Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La robe de mariée va-t-elle passer de mode ?(photos)

Robe blanche, bouquet, voile, coiffe... Voilà deux siècles que la tenue de l’épousée ne change pas de protocole, du moins en Occident. C’est que toute une symbolique est intimement associée à cet uniforme d’épousailles. La robe de mariée oscille entre deux tendances opposées: simplicité virginale, dépouillement, vêtement évoquant la tunique hiératique des représentations religieuses. Ou alors tenue de reine, somptueuse et spectaculaire, pour marquer le changement de statut de la jeune fille en femme mariée et future mère. Dans l’histoire de la mode, ce sont Balenciaga, Christian Dior, Paco Rabanne qui vont se ranger du côté style «virginal»: coupe architecturale, dépouillée, savamment étudiée, sans ornementations et références criardes. Une vraie robe de cérémonie religieuse. Un autre groupe de créateurs, dont Christian Lacroix, Yves Saint-Laurent, Olivier Lapidus, fait de cette «robe d’un jour» la «robe de toujours», une création où la virtuosité devient performance. Une véritable pièce de bravoure où se reflète le talent, le savoir-faire, la culture et la personnalité de son créateur. Hors de toute vogue et hors du temps. Il faut avouer que c’est dès le XIXe siècle que cette tendance a creusé son chemin: Poiret, Worth, Lacroix, Galliano sont les grandes griffes de la robe-apparat qui donne à la cérémonie le ton d’«événement». Le style robe-épure aussi se perpétue à travers les générations des couturiers. Yves Saint-Laurent et Courrèges sont passés maîtres du genre dans l’histoire du costume. Le premier grâce à une robe tricotée d’un seul tenant et à superpositions et le second, une robe-tube sans aucun ornement, totalement monacale, mais véritable merveille sur le plan de la coupe et de l’audace. Le Musée de la mode de la ville de Paris au Palais Galliera organise, sous le titre général «Mariage», une rétrospective très originale des tenues nuptiales (du 16 avril au 29 août 1999). L’originalité de cette manifestation consiste dans la correspondance des tenues à l’évolution du mariage en tant qu’institution. Car le mariage civil a lui aussi droit à l’évolution de ses tenues et la comparaison semble assez significative. Par ailleurs, dans les pays où le divorce se banalise, de nouveaux contrats relationnels (tels les PACS en France) prévoient des unions pour le moins inhabituelles. Quel serait l’avenir de la robe de mariée? En fait, l’exposition du musée Galliera, à travers le panorama qu’elle propose, offre un important sujet de réflexion sur la relation homme-femme à l’aube du siècle qui commence. Quand on dit que les chiffons sont loin d’être un sujet futile...
Robe blanche, bouquet, voile, coiffe... Voilà deux siècles que la tenue de l’épousée ne change pas de protocole, du moins en Occident. C’est que toute une symbolique est intimement associée à cet uniforme d’épousailles. La robe de mariée oscille entre deux tendances opposées: simplicité virginale, dépouillement, vêtement évoquant la tunique hiératique des représentations religieuses. Ou alors tenue de reine, somptueuse et spectaculaire, pour marquer le changement de statut de la jeune fille en femme mariée et future mère. Dans l’histoire de la mode, ce sont Balenciaga, Christian Dior, Paco Rabanne qui vont se ranger du côté style «virginal»: coupe architecturale, dépouillée, savamment étudiée, sans ornementations et références criardes. Une vraie robe de cérémonie religieuse. Un autre groupe de...