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Actualités - Chronologie

Championnat de D1 La valse des entraîneurs accueillie avec fatalité

La valse des entraîneurs de division 1, avec trois changements en cinq jours, est accueillie avec fatalité par les techniciens et les présidents, au nom de la logique sportive mais aussi économique. Après Daniel Leclercq, remplacé par François Brisson à Lens, le 1er octobre, ce sont coup sur coup Rolland Courbis, jeudi, Pierre Mankowski, vendredi, et Jean-Louis Gasset, lundi, qui ont fait les frais des résultats insuffisants de Marseille, Strasbourg et Montpellier. À chaque fois, les présidents ont privilégié une solution interne, pour faciliter la transition. Désormais, seuls six entraîneurs, dont le doyen Guy Roux, sont en place depuis plus de deux saisons complètes. Souvent durs à encaisser sur le plan personnel, ces limogeages plus ou moins déguisés sont perçus par les techniciens comme des risques inhérents au métier. Le Bordelais Élie Baup résume bien le sentiment de ses collègues : «Nous avons une espérance de travail d’une semaine, d’un match à un autre, et nous sommes tous logés à la même enseigne». «Hasard» Comme l’an dernier, le rythme des changements s’est brusquement accéléré. Sur les huit remplacements d’entraîneur survenus en cours de saison passée, quatre avaient en effet été décidés entre la 8e et la 11e journée. Mais Noël Le Graët, le président de la Ligue nationale, refuse d’y voir autre chose que le simple effet du «hasard». Yves Marchand, le président de l’Olympique de Marseille, abonde en ce sens : «Il serait dommage que, si un président se sépare de son entraîneur, les autres fassent la même chose. J’espère que la logique du licenciement est bien plus profonde que cela». Cette logique mise en avant pour justifier ces remplacements est d’abord sportive. Ainsi Montpellier, lanterne rouge, n’a plus gagné depuis le 19 septembre et n’a pris que 3 points sur 30 possibles. Mais cette obligation de résultats qui transforme le poste d’entraîneur en siège éjectable tient également à des impératifs économiques. Certes, les clubs français ne sont pas cotés en bourse, mais les bailleurs de fonds attendent un retour sur investissement. Choc psychologique Un souhait remis en cause par le parcours de l’OM, seulement 8e du championnat, alors que l’équipe dirigeante juge impérative une qualification pour la Ligue des champions. Des logiques de pouvoir peuvent également intervenir. Au-delà des résultats médiocres de Marseille, la démission de Courbis, qui revendiquait un poste de manager général, tient à la décision de Robert Louis-Dreyfus de confier tout le pouvoir à Yves Marchand. Malgré les mauvais résultats, d’autres clubs ont pourtant choisi de temporiser. Avec succès parfois. Ainsi, malgré une entame de compétition laborieuse de Rennes, Pierre Blayau n’a jamais inquiété Paul Le Guen et son équipe est désormais à la 5e place. L’entraîneur de Nantes, Raynald Denoueix, a survécu pour sa part à six défaites d’affilée. Il faut dire que le fameux «choc psychologique» provoqué par le changement d’entraîneur n’est pas toujours durable. Strasbourg a certes gagné à Saint-Étienne samedi, et l’OM a obtenu le nul à Nancy, une étude montre que 80 % des chocs psychologiques ont une viabilité de trois à quatre matches. Ensuite, la routine reprend le dessus. Le Paris SG n’avait-il pas usé trois entraîneurs et même un président, Charles Bietry, la saison dernière, car le risque pour le dirigeant, en changeant de technicien, est de se retrouver ensuite en première ligne. Monaco veut confirmer sa montée en puissance Renforcé par la rentrée de Fabien Barthez, enfin remis d’une blessure à la cuisse, Monaco voudra confirmer sa montée en puissance ce soir contre Auxerre en match en retard de la 12e journée du championnat. Leaders et champions d’automne, les Monégasques, qui avaient dû renoncer à affronter leurs rivaux voilà un mois par la faute d’un terrain impraticable, ne pouvaient rêver d’une meilleure opposition avant de basculer en tête dans la deuxième partie du championnat. «Auxerre, c’est toujours une bonne équipe, et il faut prendre ce match-là comme un super bonus. C’est un joker que nous avons et qu’il faudra négocier. Nous verrons ensuite si nous sommes de taille à tenir nos objectifs», résume Claude Puel, l’entraîneur de l’ASM. En cas de victoire, l’équipe de la principauté ferait le trou et prendrait cinq longueurs d’avance sur son plus proche rival, Lyon. L’absence de Barthez pendant sept semaines n’a pas été préjudiciable au rendement du groupe, puisque Monaco est invaincu depuis la blessure de son gardien fétiche à Strasbourg. Mais alors que la trêve se profile, les joueurs ne veulent pas laisser passer cette occasion d’engranger des points devant l’une des équipes les plus convaincantes du début de saison. «Petit à petit, nous prenons conscience de nos forces, mais nous avons encore des faiblesses. Il faudra être encore meilleurs qu’au Havre», annonce Claude Puel, pourtant rassuré par la démonstration de ses troupes en Normandie (4-1). Marco Simone voit même dans ce match un des tournants du championnat. «Si on réussit à prendre cinq points d’avance, ce sera un pas important de fait à un moment où toutes les équipes voient leurs objectifs spécifiques se préciser», explique l’attaquant italien, qui devrait faire équipe devant avec un David Trezeguet en principe rétabli d’une blessure au genou. Sabri Lamouchi, qui connaît bien Auxerre et que Guy Roux présente ni plus ni moins, comme le meilleur joueur de France, estime qu’il faut maintenant à Monaco défendre bec et ongles cette place de leader. «Nous avons conquis cette place que nous voulions. Elle sera contestée à chaque rencontre. Mais il faut relever le défi. C’est passionnant», dit-il. Monaco veut d’autant plus prendre ses aises que le club a, ces dernières saisons, toujours eu du mal à négocier la trêve. Claude Puel devra se passer de Philippe Léonard et Francisco Da Costa, suspendus. Côté auxerrois, Guy Roux laissera Bernard Diomède au repos en raison de douleurs dorsales. Embusqué à quatre points de Monaco, l’AJA est bien décidé à faire tomber le leader, quitte à resserrer une nouvelle fois un championnat bien indécis.
La valse des entraîneurs de division 1, avec trois changements en cinq jours, est accueillie avec fatalité par les techniciens et les présidents, au nom de la logique sportive mais aussi économique. Après Daniel Leclercq, remplacé par François Brisson à Lens, le 1er octobre, ce sont coup sur coup Rolland Courbis, jeudi, Pierre Mankowski, vendredi, et Jean-Louis Gasset, lundi, qui ont fait les frais des résultats insuffisants de Marseille, Strasbourg et Montpellier. À chaque fois, les présidents ont privilégié une solution interne, pour faciliter la transition. Désormais, seuls six entraîneurs, dont le doyen Guy Roux, sont en place depuis plus de deux saisons complètes. Souvent durs à encaisser sur le plan personnel, ces limogeages plus ou moins déguisés sont perçus par les techniciens comme des risques inhérents au...