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Actualités - Reportages

Exposition Peintres orientalo-allemands au Goethe (photos)

«À la recherche du sens et du mystère dans la figure humaine» jusqu’au 19 mars au Goethe-Institut, Manara. Une exposition, organisée par l’association germano-arabe, qui présente les œuvres de trois peintres allemands, dont un d’origine irakienne, Ghazi al-Delaimi et les deux autres réunis sous un même pseudonyme Man-Hoi. Installé à Düsseldorf depuis plus de vingt-cinq ans, Ghazi al-Delaimi y enseigne le design. Sa formation moderne et ses racines orientales influencent sa peinture. Cela donne des toiles et des lithos surréalistes, où imaginaire et touche orientale se mélangent. Ses figures de femmes européennes — qui semblent surgir de nulle part — sont parées d’ornements ethniques : pendeloques à arabesques, foulards à breloques… Les cités qu’il représente ont des faux airs de jardins suspendus babyloniens. Des villes qu’un œil surplombe symbolisant le «regard moqueur de l’artiste sur le monde ou la démesure de l’ego», explique Ghazi al-Delaimi . L’œil est récurrent dans l’œuvre de cet artiste qui exprime ainsi son engagement contre la violence et les rapports de force. «L’œil de la terre» par exemple surgit, accusateur et larmoyant, d’un sol aride et craquelé qui s’étend devant une ville fantôme…. Anges Sous la signature Man-Hoi se cachent deux artistes, Christoph Geisselhart et Rolf Sieber. Pinceaux complices, ils élaborent ensemble leurs toiles. Des panneaux à l’acrylique aux couleurs sombres d’où émergent des silhouettes et des figures humaines d’un expressionnisme intense. Larges coups de pinceaux, aplats et coulis donnent forme à des personnages aux traits indistincts mais aux attitudes pleines de mouvement. «Joueur de flûte», «danse de l’indien», des titres évocateurs… Le mystère dans la figure humaine, Man-Hoi l’entrevoit également dans la face angélique des femmes. Mais d’un angélisme particulier, érotique, sensuel, comme ces nus féminins ailés, tantôt langoureusement étendus (façon Marlène Dietrich dans l’«Ange bleu»), tantôt émergeant d’un brasier de tonalité rougeoyante. Toutes ailes et charmes déployés. Des tableaux (acryliques et lithos) qui en disent long sur le sexe des ange.
«À la recherche du sens et du mystère dans la figure humaine» jusqu’au 19 mars au Goethe-Institut, Manara. Une exposition, organisée par l’association germano-arabe, qui présente les œuvres de trois peintres allemands, dont un d’origine irakienne, Ghazi al-Delaimi et les deux autres réunis sous un même pseudonyme Man-Hoi. Installé à Düsseldorf depuis plus de vingt-cinq ans, Ghazi al-Delaimi y enseigne le design. Sa formation moderne et ses racines orientales influencent sa peinture. Cela donne des toiles et des lithos surréalistes, où imaginaire et touche orientale se mélangent. Ses figures de femmes européennes — qui semblent surgir de nulle part — sont parées d’ornements ethniques : pendeloques à arabesques, foulards à breloques… Les cités qu’il représente ont des faux airs de jardins suspendus...