La danse dans sa forme plus ou moins standardisée ne s’est réellement manifestée qu’au XVIIe siècle, sous Louis XIV. Celui-ci avait fondé l’Académie royale de musique et de danse, la première institution du genre à définir les règles de la danse, dont les 5 positions des pieds. Confinée aux cours royales, la danse n’accèdera que bien plus tard au théâtre, parallèlement à la naissance du ballet classique. C’est alors qu’est apparu le véritable clivage entre le ballet et les danses de salon. Il a fallu cependant attendre près de 250 années pour que les techniques de ces danses sociales se précisent. Les premières valses, qui ont vu le jour en 1812, ont entraîné une véritable vague de protestation en Angleterre. C’était en effet la première fois que l’on assistait à l’exécution d’une danse de «couple» où les corps étaient aussi rapprochés, et en position de face à face. Mais la société n’a pas tardé à se laisser séduire par cette nouvelle danse. Il faudra attendre les années 1840 pour voir fleurir d’autres styles des danses sociales, ou folkloriques, telles que la polka, la mazurka et l’écossaise. L’année 1914 marquera la naissance du foxtrot, déclenché par un mouvement de rébellion contre «les techniques classiques» considérées comme «artificielles». Se sont les danseurs eux-mêmes et non les professeurs de la danse qui avaient presque spontanément introduit des changements dans les règles, se basant principalement sur les mouvements naturels et libres du corps. À l’époque, la musique de valse était encore exécutée sur des rythmes rapides. En 1922, date de la première compétition mondiale tenue à Londres, la valse lente fut introduite. À partir de 1925, c’est le charlestone qui commence à faire fureur mais se transformera rapidement et sera classé sous le label de «Quick-time Foxtrot et Charlestone» (QTFT). Avec l’apparition de la Société impériale des professeurs de danse (ISTD) et l’Association internationale des professeurs de danse (IDTA), le style international dit aussi style anglais se répandra partout dans le monde, les techniques devenant aussi précises que celles du ballet. Entre-temps, le negro jazz, influencé par les cultures anglo-américaine, française, espagnole et portugaise, commence à se frayer son chemin et à se répandre un peu partout dans le monde. C’est ainsi que les danses latino-américaines ont commencé à gagner en popularité dans les cercles des danseurs de salon : le tango né en Argentine, la rumba, le cha-cha-cha et la salsa, issus du bolero-tumba. Le danzon, danse cubaine, a fini par absorber d’autres influences rythmiques, et sous l’influence de Perez Prado deviendra ce que l’on appelle aujourd’hui le mambo. À New York, la musique cubaine se mélangera inextricablement à des variations portoricaines et au jazz américain, ce qui donnera une nouvelle forme de salsa. Les danses latino-américaines seront petit à petit importées vers l’Europe occidentale, pour être finalement admises dans les compétitions internationales.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La danse dans sa forme plus ou moins standardisée ne s’est réellement manifestée qu’au XVIIe siècle, sous Louis XIV. Celui-ci avait fondé l’Académie royale de musique et de danse, la première institution du genre à définir les règles de la danse, dont les 5 positions des pieds. Confinée aux cours royales, la danse n’accèdera que bien plus tard au théâtre, parallèlement à la naissance du ballet classique. C’est alors qu’est apparu le véritable clivage entre le ballet et les danses de salon. Il a fallu cependant attendre près de 250 années pour que les techniques de ces danses sociales se précisent. Les premières valses, qui ont vu le jour en 1812, ont entraîné une véritable vague de protestation en Angleterre. C’était en effet la première fois que l’on assistait à l’exécution d’une danse...