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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : ralentissement de la demande du dollar

La demande du dollar s’est contractée hier à Beyrouth, à un moment où l’offre commençait à se développer pour des raisons en rapport avec l’échéance mensuelle de dépôts bancaires en cette monnaie. De son côté, la Banque du Liban (BDL) a continué à maintenir sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, pour faire clôturer le dollar au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ce contexte, les établissements de crédit sont parvenus à négocier le billet vert légèrement à la baisse en fin de journée entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, après un départ entre 1 510,00 et 1 511,00 LL puis entre 1 508,00 et 1 509,00 LL, dans un marché calme et équilibré de lui-même avec un volume d’affaires de quelque huit millions de dollars entièrement échangés par les banques à l’achat et à la vente, ont indiqué les cambistes de la place. Baisse prudente de l’euro À l’étranger, l’euro a renoué prudemment avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux. N’ayant pas pu conserver ses gains de la matinée au lendemain d’un accès de faiblesse de Wall Street la veille, la monnaie unique européenne devait rester non loin de la parité totale avec le dollar, juste après la publication d’importantes statistiques économiques américaines dissipant les craintes inflationnistes. Le billet vert s’est également raffermi face au yen, les cambistes faisant preuve de prudence après deux interventions en deux jours, lundi et mardi, de la Banque du Japon pour tenter de limiter la progression de sa monnaie. Cela d’autant que l’institut d’émission japonais venait d’exprimer, par un communiqué de son gouverneur Masaru Hayami, son soutien à la détermination du gouvernement nippon de faire baisser le yen par des interventions massives sur le marché des changes. L’euro a donc reperdu tout le terrain qu’il avait gagné face au dollar, après la publication de l’indice d’activité établi par groupement national des directeurs d’achat des principaux groupes manufacturiers américains (NAPM) qui a reculé de 56,60 points en octobre à 56,20 points le mois dernier. Les opérateurs ont été davantage soulagés aussi en apprenant que la composante prix payés du même indice a baissé de 69,40 points à 65,30 points pendant la même période, excluant toute tendance de l’économie américaine à la surchauffe. Cela d’autant que l’indice précurseur des principaux indicateurs de l’économie américaine (Leading Indicator) établi par le Conference Board, qui est censé préfigurer la croissance économique pendant les six prochains mois, s’est stabilisé à 107,90 points en octobre, à un moment où les dépenses à la construction évoluaient légèrement à la hausse de 0,3 % pendant la même période. Certes, ces indicateurs de l’économie américaine sont venus conforter le sentiment des investisseurs que les taux d’intérêt aux États-Unis resteront inchangés à 5,25 % pendant quelque temps, permettant à Wall Street de reprendre son mouvement ascensionnel et dans son sillage le dollar qui s’est négocié à New York sur un ton soutenu, comme suit : – 1,0086 pour un euro contre 1,0085, la veille. – 1,6003 pour un sterling contre 1,5990 – 1,9390 DM contre 1,9395 – 6,5030 FF contre 6,5035 – 1,5885 FS contre 1,5880 – 1 919,59 lires contre 1 919,70 – 102,73 yens contre 101,90. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la Byblos Bank À la Bourse de Beyrouth, l’action C de la Byblos Bank, qui était la veille à l’origine de la baisse de la cote libanaise, est parvenue hier à recouvrer son terrain perdu et à entraîner dans son sillage à la hausse l’ensemble d’un marché très étroit et étriqué. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a légèrement augmenté de 0,07 % à 74,28 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,11 % à 177,00 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un faible volume d’affaires de quelque 16 642 actions d’une valeur globale de 66 896 dollars. Reprise de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a renoué avec la hausse hier, juste après la publication de statistiques américaines excluant toute surchauffe de l’économie aux États-Unis et dissipant les craintes d’un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) cette année. En première réaction à la baisse de l’indice d’activité (NAPM) à 56,20 points le mois dernier, le rendement de l’obligation du Trésor américain à 30 ans reculait de 6,331 % à 6,285 %, tirant à la hausse aussi bien le marché obligataire que celui des actions. Des rachats du découvert sur les valeurs de la haute technologie et des télécommunications ainsi que des achats à bon compte d’autres valeurs sont venus neutraliser la baisse des pétrolières qui ont souffert hier d’informations du New York Times indiquant que la Commission fédérale américaine du commerce (FTC) aurait recommandé de bloquer le rachat d’Atlantic Richfield (Arco) par le groupe BP-Amoco pour violation de la loi antitrust. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué franchement à la hausse d’un plus bas à 10 859,65 points à un plus haut à 10 996,25 points, avant d’afficher en préclôture 10 976,98 points, en hausse de 99,17 points sur la veille. Les Bourses européennes terminent en grande forme Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mercredi, soutenues par les performances des valeurs de distribution, de télécommunications et des industries de base. Les marchés, qui avaient été bien orientés pendant une grande partie de la séance, ont été encore renforcés dans leur optimisme par la publication de l’indice des directeurs d’achat de la National Association of Purchasing Management (NAPM) pour novembre aux États-Unis, qui s’est révélé légèrement inférieur aux attentes, donc rassurant. Les indices CAC 40 et FTSE 100 ont progressé chacun de 0,74 %, tandis que le Dax allemand s’adjugeait 0,64 %. La Bourse de Madrid était particulièrement en forme avec un gain de 1,15 % de l’Ibex, tandis que le Mibtel milanais s’appréciait de 1 % et que le marché suisse gagnait 1,06 %. Amsterdam et Bruxelles étaient les places les plus prudentes avec des mini-gains respectis de 0,08 % et 0,06 %. Quant aux indices multipays, l’Eurotop 300, paneuropéen, a terminé sur un gain de 0,99 %, tandis que l’Euro STOXX 50, limité à la zone euro, avançait de 0,61 %. Après la forte hausse de novembre, certains observateurs s’attendent à ce que les marchés d’actions ralentissent le pas jusqu’à la nouvelle année, bien que les investisseurs ne semblent pas prêts à arrêter d’investir dans les télécoms et les technologiques. «Il semble que les marchés se tournent vers les cycliques et les industries de base, certains investisseurs commençant à se demander si cela vaut la peine de prendre le train en marche des valeurs de télécoms et des technologiques», a commenté Matt Dennis, stratégiste Europe chez ABN Amro. Ainsi, aux industrielles de base, le papetier finlandais Metsa-Serla, qui dévoilera sa nouvelle stratégie la semaine prochaine, s’est adjugé 5,10 %. Les valeurs de distribution, dont certaines avaient été bradées la semaine dernière, ont été à nouveau recherchées. Le français Carrefour et les britanniques J. Sainsbur et Next se sont respectivement adjugés 5,78 %, 6,87 % et 5,5 %, tandis que Tesco gagnait 3,5 %, en partie sur des spéculations de rapprochement avec Marks & Spencer. Marconi, nouveau nom de GEC, s’est adjugé 9,5 % pour son deuxième jour de Bourse. L’ex-GEC a été rebaptisé Marconi après la cession de ses activités défense à British Aerospace, lui-même rebaptisé Baesystems. Malgré la chasse aux bonnes affaires, les télécoms n’étaient pas toutes bradées. British Telecommunications, qui a bénéficié du relèvement de l’objectif de cours de Deutsche Bank à 17 livres et de la confirmation de sa recommandation à «achat fort», s’est adjugé 5,5 %. Vodafone AirTouch s’est octroyé 2,5 %, tandis que sa cible Mannesmann s’adjugeait 3,68 %. À la construction, Hochtief s’est apprécié de 3,6 %. Le groupe de BTP allemand a pourtant prévenu qu’il se trouvait face à des pertes de plusieurs millions d’euros en raison des projets qu’il a en commun avec son concurrent Philipp Holzmann qui a présenté le plan de restructuration de son capital. Certaines technologiques faisaient l’objet de prises de bénéfices, STMicroelectronics perdant par exemple 5,93 %, tandis que Nokia marquait simplement le pas. Tokyo : nouvelle baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,3 % mercredi, toujours affectée par des prises de bénéfices et les préoccupations sur le yen fort. L’indice Nikkei 225 a reculé de 62,28 points à 18 495,95 points après avoir déjà perdu 1,5 % la veille. L’indice élargi Topix est pour sa part en baisse de 30,22 points à 1 611,31 points. Environ 710 millions d’actions ont été échangées contre 673,5 millions mardi. «De nombreux investisseurs veulent prendre leur bénéfice et profiter des hausses régulières qui sont produites au cours des dernières semaines», a déclaré Setsuo Nagano, courtier chez Tokyo Securities. En novembre, le Nikkei a progressé de 3,4 %. «Le sentiment général est plutôt que le marché restera faible car on ne dispose d’élements qui pourraient pousser à la hausse», a-t-il ajouté. Les valeurs de la haute technologie ont baissé dans le sillage du Nasdaq aux États-Unis et des craintes quant à l’impact de la montée du yen sur les bénéfices de ce secteur. Mardi, le Nasdaq a perdu en une seule journée 85,22 points, soit 2,5 %, pour clôturer à 3 336,15 alors que le Dow Jones Industrial Average perdait seulement 70,11 points (-0,6 %) à 10 877,81. En début de séance, les prix avaient légèrement progressé, les investisseurs privilégiant l’acier et la chimie qui devraient enregistrer de bonnes performances en cas de reprises économiques. Les valeurs industrielles, notamment celles fabriquant des équipements lourds, se sont mieux comportées que l’ensemble de la cote, car en cas de reprise, elles peuvent augmenter facilement leur production sans nouveaux investissements importants. Les valeurs de haute technologie ont reculé. Kyocera a fini à 11 000 yens, en baisse de 610 yens (-5 %). Fanuc a reculé de 100 yens (1,2 %) à 8 400 yens. Les valeurs de l’électronique ont reculé, Sony a perdu 470 yens (-2,5 %) à 18 430 yens et Matsushita Electric a baissé de 80 yens à 2 505 yens.
La demande du dollar s’est contractée hier à Beyrouth, à un moment où l’offre commençait à se développer pour des raisons en rapport avec l’échéance mensuelle de dépôts bancaires en cette monnaie. De son côté, la Banque du Liban (BDL) a continué à maintenir sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, pour faire clôturer le dollar au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ce contexte, les établissements de crédit sont parvenus à négocier le billet vert légèrement à la baisse en fin de journée entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, après un départ entre 1 510,00 et 1 511,00 LL puis entre 1 508,00 et 1 509,00 LL, dans un marché calme et équilibré de lui-même avec un volume d’affaires de quelque huit millions de...