L'aile droite du Cabinet Barak menace de rejoindre l'opposition
le 16 décembre 1999 à 00h00
L’aile droite du gouvernement israélien a menacé hier de rejoindre l’opposition en cas de retrait du Golan, à quelques heures d’une rencontre historique entre le Premier ministre Ehud Barak et le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh. Les deux formations de droite du Cabinet, le Parti national religieux (PNR) et le parti russophone Israel Be Aliya, ont rué dans les brancards alors que le parti ultraorthodoxe Shass, une composante essentielle de la coalition Barak, a exprimé ses hésitations sur la question du retrait. En cas de défection de ces trois partis, M. Barak ne disposerait plus de la majorité absolue nécessaire au Parlement pour faire passer une loi sur un retrait des hauteurs stratégiques syriennes du Golan occupées par Israël durant la guerre des Six- Jours en 1967. «Nous nous engageons de toutes nos forces dans la campagne d’opinion contre un retrait», a déclaré aux journalistes le dirigeant du PNR (5 sièges sur 120), le ministre de l’Habitat Yitzhak Lévy. «Je ne sais pas si nous continuerons à participer au gouvernement mais le Premier ministre connaît parfaitement notre position contre un retrait», a-t-il ajouté après une rencontre avec le ministre de l’Intérieur et dirigeant de Israel Be Aliya (4 sièges), Nathan Chtcharansky. Le député Yuli Edelstein, du parti russophone, a estimé que son parti «rejoindrait certainement les rangs de l’opposition» en cas de restitution du Golan à la Syrie. Les représentants des deux formations ont par la même occasion dénoncé les appels à la violence proférés par certains colons juifs du Golan. Le PNR a voté lundi au Parlement contre une motion de la majorité appuyant la reprise hier des négociations de paix israélo-syriennes. Israel Be Aliya a voté contre ou s’est abstenu. Le Shass s’est abstenu. En fin de compte, la motion a été approuvée seulement par 47 voix, contre 31 et 24 abstentions.
L’aile droite du gouvernement israélien a menacé hier de rejoindre l’opposition en cas de retrait du Golan, à quelques heures d’une rencontre historique entre le Premier ministre Ehud Barak et le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh. Les deux formations de droite du Cabinet, le Parti national religieux (PNR) et le parti russophone Israel Be Aliya, ont rué dans les brancards alors que le parti ultraorthodoxe Shass, une composante essentielle de la coalition Barak, a exprimé ses hésitations sur la question du retrait. En cas de défection de ces trois partis, M. Barak ne disposerait plus de la majorité absolue nécessaire au Parlement pour faire passer une loi sur un retrait des hauteurs stratégiques syriennes du Golan occupées par Israël durant la guerre des Six- Jours en 1967. «Nous nous engageons de toutes...
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