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Actualités - Chronologie

Israël Le Dalaï Lama, un hôte embarrassant pour l'Etat hébreu

Le Dalaï Lama, le chef spirituel des Tibétains arrivé samedi en Israël, est un hôte embarrassant pour les autorités au moment où les relations avec Pekin sont au beau fixe. Il doit rencontrer mercredi le président du Parlement israélien, Avraham Burg, malgré les pressions de la Chine. Le Dalaï Lama est invité par les organisateurs de «la conférence interreligieuse du jubillenium pour la paix dans le monde», qui aura lieu à Beit Gabriel au bord du lac de Tibériade dans le nord d’Israël à l’approche du troisième millénaire. Pékin estime que tout contact officiel entre le Dalaï Lama et des dirigeants étrangers constitue une reconnaissance implicite des droits des Tibétains à l’indépendance. Cela n’a pas empêché M. Burg, le troisième personnage de l’État, de rejeter une démarche de l’ambassadeur de Chine à Tel-Aviv, Wang Changyi. «Il m’a demandé d’annuler ma rencontre avec le Dalaï Lama, mais je ne vois pas en quoi cette rencontre peut nuire aux relations sino-israéliennes», a estimé lundi M. Burg, qui doit recevoir mercredi le Dalaï Lama. Le président de la Knesset a également reconnu avoir été «approché» par des responsables du ministère israélien des Affaires étrangères ainsi que des responsables d’entreprises israéliennes de la Défense en relation avec la Chine, en vue d’annuler sa rencontre avec le Dalaï Lama. Interrogé sur les réactions négatives de Pékin à sa venue en Israël et au refus des membres du gouvernement israélien de le recevoir, le Dalaï Lama s’est contenté de souligner qu’il ne «voulait créer aucun embarras». Cette visite du Dalaï Lama a provoqué une gêne d’autant plus grande des autorités israéliennes qu’elle intervient peu avant l’arrivée, le 24 novembre, en Israël du président du Parlement chinois et ancien Premier ministre Li Peng, au moment où les relations sino-israéliennes sont au beau fixe. M. Burg doit recevoir jeudi M. Li considéré comme la personnalité chinoise la plus importante à venir en Israël. Le Dalaï Lama a affirmé à ce propos qu’il était «très important d’entretenir des relations amicales avec la Chine, mais ces relations ne doivent pas faire oublier des questions telles que les droits de l’homme, de la liberté, du peuple tibétain. Les pays amis de la Chine devraient faire preuve de fermeté sur ces questions de principe», a suggéré le Dalaï Lama. Il a de nouveau indiqué qu’il ne prônait pas l’indépendance du Tibet. «Je ne cherche pas l’indépendance et aucun Tibétain ne rêve d’une restauration de l’ancien style de vie», a-t-il assuré. En juin dernier, le Dalaï Lama a effectué une «visite privée» de trois jours aux Lieux saints juifs, chrétiens et musulmans à Jérusalem. Le leader tibétain avait rencontré un des deux grands rabbins de l’État hébreu, Israël Lau. L’entretien ne s’était toutefois pas déroulé dans le bureau du grand rabbin, un fonctionnaire officiel israélien, afin d’éviter des frictions avec Pékin. Peu auparavant en avril dernier le président israélien Ezer Weizman avait indiqué qu’il avait été mis en garde au cours d’une visite officielle à Pékin par son homologue chinois Jiang Zemin contre tout contact officiel avec le Dalaï Lama. Les troupes chinoises sont entrées au Tibet en 1950 et le Dalaï Lama, de son vrai nom Tenzin Gyatso, vit en exil en Inde depuis 1959. Israël et la Chine ont établi des relations diplomatiques en 1992.
Le Dalaï Lama, le chef spirituel des Tibétains arrivé samedi en Israël, est un hôte embarrassant pour les autorités au moment où les relations avec Pekin sont au beau fixe. Il doit rencontrer mercredi le président du Parlement israélien, Avraham Burg, malgré les pressions de la Chine. Le Dalaï Lama est invité par les organisateurs de «la conférence interreligieuse du jubillenium pour la paix dans le monde», qui aura lieu à Beit Gabriel au bord du lac de Tibériade dans le nord d’Israël à l’approche du troisième millénaire. Pékin estime que tout contact officiel entre le Dalaï Lama et des dirigeants étrangers constitue une reconnaissance implicite des droits des Tibétains à l’indépendance. Cela n’a pas empêché M. Burg, le troisième personnage de l’État, de rejeter une démarche de l’ambassadeur de...