Des avocats français demandent la libération de détenus libanais à Khiam
le 10 décembre 1999 à 00h00
Un collectif de quinze avocats français a demandé hier au Premier ministre israélien Ehud Barak d’ordonner la «mise en liberté immédiate» de 36 Libanais détenus dans la prison de Khiam, dans la zone occupée par Israël au Liban-Sud. «Nous vous demandons d’ordonner la mise en liberté immédiate de nos clients, ou d’user de votre influence à cette fin», écrivent ces avocats dans une «lettre ouverte» à M. Barak dont l’AFP a obtenu à Paris une copie, ainsi que la liste nominative des détenus. Ces avocats affirment «avoir été désignés par les familles de citoyens libanais actuellement emprisonnés au centre de détention de Khiam, afin d’obtenir la libération rapide de leurs proches». «Aucun de nos clients n’a bénéficié d’un jugement, ni même d’une moindre forme de procédure juridique. Leur détention est grossièrement illégale au regard des normes internationales comme, semble-t-il, des lois d’Israël», affirment-ils. «L’État d’Israël est responsable de cette situation car il contrôle le Liban-Sud, où est situé le centre de détention», ajoutent-ils, tout en rappelant que leurs lettres précédentes aux autorités israéliennes étaient «jusqu’à présent restées sans réponse». Près de 140 personnes sont détenues sans jugement, certains depuis plus de 10 ans, dans ce centre géré par l’Armée du Liban-Sud (ALS) sous la supervision d’officiers israéliens. Quatre Libanais ont été relâchés la semaine dernière. Les organisations des droits de l’homme, notamment Amnesty International et Human Rights Watch, ont à plusieurs reprises dénoncé des cas de torture et de mauvais traitement à Khiam.
Un collectif de quinze avocats français a demandé hier au Premier ministre israélien Ehud Barak d’ordonner la «mise en liberté immédiate» de 36 Libanais détenus dans la prison de Khiam, dans la zone occupée par Israël au Liban-Sud. «Nous vous demandons d’ordonner la mise en liberté immédiate de nos clients, ou d’user de votre influence à cette fin», écrivent ces avocats dans une «lettre ouverte» à M. Barak dont l’AFP a obtenu à Paris une copie, ainsi que la liste nominative des détenus. Ces avocats affirment «avoir été désignés par les familles de citoyens libanais actuellement emprisonnés au centre de détention de Khiam, afin d’obtenir la libération rapide de leurs proches». «Aucun de nos clients n’a bénéficié d’un jugement, ni même d’une moindre forme de procédure juridique. Leur...
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