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Actualités - Chronologie

Tibet Les autorités chinoises étouffent rapidement la contestation à Lhassa

Les autorités chinoises au Tibet ont rapidement mis fin aux velléités de protestation des indépendantistes tibétains à l’occasion du quarantième anniversaire des émeutes de Lhassa, dont l’échec avait provoqué le départ en exil du dalaï-lama, a-t-on appris hier à Pékin. Deux moines ont été interpellés dans le centre de la capitale tibétaine après avoir brièvement protesté mercredi contre la présence chinoise près de la place centrale qui avait été le point de départ du soulèvement du 10 mars 1959 et aussi celui des manifestations du 8 mars 1989. Selon une organisation implantée à Londres, Free Tibet Campaign, les deux bonzes, âgés d’une trentaine d’années, ont scandé des slogans indépendantistes à proximité de la place Barkhor dans la matinée de mercredi. «Selon des sources dignes de foi, l’un des moines a été arrêté sur le champ, alors que l’autre essayait en vain de prendre la fuite. Tous deux sont à présent en détention», a indiqué l’association dans un communiqué. Arrestations de bonzes protestataires «Une demi-heure plus tard, trois véhicules transportant des policiers anti-émeutes et des chiens étaient en patrouille sur la place en réponse manifeste à l’incident», a ajouté Free Tibet Campaign, ajoutant que la place était surveillée à la jumelle depuis les toits par des militaires. Par ailleurs, au monastère de Sera, situé à environ 5 kilomètres de Lhassa, quelques bonzes ont également protesté contre la présence chinoise avant d’être emmenés par les forces de l’ordre qui les ont frappés, a indiqué l’association. Commémoration des émeutes de 1959 et 1989 Ces incidents se sont produits alors que les Tibétains commémoraient les émeutes de 1959 et 1989 qui ont fait des milliers de morts parmi la population tibétaine. Selon une autre organisation également implantée à Londres, Tibet Information Network (TIN), au moins 80 personnes ont été interpellées ces dernières semaines dans la région de Lhassa afin de décourager toute tentative de commémoration des émeutes. Les représentants du régime chinois au Tibet se sont dits mardi déterminés à écraser les séparatistes tibétains, tout en assurant que la porte restait ouverte sous conditions pour négocier avec le dalaï-lama. Depuis son exil de Dharamsala, dans le nord de l’Inde, le guide spirituel tibétain a de son côté appelé mercredi le régime chinois à reprendre le dialogue.
Les autorités chinoises au Tibet ont rapidement mis fin aux velléités de protestation des indépendantistes tibétains à l’occasion du quarantième anniversaire des émeutes de Lhassa, dont l’échec avait provoqué le départ en exil du dalaï-lama, a-t-on appris hier à Pékin. Deux moines ont été interpellés dans le centre de la capitale tibétaine après avoir brièvement protesté mercredi contre la présence chinoise près de la place centrale qui avait été le point de départ du soulèvement du 10 mars 1959 et aussi celui des manifestations du 8 mars 1989. Selon une organisation implantée à Londres, Free Tibet Campaign, les deux bonzes, âgés d’une trentaine d’années, ont scandé des slogans indépendantistes à proximité de la place Barkhor dans la matinée de mercredi. «Selon des sources dignes de foi,...