Lasse Kjus aimerait bien voir l’histoire se répéter, un an plus tard, samedi, dans la descente messieurs de Val-d’Isère. L’an dernier, le Norvégien avait surpris tout le petit monde du ski alpin en enlevant la classique savoyarde sur la piste Oreiller-Killy, au nez et à la barbe du favoir Hermann Maier, et en s’élançant avec le dossard 36. D’aucuns avaient estimé qu’un soudain revirement climatique avait favorisé ses entreprises, mais Kjus avait bien vite détrompé les sceptiques en enlevant cinq descentes, la Coupe du monde et deux titres mondiaux au terme d’une saison époustouflante. La descente de Val-d’Isère avait été le vrai départ de la saison de Kjus, mais le Norvégien prévient qu’il ne faudra pas, cette fois, compter sur lui pour rééditer tous les exploits de 1998-99. «Ce sera impossible de refaire ce que j’ai fait la saison dernière. C’était une saison unique. De plus, j’ai été handicapé par une blessure à la rotule cet été et je manque de fonds», dit-il. Malgré des ambitions à la baisse, le champion du monde de slalom et de géant a reconduit cette saison la stratégie qui lui avait tant réussi la saison dernière, en faisant l’impasse sur les dernières épreuves américaines disputées la semaine dernière à Lake Louise. «Je perds trop d’énergie dans les dernières courses américaines avec le décalage horaire et la fatigue du voyage», explique-t-il. Aussi, comme l’an dernier, où il avait méprisé les courses de Whistler Mountain, Kjus est rentré chez lui pour se préparer tranquillement aux course européennes. Son manque de fonds ne se fait pas trop ressentir en descente, et il a obtenu dans la discipline reine un clasement honorable (7e) à Beaver Creek. «En descente, ça va parce que ce n’est pas le même type d’efforts. Pour moi, c’est plus une question de technique et de dosage», explique-t-il. Du coup, il entend bien jouer les trouble-fête et mettre fin à la domination sans partage de Maier et des Autrichiens, qui ont relégué aux États-Unis tous leurs adversaires dans une sorte de seconde division du ski alpin. Car Kjus a une motivation et une seule dans cet exercice 1999-2000: «Je veux battre Maier». «C’est ma principale motivation. Je touve que c’est un défi amusant, excitant», ajoute-t-il. Pour l’heure, le petit duel entre les deux hommes, qui avait culminé aux championnats du monde de Vail, où ils s’étaient partagé les cinq titres au menu, tourne à sens unique. Maier a remporté cinq des six courses disputées depuis l’ouverture de Tignes, et terminé second de la sixième, la descente de Lake Louise remportée d’un cheveu par son vénérable compatriote Hannes Trinkl. Kjus a donc bien du retard à rattrapper, tant Maier et son équipe imposent leur loi. L’invincible Autrichien s’est pourtant fait une belle frayeur vendredi, en chutant dans l’entraînement du slalom géant de dimanche. Touché au dos, Herminator a pourtant fait savoir qu’il serait au départ de la descente. Kjus a lui aussi eu quelques frissons mercredi à l’entraînement, décollant trop dans une bosse et passant tout près de la chute. Même si les Autrichiens Trinkl, Stephan Eberharter, Roland Assinger, Hans Knauss, Firtz et Josef Strobl peuvent tous prétendre l’emporter samedi – de même que l’Italien Kristian Ghedina, les Suisses Bruno Kernen et Didier Cuche – , le véritable arbitre pourrait être le temps. La neige tombait sans discontinuer vendredi sur Val-d’Isère, et le dernier entraînement de descente a dû être annulé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lasse Kjus aimerait bien voir l’histoire se répéter, un an plus tard, samedi, dans la descente messieurs de Val-d’Isère. L’an dernier, le Norvégien avait surpris tout le petit monde du ski alpin en enlevant la classique savoyarde sur la piste Oreiller-Killy, au nez et à la barbe du favoir Hermann Maier, et en s’élançant avec le dossard 36. D’aucuns avaient estimé qu’un soudain revirement climatique avait favorisé ses entreprises, mais Kjus avait bien vite détrompé les sceptiques en enlevant cinq descentes, la Coupe du monde et deux titres mondiaux au terme d’une saison époustouflante. La descente de Val-d’Isère avait été le vrai départ de la saison de Kjus, mais le Norvégien prévient qu’il ne faudra pas, cette fois, compter sur lui pour rééditer tous les exploits de 1998-99. «Ce sera impossible de...