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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et stabilité

Le marché libanais des changes est demeuré calme et stable en ce début de semaine en l’absence d’éléments nouveaux susceptibles d’inciter les opérateurs à l’achat ou à la vente du dollar en dehors de leurs besoins commerciaux. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’offre et à la demande de cette monnaie entre 1 502,00 et 1 514,00 LL qu’elle a dû achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le billet vert au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL et souvent en dehors d’elle, dans des transactions généralement équilibrées. Quant au volume d’affaires de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, dont une partie en euros, presque entièrement échangés par les banques de la place, ont indiqué les cambistes. Petit accès de faiblesse du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar a accusé un léger accès de faiblesse face à l’euro et au yen sur les marchés des changes internationaux, sous l’effet de prises de bénéfices dans des échanges relativement calmes en l’absence de données fondamentales en ce début de semaine. Selon les cambistes, la monnaie unique européenne a été soutenue par une correction technique du marché et une vague de ventes bénéficiaires sur le billet vert après sa forte hausse la semaine dernière. «C’est un mouvement relativement naturel de correction du marché» a-t-on observé dans ces mêmes milieux, pour qui l’euro devrait de nouveau accuser un repli au cours des séances à venir, en raison de mauvais facteurs fondamentaux dans la zone euro. En outre, de multiples déclarations de responsables européens, dont le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, qui a déclaré hier au quotidien économique allemand Handelsblatt que la politique monétaire européenne n’avait pas plus d’intérêt à un euro excessivement faible qu’à un euro excessivement fort, sont venues favoriser cette correction des excès commis à la baisse de l’euro la semaine dernière. Cela d’autant que M. Tietmeyer estimait aussi qu’un euro faible rendait difficile une baisse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) dont il est membre de son Conseil de gouverneur. Du côté de la devise nippone, le dollar a également subi quelques prises de bénéfices face au yen qui a été aidé par la forte hausse vendredi dernier de la Bourse de Tokyo. Mais ce raffermissement de la monnaie japonaise ne devrait pas durer, la Banque du Japon ayant clairement fait montre d’une politique en faveur d’un yen faible pour soutenir la croissance économique. Quant au sterling, il est resté généralement ferme face au dollar ne réagissant pas aux chiffres de la production industrielle britannique qui a reculé de 0,5 % en janvier pour le troisième mois consécutif. En effet, le dollar est resté confiné, à New York, comme en Europe, dans des marges étroites à la baisse, se négociant comme suit : – 1,0890 pour un euro contre 1,0835, vendredi dernier. – 1,6075 pour un sterling contre 1,6065. – 1,7955 DM contre 1,8050. – 6,0235 FF contre 6,0535. – 1,4630 FS contre 1,4695. – 1778,00 lires contre 1785,70. – 121,65 yens contre 122,80. Bourse de Beyrouth : quasi stable Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth n’a presque pas changé hier, en raison de la stabilité de l’essentiel de la cote libanaise, dont les actions Solidere des deux catégories et les valeurs bancaires. Pourtant l’ensemble du marché a été très légèrement soutenu par la maigre hausse de l’Uniceramic. En effet, l’indice général de toutes les valeurs libanaises cotées Lispi a augmenté de 0,03 % à 81,61 points, alors que l’indice partiel des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 191,80 points, comme vendredi dernier. Pour ce qui est de l’activité de la cote, elle a été étoffée par les échanges auxquels ont donné lieu les actions de Solidere, avec un volume d’affaires de 61 476 actions d’une valeur globale de 498 849 dollars. Irrégularité de Wall Street À Wall Street, la tendance a été irrégulière tout au long de la séance d’hier, après la forte hausse enregistrée vendredi, par l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles. La première Bourse mondiale a dû donc subir des prises de bénéfices après avoir progressé de 2,84 % à la fin de la semaine dernière en saluant les statistiques sur l’évolution du chômage américain en février. Selon les experts, la vigueur de l’économie américaine qui continue de manifester une vitalité inattendue devrait finalement convaincre la Réserve fédérale à resserrer davantage sa politique monétaire pour prévenir toute relance des pressions inflationnistes. C’est dans cette crainte que nombre d’opérateurs ont estimé hier devoir engranger les gains que leur procurait la récente flambée de la cote. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué irrégulièrement entre un plus haut à 9 764,80 points et un plus bas à 9 674,33 points, avant d’afficher en préclôture 9 731,22 points, en repli de 4,86 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes finissent en baisse Les Bourses européennes ont terminé en baisse dans l’ensemble lundi, tandis que le Dow Jones recule après avoir battu un nouveau record vendredi soir. Parmi les indices européens, le DJ Euro Stoxx 50 a cédé 1,17 %, le DJ Stoxx 0,55 % et le FTSE Eurotop 300, 0,71 %. Pour Salomon Smith Barney, les marchés européens devraient connaître une correction de l’ordre de 15 % par rapport à leurs plus hauts du 24 février. Ils sortiraient ainsi par le bas de la marge étroite dans laquelle ils sont restés confinés en janvier-février. L’euro-Stoxx 50 pourrait revenir à 3 000 points contre 3 500 points environ lundi soir, selon Salomon. Paris a cédé 0,32 %, Francfort 1,02 %, Amsterdam 0,76 %, Bruxelles 0,71 %, Madrid 1,44 %, Milan 1,19 % et les valeurs suisses 0,38 %. Londres a fini quasiment inchangée, en légère hausse de 0,05 % à la veille de la publication mardi du budget britannique. Du côté des valeurs, Siemens AG a perdu jusqu’à 4,3 % après avoir annoncé les modalités de son implantation sur le marché américain des réseaux de données, comportant un investissement de l’ordre du milliard de dollars pour la reprise de deux firmes locales et une prise de participation dans une troisième. Le marché n’a pas aimé non plus que Siemens ne rachète pas une filiale de l’américain 3 Com, comme la rumeur a couru. À Paris, toujours dans le compartiment technologique, Alcatel et Thomson-CSF ont perdu respectivement 2,25 % et 1,24 % sur des prises de bénéfices. Aux bancaires, la Comit italienne a bondi de 4,50 % après avoir gagné jusqu’à 6,53 % en cours de séance. L’accord entre Banca di Roma, ABN Amro et Antonveneta a fait peser des doutes sur le projet de fusion entre la Comit et sa consœur romaine et a relancé l’espoir l’espoir d’un rapprochement avec un autre partenaire. Fortis dopé par sa reprise d’ABI Le groupe belgo-néerlandais Fortis a dominé les échanges à Amsterdam et à Bruxelles après avoir annoncé le rachat d’American Bankers Insurance Group (ABI) et précisé que cette opération aurait un effet bénéfique immédiat sur son bénéfice par action. En Belgique, le titre a avancé de 1,52 %. Dans le secteur des services publics, RWE AG et Veba AG ont tiré la Bourse de Francfort vers le bas. Les deux groupes ont renouvelé ce week-end leurs attaques contre le projet de réforme fiscale du gouvernant, réaffirmant qu’il leur coûterait des millions de marks. RWE a chuté de plus de 3 % et Veba de plus de 2 %. Ils doivent rencontrer le chancelier Gerhard Schröder mardi à ce sujet. À Bruxelles, Tractehel a lâché de 2,69 %, les investisseurs n’espérant plus une fusion avec Électrabel, sa filiale à 39,9 %. Électrabel a perdu 1,84 %. Aux télécommunications, Telefonica a abandonné 2,35 %, dans un marché espagnol fortement impliqué en Amérique latine et nerveux avant les modalités du nouveau plan d’aide au Brésil orchestré par le Fonds monétaire international (FMI). Sur les marchés des changes, l’éloignement de la perspective d’un relèvement imminent des taux américains obligeait le dollar à abandonner un peu de terrain contre l’euro et le yen en fin de séance en Europe. Le billet vert reculait à 121,788/88 yens, après un plus bas en séance de 121,11, contre 122,48/53 vendredi soir. L’euro s’échangeait à 1,0895/99 dollar, en hausse de près d’un cent sur son plancher historique de 1,0800 touché la semaine dernière. Tokyo : victime de prises de bénéfices La Bourse de Tokyo a perdu 0,8 %, victime de prises de bénéfices après sa forte hausse de vendredi. L’indice Nikkei 225 a perdu 114,95 points, pour finir à 14 779,05 pts, tombant dans le rouge en fin de séance après être brièvement repassé au-dessus des 15 000 points pour la première fois depuis début décembre. Il avait bondi de 5 % vendredi. «De nombreux investisseurs institutionnels étaient prêts à vendre lorsque l’indice atteindrait les 15 000 points», a constaté Tsuyoshi Segawa, directeur général à New Japan Securities. Malgré la baisse du Nikkei, l’indice Topix a terminé en hausse de 1,03 points à 1 147,75. Les investisseurs ont continué leur chasse aux bonnes affaires, entraînant une hausse de 10,13 points à 1 348,58 sur le second marché. Sur le marché principal, le volume des transactions est resté conséquent avec 649 millions d’actions changeant de mains contre 669,9 millions vendredi dernier.
Le marché libanais des changes est demeuré calme et stable en ce début de semaine en l’absence d’éléments nouveaux susceptibles d’inciter les opérateurs à l’achat ou à la vente du dollar en dehors de leurs besoins commerciaux. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’offre et à la demande de cette monnaie entre 1 502,00 et 1 514,00 LL qu’elle a dû achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le billet vert au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL et souvent en dehors d’elle, dans des transactions généralement équilibrées. Quant au volume d’affaires de la journée d’hier, il...