Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les musulmans canadiens craignent des persécutions

Les communautés musulmanes établies au Canada s’inquiètent des contrecoups de l’arrestation d’un Algérien appréhendé à la frontière canado-américaine en possession de nitroglycérine et d’un détonateur. «Il est triste que cela devienne une chasse aux sorcières envers les gens à la peau basanée», a déclaré un diplomate maghrébin en poste à Montréal alors que les policiers passaient la ville au peigne fin à la recherche d’indices d’un éventuel projet d’attentat à la bombe. Arrivé en tant que réfugié politique au Canada en 1994, Ressam s’était établi à Montréal, où vit une importante communauté algérienne. Les autorités canadiennes ont refusé sa demande d’asile politique parce qu’elles soupçonnaient Ressam d’appartenir à un groupe algérien fondamentaliste. «Nous ne voulons pas que la communauté arabe soit stigmatisée à cause du geste d’un seul homme», a dit Jerry Khourri, directeur exécutif de la Fédération arabe du Canada, un groupe de pression basé à Toronto. Plusieurs des 15 000 Algériens vivant à Montréal, irrités par la couverture médiatique américaine et canadienne sur les arrestations, ont pris contact avec leur consulat. «Il y a le danger d’associer tous les musulmans à des terroristes», a dit un diplomate tunisien à Montréal. La police montréalaise – qui a annoncé la semaine dernière l’arrestation d’un réseau soupçonné de financer les activités du Groupe islamique armé (GIA) algérien – a comparé la ville à un Club Med pour extrémistes.
Les communautés musulmanes établies au Canada s’inquiètent des contrecoups de l’arrestation d’un Algérien appréhendé à la frontière canado-américaine en possession de nitroglycérine et d’un détonateur. «Il est triste que cela devienne une chasse aux sorcières envers les gens à la peau basanée», a déclaré un diplomate maghrébin en poste à Montréal alors que les policiers passaient la ville au peigne fin à la recherche d’indices d’un éventuel projet d’attentat à la bombe. Arrivé en tant que réfugié politique au Canada en 1994, Ressam s’était établi à Montréal, où vit une importante communauté algérienne. Les autorités canadiennes ont refusé sa demande d’asile politique parce qu’elles soupçonnaient Ressam d’appartenir à un groupe algérien fondamentaliste. «Nous ne voulons pas...