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Actualités - Chronologie

Damas acueille favorablement la nouvelle mission américaine

Damas accueille favorablement tout effort pour relancer les négociations syro-israéliennes et estime que la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright doit mettre la pression sur Israël au cours de sa tournée dans la région. «Le problème insoluble réside (dans l’attitude) du gouvernement israélien de Ehud Barak qui pose des conditions rédhibitoires en rejetant tout ce qui avait été accompli auparavant en faveur d’un retrait total du Golan», écrit lundi al-Baas, le journal du parti au pouvoir, à la veille de l’arrivée de Mme Albright à Damas. Cinq mois après l’arrivée des travaillistes au pouvoir en Israël, le doute a remplacé l’optimisme et les dirigeants syriens ainsi que les médias officiels répètent inlassablement que le gouvernement israélien va à «contre-courant du processus de paix». Ils reprochent au gouvernement Barak de renforcer la colonisation israélienne dans les territoires arabes occupés, d’avoir une attitude «contradictoire et énigmatique» sur la paix et surtout de rejeter «l’engagement» pris par l’ancien Premier ministre israélien Yitzhak Rabin lors des négociations menées entre 1992 et 1996. «La Syrie veut faire réussir le processus de paix et accueille favorablement tout effort international, notamment américain, pour le faire redémarrer», a affirmé une source syrienne bien informée. «La Syrie n’est pas pessimiste mais ne renoncera pas à ses principes de paix», notamment celui de l’échange de la terre contre la paix, a ajouté la même source. Un diplomate occidental en poste à Damas explique pour sa part que les positions syriennes et israéliennes, «diamétralement opposées, empêchent les négociations de reprendre». Celles-ci sont gelées depuis février 1996. La récupération du Golan pris à la Syrie lors de la guerre de 1967 est «centrale» pour les Syriens, alors que pour les Israéliens, la restitution de ce plateau est «le résultat final des négociations qui comportent d’autres éléments», explique ce diplomate. Ces positions affichées publiquement rendent le début des pourparlers «très difficiles», insiste-t-il, mais dès que les efforts pour combler le fossé, menés actuellement par les Américains et les Européens, seront terminés, «les deux parties s’installeront à la table des négociations». L’Union européenne pourra alors jouer un rôle dans les «garanties de sécurité, le déminage du Golan, la coopération économique et la reconstruction», a ajouté ce diplomate, qui affirme ne pas être pessimiste. Le journal israélien Maariv avait affirmé jeudi que les États-Unis avaient fait de nouvelles propositions à Israël et à la Syrie pour la reprise des négociations et que les deux gouvernements devaient répondre à cette proposition de médiation lors de la visite de Mme Albright. Le journaliste britannique Patrick Seale, très proche du président syrien Hafez el-Assad dont il est le biographe, avait aussi affirmé vendredi que la Syrie et Israël devraient reprendre prochainement leurs négociations de paix. Madeleine Albright a quitté Washington tard dimanche soir pour une tournée de 5 jours au Proche-Orient, destinée à faire avancer le processus de paix. Mardi, elle sera en Syrie pour rencontrer le président Hafez el-Assad. Sa tournée était précédée et préparée par la visite de l’émissaire spécial américain pour le Proche-Orient Dennis Ross, arrivé dimanche en Israël. Ils s’est entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.
Damas accueille favorablement tout effort pour relancer les négociations syro-israéliennes et estime que la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright doit mettre la pression sur Israël au cours de sa tournée dans la région. «Le problème insoluble réside (dans l’attitude) du gouvernement israélien de Ehud Barak qui pose des conditions rédhibitoires en rejetant tout ce qui avait été accompli auparavant en faveur d’un retrait total du Golan», écrit lundi al-Baas, le journal du parti au pouvoir, à la veille de l’arrivée de Mme Albright à Damas. Cinq mois après l’arrivée des travaillistes au pouvoir en Israël, le doute a remplacé l’optimisme et les dirigeants syriens ainsi que les médias officiels répètent inlassablement que le gouvernement israélien va à «contre-courant du processus de paix»....