Les opérations contre les défenses sol-air : brouiller et détruire
le 27 mars 1999 à 00h00
Les opérations de guerre aérienne du type de celles menées par l’Otan au- dessus de la Yougoslavie, nécessaires pour assurer la suprématie aérienne, visent d’abord à rendre l’adversaire sourd, aveugle et muet, pour lui interdire autant que possible d’utiliser ses défenses et ses communications. Les missiles de croisière, tirés très loin de l’objectif depuis des avions, des sous-marins ou des bâtiments de surface, permettent d’obtenir la destruction d’un certain nombre d’installations de défense sol-air sans risquer la vie de pilotes. Pourtant, la taille de certains objectifs, comme des radars ou des antennes présentant une surface de quelques mètres carrés, peut les protéger contre les missiles de croisière dont la précision est de l’ordre de quelques mètres, a expliqué un pilote de Mirage 2000. Pour détruire ces objectifs, il faut donc les «traiter» avec des bombes à guidage laser (BGL), tirées à quatre ou cinq kilomètres de distance, depuis des chasseurs-bombardiers. Ces BGL, d’un poids de 250 à 1 000 kg, selon les versions, assurent une précision de l’ordre du mètre. C’est précisément la tactique adoptée dès le premier jour des frappes de l’Otan sur la RFY, destinées essentiellement à neutraliser ses défenses aériennes. Ces frappes ont d’ailleurs débuté par des tirs de missiles de croisière, suivis de trois vagues de bombardement effectués par des F-15 ou F-16, des Mirage ou des Tornado. «Toute la difficulté, selon ce pilote français, consiste à pouvoir délivrer la bombe sans s’exposer aux défenses sol-air (missiles et canons antiaériens)». Dans ce cas, il faut d’abord disposer d’une forte capacité de brouillage apportée sur zone par des avions de guerre électronique comme les appareils EA-6B Prowler, pour annihiler les capacités de détection puis de tir. Le pilote doit également voler à une altitude suffisante pour être hors d’atteinte des obus de 20 ou de 30 mm de la défense antiaérienne. Enfin, en s’approchant de l’objectif, le pilote bénéficiera des moyens d’autoprotection (systèmes de brouillage et leurres) de son appareil pour tirer ses BGL.
Les opérations de guerre aérienne du type de celles menées par l’Otan au- dessus de la Yougoslavie, nécessaires pour assurer la suprématie aérienne, visent d’abord à rendre l’adversaire sourd, aveugle et muet, pour lui interdire autant que possible d’utiliser ses défenses et ses communications. Les missiles de croisière, tirés très loin de l’objectif depuis des avions, des sous-marins ou des bâtiments de surface, permettent d’obtenir la destruction d’un certain nombre d’installations de défense sol-air sans risquer la vie de pilotes. Pourtant, la taille de certains objectifs, comme des radars ou des antennes présentant une surface de quelques mètres carrés, peut les protéger contre les missiles de croisière dont la précision est de l’ordre de quelques mètres, a expliqué un pilote de Mirage 2000....
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