Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Tennis - Coupe Davis Ce sera d'abord une épreuve physique(photos)

La finale de la Coupe Davis qui opposera la France à l’Australie sur terre battue, de vendredi à dimanche, à Nice (sud-est), sera d’autant plus une épreuve physique qu’elle intervient tout à la fin d’une éprouvante saison. Chaque année, le tournoi de Roland-Garros est là pour mettre en évidence les tourments infligés par la terre battue. Les échanges sont interminables et les matches plus longs. Et les glissades et les écarts, plus ou moins grands, éprouvent durement les muscles des jambes. Cela se traduit par un nombre de blessures anormalement élevé. Un joueur fatigué se blesse plus facilement, cependant que la précision de ses coups diminue et que ses choix tactiques deviennent mauvais. Il peut, d’autre part, craquer mentalement à tout moment, ce qui a bien sûr des conséquences catastrophiques en Coupe Davis. «Je pense que le physique va jouer un rôle», a reconnu l’Australien Mark Philippoussis. Avant d’arriver à Nice pour peaufiner leur préparation, les deux équipes ont suivi un sérieux stage de travail foncier. Les Français à Hendaye (sud-ouest de la France), les Australiens à San Remo (Italie). «Les joueurs ne récupèrent pas assez au cours d’une saison et ils sont un peu usés», a pu constater Rémi Barbarin, le jeune préparateur physique français. Avant le stage, il leur avait recommandé un bilan au service médical de l’Institut national des sports (Insep), à Paris. L’accent fut mis en ces deux occasions sur l’endurance, qualité de base sans laquelle il est vain de vouloir développer les nombreuses autres qualités qu’exige le tennis. «Ils ont une VO2 Max (capacité maximale d’absorption d’oxygène) moyenne de 63, alors qu’elle est fréquemment supérieure à 75 chez un marathonien», indique à ce sujet Rémi Barbarin. « Recadrer physiquement » «Comme tous les champions des sports individuels, ils ont tendance à négliger l’entraînement général. Ce sont des “monomaniaques” de la raquette, qui n’ont guère la possibilité de programmer leur forme, ce qu’on sait très bien faire maintenant, sur une saison, un mois, une semaine. Il faut les recadrer physiquement de temps en temps pour leur éviter des ennuis trop fréquents», a commenté pour sa part le Dr Eric Jousselin, chef du service médical de l’Insep. Dans un tel contexte, les blessures en cours de saison sont souvent une aubaine pour les joueurs de haut niveau, dans la mesure où elles leur imposent un repos forcé. Philippoussis était dans une forme superbe et venait de prendre le premier set à l’Américain Pete Sampras quand il fut trahi par un genou en quart de finale, à Wimbledon. L’arrêt de sept semaines qu’il a observé lui a été profitable depuis. À l’inverse, son jeune compatriote Lleyton Hewitt, qui a joué 76 matches depuis le mois de janvier, paraît un peu émoussé. De même que le Français Sébastien Grosjean, qui se dépense sans compter sur un court et accuse 69 matches au compteur. Le Français Yannick Noah peut bien prétendre qu’il n’est pas nécessaire d’être un champion du 1 500 m pour bien jouer au tennis. N’empêche que son compatriote Henri Leconte eût peut-être gagné Wimbledon s’il avait davantage soigné sa forme et que lui-même eût gagné plus d’un Roland-Garros. L’Australie accepte le principe d’un contrôle antidopage John Newcombe, le capitaine de l’équipe d’Australie qui doit affronter la France en finale de la Coupe Davis, a indiqué mercredi qu’il avait accepté le principe d’un contrôle antidopage de ses joueurs diligenté par le gouvernement français. «Apparemment, un accord a été signé entre les gouvernements australien et français mais nous ne le savions pas», a indiqué John Newcombe. «Nous avons accepté le principe du contrôle», a-t-il ajouté. Dans la matinée, deux hommes se disant habilités par le ministère de la Jeunesse et des Sports s’étaient présentés à l’hôtel des Australiens pour prélever des échantillons d’urine de joueurs de l’équipe. John Newcombe a refusé au motif que les Australiens ont accepté de se plier à des tests effectués par la Fédération internationale de tennis (ITF), organisatrice de la Coupe Davis, mais «pas par des gens sur qui nous ne savons rien», selon Newcombe. La porte-parole de la fédération australienne Lysette Shaw a expliqué l’incident par un «problème de communication». «Est-ce aux instances gouvernementales ou au mouvement sportif» de mener la lutte antidopage, s’est interrogé Newcombe. «En tennis, nous préférons que ce soit les instances sportives parce que nous jouons dans beaucoup de pays dont nous ne connaissons pas les procédures», a ajouté le capitaine australien.
La finale de la Coupe Davis qui opposera la France à l’Australie sur terre battue, de vendredi à dimanche, à Nice (sud-est), sera d’autant plus une épreuve physique qu’elle intervient tout à la fin d’une éprouvante saison. Chaque année, le tournoi de Roland-Garros est là pour mettre en évidence les tourments infligés par la terre battue. Les échanges sont interminables et les matches plus longs. Et les glissades et les écarts, plus ou moins grands, éprouvent durement les muscles des jambes. Cela se traduit par un nombre de blessures anormalement élevé. Un joueur fatigué se blesse plus facilement, cependant que la précision de ses coups diminue et que ses choix tactiques deviennent mauvais. Il peut, d’autre part, craquer mentalement à tout moment, ce qui a bien sûr des conséquences catastrophiques en Coupe...