Nul n’ignore les innombrables difficultés – parfois impossibles à surmonter – que doivent affronter les jeunes débutants, désireux de faire carrière dans le cinéma. Au Liban peut-être encore plus qu’ailleurs : le septième art n’est visiblement pas le premier souci, s’agissant de culture, des responsables officiels. Il n’empêche que les étudiants des instituts et écoles spécialisés en enseignement de l’audiovisuel et du cinéma adoptent souvent (pas tous, heureusement) une attitude pour le moins curieuse quant à l’évolution et à l’état présent de l’art du cinéma. Le fait de vivre et de filmer «aujourd’hui» ne signifie pas automatiquement qu’on est «moderne» et que les films actuels sont, par définition, plus intéressants que les «anciens». Ce serait trop simple, trop facile, spécialement quand «être moderne» n’équivaut à rien de plus que «suivre la mode» (Voir Cocteau : «La mode, c’est ce qui se démode»). Je ne sais plus quel grand cinéaste – américain, sauf erreur – le disait récemment : «Il n’y a pas des vieux films et des films nouveaux, il n’y a que des bons et des mauvais films». Nombreux sont les cinéastes importants de cette fin de siècle qui reconnaissent l’influence des grands «classiques» comme Ford, Capra ou Welles, pour ne citer qu’eux. Pedro Almodovar, idole des jeunes cinéphiles, ne se refère-t-il pas au Mankiewicz de All About Eve dans Tout sur ma mère ? C’est faire preuve d’un dédain (involontaire ?) pour le cinéma que de le traiter autrement que la littérature : Balzac serait-il un auteur vieillot et sans importance parce qu’il vivait au XIXe siècle ?! Ne réduisez pas les films à l’état de «produits filmiques» conditionnés en vue d’une consommation standardisée. Attention : de nos jours, les talents abondent, les génies se font rares. Très rares. Cela dit : meilleurs vœux au cinéma libanais !
Nul n’ignore les innombrables difficultés – parfois impossibles à surmonter – que doivent affronter les jeunes débutants, désireux de faire carrière dans le cinéma. Au Liban peut-être encore plus qu’ailleurs : le septième art n’est visiblement pas le premier souci, s’agissant de culture, des responsables officiels. Il n’empêche que les étudiants des instituts et écoles spécialisés en enseignement de l’audiovisuel et du cinéma adoptent souvent (pas tous, heureusement) une attitude pour le moins curieuse quant à l’évolution et à l’état présent de l’art du cinéma. Le fait de vivre et de filmer «aujourd’hui» ne signifie pas automatiquement qu’on est «moderne» et que les films actuels sont, par définition, plus intéressants que les «anciens». Ce serait trop simple, trop facile,...
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