Le champion des Pays-Bas Michael Boogerd a enlevé Paris-Nice dimanche au terme d’une semaine de course totalement maîtrisée par sa formation Rabobank. La huitième et dernière étape a été enlevée au sprint par le champion de Belgique Tom Steels, de la Mapei. À bientôt 26 ans, Boogerd s’affirme bel et bien comme le grand champion que tout un pays attend depuis de longues années. Il est le premier Hollandais à gagner la Course au Soleil depuis Joop Zoetemelk il y a vingt ans. Fait rarissime, c’est au cours de la deuxième étape entre Nangis et Sens, courue sous une pluie glaciale mais dénuée de toute difficulté, que l’épreuve s’est jouée. Boogerd a bénéficié ce jour-là d’un beau concours de circonstances, le grand favori, et tenant du titre, Franck Vanderbroucke, victime d’une crevaison, perdant alors toute chance de conserver son trophée. Le champion hollandais, leader à l’issue de la cinquième étape jeudi, a ensuite fait preuve d’une grande autorité et s’est affirmé, dans les étapes difficiles, comme le digne successeur d’Erik Breukink, son dernier grand prédécesseur néerlandais dans les courses à étapes. Vainqueur l’an dernier de la Semaine catalane, cinquième du Tour de France, vainqueur d’une étape à Aix-les-Bains sous la pluie dans le Tour 1996, double champion des Pays-Bas, Boogerd est désormais une star aux Pays-Bas, où il a réussi le tour de force de faire oublier l’ancien trio-roi composé de Rooks, Theunisse et Breukink. De l’avis même de ses compatriotes, il a, à lui seul, assuré le succès des critériums d’après-Tour l’an dernier. Son succès dans Paris-Nice est d’autant plus savoureux qu’il avait failli ne pas y participer. Depuis 1981, après avoir été mis hors course par les organisateurs, Rabobank refusait tous les ans de s’engager dans la Course au Soleil. Son patron, Jan Raas, a cependant un avis négatif des organisateurs du Tirreno-Adriatico, qui se court en même temps, alors qu’il comptait y aligner son leader. Une chance pour sa formation qui place quatre hommes dans les dix premiers du classement général final. Côté français, Richard Virenque s’est rassuré sur sa forme. Malgré le manque d’entraînement, le Varois a terminé 14e et premier Tricolore sous le maillot de sa nouvelle équipe Polti. Voici les classements de Paris-Nice à l’issue de la 8e et dernière étape disputée dimanche : L’étape (157 km autour de Nice) : 1. Tom Steels (Bel) Mapei 4h 06’41’’ 2. Harald Morscher (Aut) Saeco 3. Glenn Magnusson (Suè) US Postal 4. Jo Planckaert (Bel) Lotto 5. Stuart O’Grady (Aus) Crédit Agricole 6. Olivier Perraudeau (Fra) Crédit Agricole 7. Henk Vogels (Aus) Crédit Agricole 8. Rossano Brasi (Ita) Polti tous même temps Classement général final : 1. Michael Boogerd (P-B) Rabobank 36h 04’13’’ 2. Markus Zberg (Sui) Rabobank à 57’’ 3. Santiago Botero (Col) Kelme à 1’38’’ 4. Frank Vanderbroucke (Bel) Cofidis à 2’10’’ 5. Marc Wauters (Bel) Rabobank à 2’13’’ 6. Maarten Den Bakker (P-B) Rabobank à 2’14’’ 7. Dario Frigo (Ita) Saeco à 2’30’’ 8. Wladimir Belli (Ita) Festina à 2’32’’
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le champion des Pays-Bas Michael Boogerd a enlevé Paris-Nice dimanche au terme d’une semaine de course totalement maîtrisée par sa formation Rabobank. La huitième et dernière étape a été enlevée au sprint par le champion de Belgique Tom Steels, de la Mapei. À bientôt 26 ans, Boogerd s’affirme bel et bien comme le grand champion que tout un pays attend depuis de longues années. Il est le premier Hollandais à gagner la Course au Soleil depuis Joop Zoetemelk il y a vingt ans. Fait rarissime, c’est au cours de la deuxième étape entre Nangis et Sens, courue sous une pluie glaciale mais dénuée de toute difficulté, que l’épreuve s’est jouée. Boogerd a bénéficié ce jour-là d’un beau concours de circonstances, le grand favori, et tenant du titre, Franck Vanderbroucke, victime d’une crevaison, perdant alors...