit en lettres bleues le mot «Référendum», les manifestants ont envahi l’une des principales entrées de l’ensemble des immeubles parlementaires en bousculant les quelques gardes qui tentaient de les en empêcher. «Organisation d’un référendum à Aceh» réclamait une banderole brandie par les manifestants alors qu’on pouvait lire sur d’autres «Un référendum est la meilleure solution pour Aceh» ou encore «La Nation Aceh se sépare (de l’Indonésie)». Se réclamant de l’«Assemblée générale du peuple en lutte...