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Actualités - Chronologie

Pakistan Nawaz Sharif accusé de trahison et de tentative d'assassinat

L’ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et six autres personnes ont été formellement accusés hier de trahison et de tentative de meurtre devant un tribunal de Karachi, près de deux mois après son renversement par l’armée. La Cour antiterroriste a fixé la première audience à lundi au cours de laquelle elle décidera de la recevabilité des accusations, a précisé le procureur spécial Ilyas Khan. Le procès pourrait commencer le lendemain, a-t-il dit. Le procureur du tribunal antiterroriste devant lequel comparaissaient M. Sharif, son frère Shahbaz Sharif, ancien chef du gouvernement de la province du Pendjab (centre), ainsi que cinq autres officiels, a accusé les prévenus de participation à une conspiration et d’avoir tenté de créer une situation de guerre au Pakistan. Ils ont aussi été accusés de tentative d’assassinat. Ces accusations sont passibles de la peine de mort, ont précisé des sources judiciaires, tandis que Me Sultan Khawaja, l’avocat de M. Sharif, a affirmé devant les journalistes que ces accusations étaient «truquées, fausses et basées sur une machination». L’ancien Premier ministre et les six coaccusés sont arrivés au Palais de justice de Karachi (sud du pays) au milieu d’importantes mesures de sécurité, tandis que des membres de leurs familles assistaient à l’audience. Les accusés ont été autorisés par le juge à rencontrer leurs familles dans l’enceinte du tribunal, ont précisé les sources judiciaires. Une centaine de personnes s’étaient rassemblées devant le tribunal pour manifester leur soutien à l’ancien Premier ministre avant d’être chargées par la police et dispersées à coups de bâton, ont constaté les journalistes sur place. Une vingtaine de manifestants, dont des femmes, ont été arrêtés, ont-ils constaté alors que d’autres manifestants anti-Sharif lançaient des slogans contre l’ancien Premier ministre. M. Sharif a été renversé le 12 octobre dernier par le général Pervez Musharraf qui venait d’être démis de ses fonctions de chef de l’armée de terre et de chef de l’état-major interarmes. Le général Musharaf a accusé le Premier ministre d’avoir voulu empêcher l’avion de la Pakistan International Airlines (PIA) à bord duquel il revenait du Sri Lanka ce jour-là de se poser à Karachi, alors qu’il ne disposait plus, selon l’armée, que de sept minutes de carburant. Le général Musharraf a affirmé par la suite qu’il s’agissait d’une «tentative» de meurtre qui a provoqué la décision des militaires de renverser le gouvernement de M. Sharif constitué après la victoire écrasante du parti de M. Sharif, la Ligue musulmane pakistanaise (LMP) aux élections de février 1997. Les autres accusés sont l’ancien PDG de la PIA Khaqan Abbasi, Syed Ghous Ali, conseiller spécial du Premier ministre pour les Affaires du Sindh, et Ranba Maqbool, ancien chef de la police de la province. Le sénateur Saifur Rehman, le plus proche ami politique de M. Sharif, et Saeed Medhi, son secrétaire principal, sont les autres coaccusés. Depuis le coup d’État, les frères Sharif n’ont cessé de proclamer que les accusations portées contre eux avaient été inventées par les militaires pour tenter de justifier leur action séditieuse. Le coup d’État avait été largement condamné par la communauté internationale, alors que l’opinion publique pakistanaise semblait avoir accueilli favorablement le départ de M. Sharif.
L’ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et six autres personnes ont été formellement accusés hier de trahison et de tentative de meurtre devant un tribunal de Karachi, près de deux mois après son renversement par l’armée. La Cour antiterroriste a fixé la première audience à lundi au cours de laquelle elle décidera de la recevabilité des accusations, a précisé le procureur spécial Ilyas Khan. Le procès pourrait commencer le lendemain, a-t-il dit. Le procureur du tribunal antiterroriste devant lequel comparaissaient M. Sharif, son frère Shahbaz Sharif, ancien chef du gouvernement de la province du Pendjab (centre), ainsi que cinq autres officiels, a accusé les prévenus de participation à une conspiration et d’avoir tenté de créer une situation de guerre au Pakistan. Ils ont aussi été accusés de...