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Actualités - Chronologie

Lewis-Holyfield La boxe perd de sa crédibilité, selon la presse britannique

La boxe a perdu le peu de crédibilité qui lui restait après le match nul controversé du combat pour l’unification du titre mondial des lourds entre Lennox Lewis et Evander Holyfield, estime lundi la presse britannique, unie pour dénoncer un «scandale». «Coup monté», «Un parfum de scandale», s’exclame en première page le Sun, premier tirage national avec 3,8 millions d’exemplaires vendus quotidiennement. «Dupé», lui répond son principal concurrent The Mirror en parlant de «l’un des verdicts les plus honteux de l’histoire turbulente de la boxe». Les tabloïdes ne sont pas seuls à s’affliger du résultat alors que le «colosse» national paraissait de l’avis général avoir fait ce qu’il fallait pour décrocher la ceinture mondiale. La quasi-totalité des journaux dits de qualité y consacrent, fait inhabituel pour un sujet sportif, de longs éditoriaux. Le sentiment d’injustice est tel que le ministre britannique des Sports Tony Banks est monté au créneau lundi matin à la BBC-radio pour parler d’un coup «très, très dur» porté à l’image de la boxe et a exigé un nouveau combat organisé cette fois en Grande-Bretagne. «Lennox Lewis s’est fait voler le titre mondial par un jugement erroné», clame le Times. «Le résultat douteux ternit un peu plus la réputation déjà calamiteuse de la boxe», analyse le quotidien. Le Guardian, qui dénonce «la farce» du Madison Square Garden, a toutefois trouvé un perdant certain à l’issue de cette rencontre qui a passionné les Britanniques au cours des dernières semaines : «Et le vaincu est... le monde trouble de la boxe», écrit-il en première page. Le Sun, qui a compté 348 coups décochés par Lennox Lewis contre seulement 130 pour Evander Holyfield, s’interroge aussi sur l’avenir d’un sport déjà handicapé par la profusion des fédérations concurrentes. La rencontre de New York «était l’occasion de restaurer la crédibilité de ce sport ainsi que de faire revenir les grands combats dans la plus prestigieuse des arènes», souligne le journal. «Rien de tout cela ne s’est produit», tranche-t-il. Le gouverneur de l’État de New York demande une enquête Le gouverneur de l’État de New York, George Pataki, a demandé que la Commission de boxe de l’État enquête sur le championnat du monde des lourds entre l’Américain Evander Holyfield et le Britannique Lennox Lewis, après le nul décrété par les trois juges samedi soir en contradiction avec la nette domination exercée par Lewis sur le ring. «Nous avons travaillé dur pour ramener les grands championnats de boxe au Madison Square Garden», a souligné le gouverneur républicain de l’État, dans une déclaration reprise lundi par la presse américaine. «Mais cela doit être fait d’une manière qui préserve l’intégrité de la boxe et la confiance des gens dans ce sport», a-t-il ajouté. «Si la décision de samedi compromet cela, alors il faudra certainement y regarder de plus près pour s’assurer qu’à l’avenir nous pouvons être confiant que les juges se montreront objectifs et n’aient pas de motifs cachés». «C’est quelque chose dont la Commission de boxe de l’État de New York devrait s’assurer», a encore déclaré M. Pataki, qui a souligné ne pas avoir suivi le combat à la télévision mais qu’il avait été tenu informé de son déroulement jusqu’au 8e round. La Commission de boxe de l’État de New York, qui supervisait la réunion du Madison Square Garden, a indiqué n’être responsable que du choix de l’arbitre Arthur Mercante, dont le comportement pendant le combat a été exempt de toute critique. En ce qui concerne le choix des juges, son rôle s’est limité à approuver ceux proposés par les trois organisations sanctionnant le combat, l’IBF, la WBC et la WBA, a-t-elle précisé.
La boxe a perdu le peu de crédibilité qui lui restait après le match nul controversé du combat pour l’unification du titre mondial des lourds entre Lennox Lewis et Evander Holyfield, estime lundi la presse britannique, unie pour dénoncer un «scandale». «Coup monté», «Un parfum de scandale», s’exclame en première page le Sun, premier tirage national avec 3,8 millions d’exemplaires vendus quotidiennement. «Dupé», lui répond son principal concurrent The Mirror en parlant de «l’un des verdicts les plus honteux de l’histoire turbulente de la boxe». Les tabloïdes ne sont pas seuls à s’affliger du résultat alors que le «colosse» national paraissait de l’avis général avoir fait ce qu’il fallait pour décrocher la ceinture mondiale. La quasi-totalité des journaux dits de qualité y consacrent, fait...