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Actualités - Chronologie

Les colons intensifient leur campagne contre un retrait du Golan

Les colons israéliens ont intensifié leur campagne contre un retrait du Golan au moment même où le Premier ministre Ehud Barak entamait hier à Washington des négociations avec le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh. «Nous sommes chez nous ici et nous finirons par gagner», proclame un militant de la colonisation juive du plateau syrien, Reuven Singer, 19 ans, sous une tente dressée sur le parking du kibboutz de Kfar Hakhov qui surplombe le lac de Tibériade. M. Singer et un groupe de jeunes colons du mouvement radical «Génération de l’avenir» doivent se réunir mercredi pour décider de la marche à suivre si M. Barak décidait de restituer le Golan à la Syrie en échange d’un traité de paix. À l’ouverture des négociations à Washington, M. Chareh a demandé avec insistance qu’elles aboutissent à la restitution intégrale du Golan à Damas. De son côté, M. Barak a déclaré que les pourparlers avaient pour ambition de «mettre derrière nous les horreurs de la guerre». Peu avant le démarrage de ces négociations, plusieurs centaines de colons s’étaient réunis à Kfar Hakhov. Certains ont déployé des banderoles proclamant «la paix avec le Golan» et «le peuple est avec le Golan». M. Singer, comme beaucoup de jeunes colons, est né sur le plateau syrien conquis en 1967 et annexé de facto par Israël en 1981. «Personne dans ce pays n’a l’autorisation de céder une portion de son territoire. Il n’est pas normal de déposséder quelqu’un de sa maison», affirme M. Singer, étudiant dans une école religieuse de Safed dans l’ouest du plateau. M. Barak a averti les Israéliens que la paix avec la Syrie ne pouvait se faire qu’au prix d’un compromis sur le Golan où vivent 17 000 colons juifs. «Je ne pense pas que renoncer au Golan conduirait à la paix. Ils (les Syriens) vont se réarmer et nous attaquer à nouveau, et il n’y aura pas de paix mais seulement un cessez-le-feu», affirme encore M. Singer. Les colons ont l’intention de manifester ce matin sur plusieurs axes routiers au nord de Tel-Aviv, a indiqué le coordinateur du comité d’action des colons du Golan. «Nous avons promis à Barak une dure bataille», a dit M. Samy Bar-Lev. Un membre du comité, Avi Zaira, a menacé de recourir à la violence pour empêcher un retrait israélien du plateau du Golan, a rapporté hier le quotidien israélien Haaretz. Selon un sondage publié lundi par le quotidien Yediot Aharonot, 74 % des colons du plateau interrogés voteraient non à un référendum si on leur demandait d’approuver un «retrait total du Golan en échange d’une paix avec la Syrie permettant un retrait israélien du Liban».
Les colons israéliens ont intensifié leur campagne contre un retrait du Golan au moment même où le Premier ministre Ehud Barak entamait hier à Washington des négociations avec le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh. «Nous sommes chez nous ici et nous finirons par gagner», proclame un militant de la colonisation juive du plateau syrien, Reuven Singer, 19 ans, sous une tente dressée sur le parking du kibboutz de Kfar Hakhov qui surplombe le lac de Tibériade. M. Singer et un groupe de jeunes colons du mouvement radical «Génération de l’avenir» doivent se réunir mercredi pour décider de la marche à suivre si M. Barak décidait de restituer le Golan à la Syrie en échange d’un traité de paix. À l’ouverture des négociations à Washington, M. Chareh a demandé avec insistance qu’elles aboutissent à la...