Yossi Beilin déplore la tragédie des relations égypto-israéliennes
le 13 mars 1999 à 00h00
Le député israélien d’opposition, Yossi Beilin, a qualifié de «tragédie» les relations égypto-israéliennes qui sont à leur plus bas niveau à la veille du 20e anniversaire de leur traité de paix. M. Beilin, qui a été l’un des artisans des accords de paix avec les Palestiniens, a indiqué qu’il tentait de maintenir de bonnes relations avec l’Égypte, négligées par le gouvernement de M. Benjamin Netanyahu. Il a notamment souligné la rareté d’échanges de visites officielles entre Le Caire et Tel-Aviv, qui ne sont pourtant qu’à une heure d’avion, affirmant que «ceci n’aurait jamais dû arriver». Il a indiqué qu’il effectuait une visite de dix heures au Caire pour des pourparlers avec M. Oussama el-Baz, conseiller politique du président égyptien Hosni Moubarak, ainsi que le chef de la diplomatie égyptienne, Amr Moussa. Vingt ans après que l’Égypte et Israël aient brisé la «barrière psychologique» et signé un traité de paix le 26 mars 1979, «malheureusement, je ne peux dire qu’il y ait quelque chose à célébrer», a déploré M. Beilin. «Après 20 ans, (les relations avec l’Égypte) sont à leur plus bas niveau», a-t-il déclaré. Il s’agit d’une «situation très triste», a-t-il ajouté. Le gouvernement Netanyahu a accusé l’Égypte de s’immiscer dans les affaires israéliennes et d’influencer négativement le président palestinien Yasser Arafat dans ses pourparlers avec l’État hébreu. M. Beilin a affirmé que le parti travailliste aspire à remporter les élections générales en mai afin de réactiver le processus de paix. «Je pense que le processus de paix est plus fort que nous tous», a déclaré M. Beilin, qui a été l’un des architectes des accords israélo-palestiniens d’Oslo en 1993, ayant conduit à l’autonomie palestinienne. Au début de l’année, il avait proposé un plan destiné à débloquer les négociations israélo-palestiniennes et s’était déclaré favorable à un retrait de l’armée israélienne du sud du Liban. M. Beilin avait souligné que sa proposition de paix dépendait d’un accord du président palestinien Yasser Arafat à reporter la proclamation de l’État palestinien, le 4 mai, comme il prévoit de le faire. «Dans le cadre de ma proposition, Israël se déclarera prêt à reconnaître immédiatement un État palestinien démilitarisé, dont les frontières et la capitale ne seront pas définies, et de quitter 50 % de la Cisjordanie, si cet État est proclamé le 1er janvier 2000», a déclaré M. Beilin en janvier.
Le député israélien d’opposition, Yossi Beilin, a qualifié de «tragédie» les relations égypto-israéliennes qui sont à leur plus bas niveau à la veille du 20e anniversaire de leur traité de paix. M. Beilin, qui a été l’un des artisans des accords de paix avec les Palestiniens, a indiqué qu’il tentait de maintenir de bonnes relations avec l’Égypte, négligées par le gouvernement de M. Benjamin Netanyahu. Il a notamment souligné la rareté d’échanges de visites officielles entre Le Caire et Tel-Aviv, qui ne sont pourtant qu’à une heure d’avion, affirmant que «ceci n’aurait jamais dû arriver». Il a indiqué qu’il effectuait une visite de dix heures au Caire pour des pourparlers avec M. Oussama el-Baz, conseiller politique du président égyptien Hosni Moubarak, ainsi que le chef de la diplomatie...
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