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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Milan-San Remo Michele Bartoli en route pour la gloire

Milan-San Remo ouvre samedi la Coupe du monde cycliste et permet à l’Italie de se retrouver derrière une cause commune, la Primavera : à ce titre, Michele Bartoli sera le grandissime favori. C’est un mystère pour bon nombre d’observateurs mais Milan-San Remo, dont le parcours est pourtant l’un des moins spectaculaires des dix rendez-vous de la Coupe du monde, fascine le peloton. Pourtant, les coureurs avouent s’ennuyer pendant 250 km, la distance permettant d’atteindre les célèbres capi du bord de mer, et sont conscients de n’avoir aucune chance d’y surprendre le peloton. Mais c’est sans doute dans cette difficulté à faire la différence que réside l’attrait paradoxal de cette classique. Tous savent que le Poggio, ultime difficulté du jour, doit servir de tremplin vers la gloire, mais peu de champions sont capables d’en tirer profit. Ces dix dernières années, quatre coureurs ont su attaquer sur ce monticule bordé de serres horticoles : Laurent Fignon en 1990, accompagné de Frans Maassen, Maurizio Fondriest, seul en 1993, le fulgurant et douteux Giorgio Furlan l’année suivante, puis enfin Fondriest à nouveau en 1995, même s’il n’avait pu se défaire de Laurent Jalabert, futur vainqueur. Ils sont trois au départ cette année à paraître capables de rendre à la Primavera toute la magie que les deux sprints victorieux de l’Allemand Erik Zabel en 1997 et 1998 avaient égratignée. Trio de favoris Vainqueur de Tirreno-Adriatico la semaine dernière, Bartoli est incontournable, même s’il préfère les pentes un peu plus rudes, mais une victoire sur la Via Roma lui confèrerait en Italie la gloire qu’il mérite mais qu’il n’a pas encore vraiment conquise. Le Belge Franck Vandenbroucke ne peut non plus être écarté, parce que rien ne se refuse au talent pur. Enfin le Néerlandais Michael Boogerd, récent vainqueur de Paris-Nice, ferait lui aussi un lauréat idéal, car il possède la qualité de démarrage d’un Laurent Jalabert en côte. Ce dernier, à 30 ans, reste l’un des trois grand coureurs de classiques en exercice avec Michele Bartoli et Johan Museeuw. S’il reste un maître stratège en course, il n’a plus depuis deux saisons la même capacité explosive dans les côtes. De plus, pendant Tirreno-Adriatico, il s’est empêtré dans une querelle avec Michele Bartoli, ce dernier lui ayant reproché de n’être «pas capable de courir pour gagner», et si cette brouille devait s’exprimer sur la route de San Remo, nul doute que la puissante formation Mapei et ses sept vainqueurs potentiels saurait faire diversion. Des seconds rôles pourraient alors sortir du rang à moins que, pour la troisième année consécutive, la première classique du printemps ne se solde par un sprint massif. La « San Remo » des dames La Primavera rosa, nom officiel de l’équivalent féminin de Milan-San Remo, marquera samedi la venue de la Coupe du monde dames sur le continent européen. La compétition a débuté au début du mois par les deux premières manches disputées aux antipodes, en Australie (Canberra) et en Nouvelle-Zélande (Hamilton). Car, à l’inverse de son aînée mise en place pour les messieurs voici dix ans et cantonnée à l’Europe, elle visite trois continents au long de ses neuf manches (six l’an passé). Deux courses jumelées avec des classiques, sont prévues, la Primavera rosa puis la Flèche wallonne en Belgique (14 avril), avant un passage en Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis). Le peloton féminin doit revenir ensuite en Europe pour les trois dernières manches (France, Pays-Bas, Suisse), la finale étant fixée près de Zurich le 26 septembre. Vingt-six équipes sont engagées dans la Primavera qui emprunte les 118 derniers kilomètres de Milan-San Remo, à partir de Varazze. En l’absence de la championne du monde, la Lituanienne Diana Ziliute, qui se remet d’une broncho-pneumonie, l’Allemande Hanka Kupfernagel (Greenery Hawk) et l’Italiennne Alessandra Cappellotto (Gas sport) sont attendues dans un peloton qui comprend également les deux championnes olympiques italiennes, en VTT (Paola Pezzo) et en poursuite (Antonella Bellutti), ainsi que la Française Catherine Marsal pour le compte d’une équipe italienne (Edilsavino).
Milan-San Remo ouvre samedi la Coupe du monde cycliste et permet à l’Italie de se retrouver derrière une cause commune, la Primavera : à ce titre, Michele Bartoli sera le grandissime favori. C’est un mystère pour bon nombre d’observateurs mais Milan-San Remo, dont le parcours est pourtant l’un des moins spectaculaires des dix rendez-vous de la Coupe du monde, fascine le peloton. Pourtant, les coureurs avouent s’ennuyer pendant 250 km, la distance permettant d’atteindre les célèbres capi du bord de mer, et sont conscients de n’avoir aucune chance d’y surprendre le peloton. Mais c’est sans doute dans cette difficulté à faire la différence que réside l’attrait paradoxal de cette classique. Tous savent que le Poggio, ultime difficulté du jour, doit servir de tremplin vers la gloire, mais peu de champions sont...