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Actualités - Chronologie

(Supplément) Tennis L'éclatante régence d'Andre Agassi(photo)

Au terme d’incessants changements qui ont vu défiler sur son trône l’Espagnol Carlos Moya, le Russe Evgueni Kafelnikov et l’Australien Patrick Rafter, l’Américain Pete Sampras a finalement cédé sa place de no1 mondial à son compatriote Andre Agassi. Guère fringant à Melbourne, celui-ci a assuré une éclatante régence. Son stupéfiant retour en forme en a fait à Roland-Garros le cinquième joueur de l’ère Open ayant triomphé sur toutes les surfaces. Cinq mois plus tard, il était le premier à réaliser le doublé parisien en salle, à Paris-Bercy, après s’être imposé à l’US Open entre-temps. Reste que le roi Sampras, perclus de douleurs et de moins en moins motivé, lui a rivé son clou dans la finale de Wimbledon et a recommencé en finale du Masters. Au record qu’il avait établi l’année dernière en terminant six fois de suite no 1, Sampras en a ajouté un autre en battant le total des 270 semaines au sommet d’Ivan Lendl, au cours de sa carrière. Ayant égalé le record des victoires de l’Australien Roy Emerson dans les tournois du Grand Chelem, avec douze, son manque d’engagement a provoqué l’élimination des États-Unis en quarts de finale de la Coupe Davis. Une élimination d’autant plus regrettable qu’il s’agissait du centenaire d’une épreuve créée par un Américain. Hewitt, une des grandes révélations Renouant avec un passé prestigieux, les vigoureux Australiens ont malmené les Français en finale (3-2) après avoir été contraints d’affronter les États-Unis à Boston, berceau de la Coupe. L’appoint de Sampras en double fut alors insuffisant. En revanche, l’indisponibilité de Mark Philippoussis permit à Lleyton Hewitt de se mettre en évidence. Avec l’Équatorien Nicolas Lapentti, 8e mondial, ce jeune Australien de 18 ans fut l’une des grandes révélations d’une saison au cours de laquelle l’armada espagnole sombra: le premier joueur ibérique, Albert Costa, n’est plus que 18e. Avec quatre joueuses parmi les dix premières mondiales à la fin de la saison, la France a, pour sa part, fait aussi bien en 1999 que les États-Unis et démontré une fois de plus la qualité de son tennis féminin. Associées en double lors de la victoire en finale de la Fed Cup sur les Russes (4-1), les Américaines Serena et Venus Williams se sont retrouvées opposées dans les finales des tournois de Key Biscayne et de Munich. Les voici 4e et 3e mondiales, c’est-à-dire sur le point de réaliser la prophétie paternelle quant à leur arrivée inéluctable tout au sommet de la pyramide. Pour l’heure, la place de no 1 a été récupérée par la Suissesse Martina Hingis, qui l’avait abandonnée l’année dernière à l’Américaine Lindsay Davenport. Victorieuse de l’Allemande Steffi Graf à Wimbledon et de Hingis au Masters, celle-ci a prouvé qu’elle était mieux qu’une heureuse intérimaire. Avant d’être dominée à Wimbledon, Graf avait remporté une victoire gigantesque à Roland-Garros, avec l’aide d’un public partisan qui avait pris Hingis en grippe. À peine avait-elle quitté la rubrique sportive qu’elle entrait dans celle des faits divers, quand fut découverte sa liaison avec Andre Agassi. Peu après elle, la Tchèque Jana Novotna a également raccroché sa raquette.
Au terme d’incessants changements qui ont vu défiler sur son trône l’Espagnol Carlos Moya, le Russe Evgueni Kafelnikov et l’Australien Patrick Rafter, l’Américain Pete Sampras a finalement cédé sa place de no1 mondial à son compatriote Andre Agassi. Guère fringant à Melbourne, celui-ci a assuré une éclatante régence. Son stupéfiant retour en forme en a fait à Roland-Garros le cinquième joueur de l’ère Open ayant triomphé sur toutes les surfaces. Cinq mois plus tard, il était le premier à réaliser le doublé parisien en salle, à Paris-Bercy, après s’être imposé à l’US Open entre-temps. Reste que le roi Sampras, perclus de douleurs et de moins en moins motivé, lui a rivé son clou dans la finale de Wimbledon et a recommencé en finale du Masters. Au record qu’il avait établi l’année dernière...