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Actualités - Reportages

Stylisme Loulwa Abdel-Baki : la maîtrise du patchwork (photos)

Loulwa Abdel-Baki aime varier les styles et amalgamer les tissus. Ses collections offrent une large palette. Avec une constante : des robes patchwork. Sa boutique-atelier, Kalabsha, a des murs couleurs vitamines, un mobilier original, qui reflètent la personnalité solaire, exubérante de Loulwa Abdel-Baki. «J’aime le mélange des cultures», dit-elle. Dans son travail, cela transparaît au niveau du mixage des couleurs, des tissus, des styles ethniques et modernes. Dans sa ligne, le twin-set chic en soie côtoie les jupes gitanes, les robes longues fluides aux coupes sexy, les pantalons stretch, ou les chemises en velours dévoré… «Lorsque je conçois une collection, je pense à toutes les femmes. Les grandes minces, les petites menues, les fortes de taille moyenne, les jeunes, les moins jeunes… Mon premier objectif est de confectionner des vêtements qui mettent en valeur les points forts de chaque type de silhouette». Son axiome : «Il ne faut pas qu’on remarque la robe, mais la femme qui la porte». Un principe qu’elle appliquait déjà à l’époque de ses tout premiers croquis, à 12 ans, lorsqu’elle dessinait «de belles femmes parées de belles robes». À 16 ans, elle créait et cousait ses propres tenues d’adolescente branchée. «Cela faisait hurler ma mère», se souvient-elle, amusée. C’est dire si le stylisme était bien sa vocation. Vocation contrariée au départ par ses parents qui ne trouvaient pas cette profession sérieuse. Conciliante, elle se dirige alors vers la psychologie, décroche un B.A. à l’Université américaine de Beyrouth. Puis revient à ses premières amours. Elle part pour New York suivre les cours de la célèbre Parson’s School of Design. Puis après deux ans d’expérience dans des maisons de prêt-à-porter, elle ressent le mal du pays. «Je suis retournée à Beyrouth en 1989, en pleins événements. On m’a traitée de folle, mais j’avais besoin de retrouver mes racines», dit-elle. Fonceuse et optimiste, Loulwa décide de lancer sa propre marque Kalabsha et s’attelle à une première collection. Qu’elle présente en novembre 1990 lors d’un défilé mémorable aux chandelles à l’hôtel Saint-Georges, alors en ruines. Les collections et les défilés se suivront dès lors sans se ressembler à raison d’une gamme de 100 modèles par saison. «Ce qui correspond à quelque 500 pièces en hiver et un millier en été», indique la styliste, qui fait travailler une dizaine de couturières et petites mains. «Je ne peux pas produire en masse, le pays est petit et les Libanaises n’aiment pas porter des modèles trop communs». C’est d’ailleurs une des raisons qui la poussent à ramener des coupons des États-Unis, où elle se rend deux ou trois fois par an. Elle déplore en passant «le look surchargé» de ses compatriotes. «Elles sont souvent trop habillées rien que pour aller au marché». Loulwa, pour sa part, prêche l’art du vêtement adapté à chaque circonstance. Tout en essayant de concevoir dans sa ligne le plus grand nombre de tenues portables en toutes circonstances.
Loulwa Abdel-Baki aime varier les styles et amalgamer les tissus. Ses collections offrent une large palette. Avec une constante : des robes patchwork. Sa boutique-atelier, Kalabsha, a des murs couleurs vitamines, un mobilier original, qui reflètent la personnalité solaire, exubérante de Loulwa Abdel-Baki. «J’aime le mélange des cultures», dit-elle. Dans son travail, cela transparaît au niveau du mixage des couleurs, des tissus, des styles ethniques et modernes. Dans sa ligne, le twin-set chic en soie côtoie les jupes gitanes, les robes longues fluides aux coupes sexy, les pantalons stretch, ou les chemises en velours dévoré… «Lorsque je conçois une collection, je pense à toutes les femmes. Les grandes minces, les petites menues, les fortes de taille moyenne, les jeunes, les moins jeunes… Mon premier objectif est de...