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Actualités - Chronologie

Le suisse, Claude Nicollier, un astronome dans les étoiles

C’était son grand rêve : accomplir une sortie dans l’espace. Jeudi, l’astronaute suisse Claude Nicollier a marché parmi les étoiles. À 45 ans, l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (Esa), parti dimanche de Cap Canaveral, en Floride, pour un vol de huit jours à bord de la navette Discovery, est devenu le premier Européen à réaliser une sortie dans l’espace sous scaphandre américain et à partir d’une navette américaine. «Bienvenue, Claude, dans la communauté des marcheurs de l’espace», lance, de l’intérieur de la navette, Steve Smith, à l’adresse de Nicollier, alors qu’il s’extrait du sas, à 600 kilomètres d’altitude au-dessus de l’Australie. «Merci, c’est un grand plaisir... C’est merveilleux, c’est beau», rétorque ce dernier, devant la vue spectaculaire. Nicollier est déjà un vétéran des vols spatiaux puisqu’il en est à sa quatrième mission et compte déjà 828 heures passées en orbite. Mais il n’avait jamais eu jusqu’à présent le privilège d’effectuer une de ces sorties dans l’espace, dont rêvent la plupart des astronautes. «C’était ma quatrième mission, alors j’ai demandé à la Nasa de me laisser faire une sortie extra-véhiculaire et ils ont accepté», avait-il raconté quelques heures avant le lancement. «C’est quelque chose de très particulier. On évolue dans un environnement très hostile et tous les astronautes n’en sont pas friands. Mais c’est un rêve pour bon nombre d’entre eux, et certainement pour moi», avait-il confié. Ce père de deux filles, qui a épousé une Mexicaine, est l’un des rares astronautes à partager une double passion pour les étoiles, puisqu’il est aussi astronome. Aussi, aller réparer Hubble est pour lui source de fierté, une mission pour laquelle il s’est entraîné plus de 200 heures, en piscine et sur simulateur de réalité virtuelle. Le télescope Hubble, d’ailleurs, Nicollier le connaît bien puisqu’il avait déjà participé en 1993 à la première mission de révision du télescope. Mais il ne l’avait admiré jusque-là que derrière les hublots de la navette. «C’est un grand plaisir et un grand privilège de faire à nouveau partie d’une telle mission six ans après», avait déclaré Nicollier, un mois avant le lancement. Son parcours impressionnant reflète la double passion pour l’aviation et les sciences de cet homme à la personnalité modeste. Au sein de l’Agence spatiale européenne depuis 1978, cet astrophysicien et pilote de formation, né à Vevey, possède une licence ès sciences physiques de l’Université de Lausanne et un certificat d’astronomie et d’astrophysique de l’Université de Genève. Il travaille à l’Institut d’astronomie de Lausanne et à l’observatoire de Genève, avant d’entrer chez Swissair, où il devient pilote de DC-9. C’est l’époque où la Nasa prépare le premier vol des navettes spatiales. Alors, en 1978, il embrasse la carrière d’astronaute et est sélectionné pour être l’un des «spécialistes charge utile» de l’Esa qui vont s’entraîner pour le premier vol du SpaceLab, le laboratoire pressurisé construit en Europe pour les navettes américaines. Il suit une préparation au vol sur navette en tant que «spécialiste de mission» et est affecté à un vol prévu en 1987. Mais la catastrophe de la navette Challenger en 1986 bouleverse le calendrier de la Nasa et... sa vie. Il devient brièvement pilote de chasse sur F-5, avant finalement de reprendre sa carrière d’astronaute pour devenir en 1992 le premier Suisse dans l’espace, à bord de la navette Atlantis. Il volera ensuite sur Endeavour en 1993 et Columbia en 1996. Sa persistance et son travail acharné ont finalement payé. Et, jeudi, la Nasa avait fait à Claude Nicollier un bien beau cadeau de Noël.
C’était son grand rêve : accomplir une sortie dans l’espace. Jeudi, l’astronaute suisse Claude Nicollier a marché parmi les étoiles. À 45 ans, l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (Esa), parti dimanche de Cap Canaveral, en Floride, pour un vol de huit jours à bord de la navette Discovery, est devenu le premier Européen à réaliser une sortie dans l’espace sous scaphandre américain et à partir d’une navette américaine. «Bienvenue, Claude, dans la communauté des marcheurs de l’espace», lance, de l’intérieur de la navette, Steve Smith, à l’adresse de Nicollier, alors qu’il s’extrait du sas, à 600 kilomètres d’altitude au-dessus de l’Australie. «Merci, c’est un grand plaisir... C’est merveilleux, c’est beau», rétorque ce dernier, devant la vue spectaculaire. Nicollier est déjà...