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Actualités - Chronologie

Football Euro 2000 : la hiérarchie rétablie (photo)

À l’exception notable de la France, tenue en échec 0-0 par l’Ukraine au Stade de France, la hiérarchie du football a été respectée voire rétablie samedi lors de la reprise des éliminatoires de l’Euro 2000. Après une longue trêve hivernale, l’Allemagne, tenante du titre, l’Angleterre et surtout l’Espagne ont mis fin aux doutes qui les taraudaient depuis le Mondial en remportant des victoires logiques et méritées. Groupe 1 : L’Italie poursuit tranquillement sa route de leader et a engrangé sa troisième victoire en autant de matches à Copenhague contre le Danemark 2-1, par des buts de Filippo Inzaghi et Antonio Conte, contre un but d’Ebbe Sand. La Suisse a décroché une précieuse victoire 1-0 en Biélorussie grâce à Sébastien Fournier. Elle passe de la dernière à la troisième place du groupe. Le Pays de Galles reste intercalé entre Transalpins et Helvètes. Groupe 2 : La Norvège a réussi la bonne opération du jour en allant battre la Grèce 2-0 à Athènes, grâce à un doublé d’Ole Gunnar Solskjaer aux 38e et 87 e minutes. Les Norvégiens prennent du même coup la tête du groupe avec sept points, un de plus que la Lettonie, deux de plus que la Slovénie et la Grèce. Les Slovènes ont tenu la Géorgie en échec à Tbilissi 1-1 et peuvent encore remonter dans ce groupe parmi les plus disputés en recevant l’Albanie, lanterne rouge, mercredi. Groupe 3 : Humiliés en match amical début février par les États-Unis 3-0, annoncés sur le déclin, les Allemands sont allés se rassurer aux dépens de l’Irlande du Nord 3-0, deux buts de Marco Bode et un but contre son camp de Steve Morrow. La Mannschaft remonte ainsi de deux places avec six points en trois matches mais c’est la Turquie qui prend les commandes du groupe grâce à son succès sur la Moldavie 2-0. Le match de mercredi entre l’Allemagne et la Finlande, désormais troisième au classement, s’annonce capital. Groupe 4 : La France n’a pas pu trouver la faille d’une équipe d’Ukraine leader du groupe et très bien organisée tactiquement. Les Ukrainiens comptent désormais dix points, soit deux de plus que les champions du monde rejoints par l’étonnante Islande, qui a battu Andorre 2-0. Après trois défaites, la Russie a enregistré sa première victoire aux dépens de l’Arménie 3-0. Groupe 5 : L’Angleterre a célébré dignement l’arrivée au poste d’entraîneur de Kevin Keegan en s’imposant 3-1 contre un vieil adversaire, la Pologne, leader du groupe avant le coup d’envoi, grâce à un triplé de l’attaquant de Manchester, Paul Scholes. Avec deux victoires, une défaite et un nul en quatre matches, les Anglais grimpent d’une place, de la troisième à la deuxième, mais le groupe reste dominé par la Suède. Les Suédois ont signé leur troisième victoire en trois matches aux dépens du Luxembourg 2-0. Groupe 6 : L’Espagne, éliminée prématurément du Mondial, battue par Chypre à l’étonnement général lors de la première journée éliminatoire de l’Euro 2000, a repris des couleurs fringantes en écrasant l’Autriche 9-0. Raul, qui fêtait son 21e anniversaire, s’est offert en guise de cadeau quatre buts, dont le premier de la partie à la 5 e minute. Ismael Urzaiz a marqué deux autres buts, Fernando Hierro en a ajouté un sur penalty, l’Autrichien Arnold Wetl marquant encore contre son camp pour alourdir l’addition avant que Fran Gonzalez ne pose la cerise sur le gâteau à la 85 e minute. Chypre reste leader avec neuf points. L’Espagne revient à la troisième place du groupe derrière sa victime du soir. Groupe 7 : La Roumanie et la Slovaquie, deux des favoris, se sont neutralisés 0-0 à Bucarest. Les Roumains n’ont pas su profiter de l’expulsion de Vladimir Labant à un quart d’heure du coup de sifflet final pour un deuxième carton jaune. Les Portugais mènent avec neuf points, mais seulement un point d’avance sur les Roumains, et deux sur les Hongrois et les Slovaques. Chaque nation s’attache donc à soigner une différence de buts qui pourrait s’avérer décisive en fin de parcours et ce sont les deux petits poucets, Azerbaïdjan et Liechtenstein, qui en font les frais. Les Portugais ont infligé un humiliant 7-0 aux Azéris vendredi soir, les Hongrois ont puni le Liechtenstein 5-0 samedi à Budapest. Groupe 9 : La République tchèque, finaliste du dernier championnat d’Europe, continue un impressionnant parcours sans faute. Elle a décroché sa quatrième victoire en quatre matches aux dépens de la Lituanie battue 2-0 (buts de Michal Hornak et Patrik Berger). Le match Écosse-Bosnie a été reporté pour cause de crise au Kosovo, de même que les deux matches du groupe huit opposant d’une part Yougoslavie et Croatie, d’autre part Macédoine et Irlande. France : Zidane indispensable En concédant un match nul (0-0) dont elle se serait bien passée, l’équipe de France a pu mesurer face à l’Ukraine le poids que fait peser sur son jeu l’absence de Zinedine Zidane. Le maître à jouer des Bleus, qui se remet rapidement d’une blessure au genou, n’a été qu’imparfaitement remplacé par l’association de Robert Pires, Youri Djorkaeff et Christophe Dugarry. Et la rencontre, présentée comme la plus importante des champions du monde cette année, fut exactement celle à laquelle on pouvait s’attendre : sérieuse, acharnée mais sans aucun éclair de génie. En comptant sur leur seule volonté, les Français ont réussi une excellente première mi-temps puis se sont lentement laissés étouffer physiquement, passant tout près de la catastrophe sur une percée du buteur ukrainien Andrei Chevtchenko en fin de match. «Je ne suis pas mécontent de l’option choisie pour remplacer Zidane, a commenté le coach tricolore, Roger Lemerre. Mais il est vrai que cela est difficile de faire oublier le meilleur joueur du monde, plébiscité comme tel». «Des matches de très haut niveau comme celui-ci, cela se gagne à très peu de choses», a-t-il souligné. Ils se gagnent, en fait, sur la présence d’un joueur capable de faire, seul, la différence comme lors de la finale de la Coupe du monde ou d’offrir à ses attaquants les buts de la victoire comme face à l’Angleterre le mois dernier à Wembley. Sans le dire, Lemerre ne s’y est d’ailleurs pas trompé et ses premiers compliments sont allés à la défense, qui dans l’adversité de la dernière demi-heure a réussi à préserver un résultat, qui a posteriori lui semble bon. «La France a fait son travail et son devoir sur le plan défensif et à part une incartade en fin de rencontre, cela fut parfait», a-t-il souligné. Ce motif de satisfaction n’apporte pourtant rien de nouveau : la défense mise en place par Aimé Jacquet est ce qu’il se fait sûrement de mieux comme l’avaient démontré les statistiques du Mondial, avec deux buts encaissés en sept rencontres.
À l’exception notable de la France, tenue en échec 0-0 par l’Ukraine au Stade de France, la hiérarchie du football a été respectée voire rétablie samedi lors de la reprise des éliminatoires de l’Euro 2000. Après une longue trêve hivernale, l’Allemagne, tenante du titre, l’Angleterre et surtout l’Espagne ont mis fin aux doutes qui les taraudaient depuis le Mondial en remportant des victoires logiques et méritées. Groupe 1 : L’Italie poursuit tranquillement sa route de leader et a engrangé sa troisième victoire en autant de matches à Copenhague contre le Danemark 2-1, par des buts de Filippo Inzaghi et Antonio Conte, contre un but d’Ebbe Sand. La Suisse a décroché une précieuse victoire 1-0 en Biélorussie grâce à Sébastien Fournier. Elle passe de la dernière à la troisième place du groupe. Le Pays...