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Actualités - Chronologie

G-B - Yémen Londres libère un islamiste réclamé par Sanaa

La police britannique a libéré vendredi l’islamiste Abou Hamza réclamé par le Yémen qui le soupçonne d’avoir commandé des opérations terroristes sur son sol. Abou Hamza, qui réside à Londres, et deux autres hommes avaient été arrêtés lundi en vertu de la loi pour la prévention du terrorisme. La police aurait pu les maintenir en détention durant sept jours avant de les inculper, mais, selon un porte-parole, ils ont été libérés tard dans la soirée de jeudi sous caution «en attendant la poursuite de l’enquête». Abou Hamza al-Masri, d’origine égyptienne, est également connu sous le nom de Mustapha Kamel. Bien qu’il ait toujours nié les accusations de terrorisme, il s’est constamment fait l’avocat de la guerre sainte contre les États-Unis et dirige à Londres un mouvement extrémiste, les Partisans de la charia. Dans un communiqué, le groupe al-Muhajiroun, lié aux Partisans de la charia, a qualifié la libération des trois hommes de «victoire symbolique de l’islam, des musulmans et du mouvement islamique». Selon le communiqué, les deux autres personnes libérées sont Yassir as-Sirrie, connu également sous le nom d’Abou Ammar, chef du Centre de l’observatoire islamique de Londres, et Frank Ben Ilias. Les trois hommes se trouvaient au domicile d’Abou Hamza dans la partie ouest de Londres au moment de leur arrestation. Londres avait réactivé une loi qui vise «toute personne responsable de commandite ou de préparation d’un acte terroriste» en Grande-Bretagne ou à l’étranger pour mener l’opération de lundi. Sanaa accuse Abou Hamza d’avoir envoyé sur son territoire un groupe de huit musulmans britanniques et deux Algériens pour y mener des attaques terroristes contre des objectifs américains et britanniques. Parmi les suspects se trouvent le fils et le gendre d’Abou Hamza. Ils sont actuellement jugés à Aden. Abou Hamza est accusé également d’être lié à un groupe islamiste responsable de l’enlèvement de touristes occidentaux en décembre dernier. Quatre des otages, dont trois Britanniques, avaient trouvé la mort au cours d’un échange de coups de feu durant leur libération par la police. Abou Hamza a uniquement reconnu avoir eu des contacts téléphoniques avec les ravisseurs peu après l’enlèvement. L’islamiste, qui officie dans une mosquée du nord de Londres, a longtemps fait l’objet d’une surveillance de la part de la police. Un proche d’Abou Hamza, cheikh Omar Bakri Mohammed, a déclaré que son interrogatoire a porté en partie sur le Yémen et en partie sur des déclarations qu’il a faites en Grande-Bretagne. Selon M. Mohammed, Abou Hamza n’a répondu à aucune des questions de la police. D’origine égyptienne, Abou Hamza, un ancien videur de boîte de nuit et garde du corps, a pris la nationalité britannique en épousant une Britannique en 1985. Dans ses sermons du vendredi à la mosquée de Finsbury, Abou Hamza, qui affirme avoir perdu un œil et une jambe au cours de sa participation aux combats en Afghanistan, dénonce le «grand Satan» (les États-Unis) ainsi que la Grande-Bretagne pour leurs frappes contre l’Irak. Malgré le titre de cheikh qu’il s’est attribué, il n’est pas reconnu par la majorité des musulmans. De même, l’université de Brighton, où il affirme avoir fait des études d’ingénieur, dit n’avoir pas son nom sur ses registres. Reconnaissant une amitié avec Oussama ben Laden, que les États-Unis accusent d’avoir commandité les attaques contre ses ambassades de Nairobi et de Dar es-Salaam, il a appelé au cours d’un discours il y a trois semaines, à faire sauter des appareils de l’armée américaine avec des mines portées par des ballons. Sur son site Internet, Abou Hamza fait de la publicité pour des «stages» qui consistent en l’apprentissage du coran et des arts martiaux. Mais selon ses adversaires, il s’agit surtout de camps d’entraînement au maniement des grenades, des explosifs et d’autres armes.
La police britannique a libéré vendredi l’islamiste Abou Hamza réclamé par le Yémen qui le soupçonne d’avoir commandé des opérations terroristes sur son sol. Abou Hamza, qui réside à Londres, et deux autres hommes avaient été arrêtés lundi en vertu de la loi pour la prévention du terrorisme. La police aurait pu les maintenir en détention durant sept jours avant de les inculper, mais, selon un porte-parole, ils ont été libérés tard dans la soirée de jeudi sous caution «en attendant la poursuite de l’enquête». Abou Hamza al-Masri, d’origine égyptienne, est également connu sous le nom de Mustapha Kamel. Bien qu’il ait toujours nié les accusations de terrorisme, il s’est constamment fait l’avocat de la guerre sainte contre les États-Unis et dirige à Londres un mouvement extrémiste, les Partisans...