Banques Moody's : la situation économique pèse sur le secteur
le 03 décembre 1999 à 00h00
Les défis macroéconomiques auxquels le Liban fait face continuent de peser sur la qualité du crédit général des banques du pays, selon l’agence de notation Moody’s dans son rapport annuel sur le secteur bancaire libanais, publié hier. Toutefois, même si les banques libanaises sont confrontées à une année difficile, l’économie du pays étant en récession, leur condition financière globale reste satisfaisante, relève l’agence. «Certains des risques importants que court le secteur bancaire libanais restent liés à la capacité du gouvernement d’assurer sa santé fiscale tout en maintenant la stabilité macroéconomique», écrit le vice-président de Moody’s, analyste bancaire et auteur du rapport, George Mouskides. Les notes accordées par Moody’s au Liban sont B1 pour son endettement en devises et B2 pour ses dépôts en devises, «des niveaux correspondant à une forte probabilité de défaut de la part du gouvernement», relève l’agence. Les quatre banques libanaises notées par Moody’s sont toutes à ce même niveau en matière de devises étrangères, tandis que leur force financière a reçu la note D. «Une dévaluation de la livre libanaise aurait un impact néfaste sur la qualité des actifs des banques, étant donné le haut niveau de dollarisation des prêts au Liban», a expliqué George Mouskides. Même si l’éventualité d’une dévaluation reste faible, en raison de l’attachement et du probable soutien du gouvernement à la vigueur de la monnaie libanaise, «les taux d’intérêt forts qui résulteraient d’un tel soutien seraient également préjudiciables», insiste l’agence. La rentabilité des banques libanaises résultait traditionnellement des rendements des investissements dans les obligations d’État émises en grand nombre depuis le début de la reconstruction du pays. Les établissements bancaires s’étaient alors concentrés sur les prêts aux moyennes et grandes entreprises. Or, en raison de la récession actuelle, la demande de la part de ces emprunteurs s’est tarie et les forts rendements des bons gouvernementaux baissent désormais. «Le bilan et la croissance du crédit déclinent, les écarts de rendement des taux d’intérêt se resserrent et les provisions pour créances douteuses augmentent (...) La rentabilité devrait souffrir pour 1999», écrit Moody’s. Les banques libanaises cherchent désormais à développer leurs activités de banque de détail, mais ce développement pourrait être freiné par la hausse des provisions pour créances douteuses et les coûts administratifs liés à cette expansion. «Une expansion prudente du secteur du détail, ainsi que celui des petites et moyennes entreprises, serait bénéfique pour le secteur bancaire», estime ainsi l’agence dans son rapport.
Les défis macroéconomiques auxquels le Liban fait face continuent de peser sur la qualité du crédit général des banques du pays, selon l’agence de notation Moody’s dans son rapport annuel sur le secteur bancaire libanais, publié hier. Toutefois, même si les banques libanaises sont confrontées à une année difficile, l’économie du pays étant en récession, leur condition financière globale reste satisfaisante, relève l’agence. «Certains des risques importants que court le secteur bancaire libanais restent liés à la capacité du gouvernement d’assurer sa santé fiscale tout en maintenant la stabilité macroéconomique», écrit le vice-président de Moody’s, analyste bancaire et auteur du rapport, George Mouskides. Les notes accordées par Moody’s au Liban sont B1 pour son endettement en devises et B2 pour...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.