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Actualités - Chronologie

Drogue - Une partie du cerveau neutralisée Bistouri pour toxicos

Ivan Sirotkine, 20 ans et toxicomane, a passé trois heures aux mains des chirurgiens de l’Institut de recherche du cerveau de l’homme à Saint-Pétersbourg pour que la partie de son cerveau provoquant sa dépendance soit neutralisée par le froid. Résultat, il a perdu définitivement le goût de l’héroïne. Depuis un an, les médecins de l’Institut pétersbourgeois pratiquent ce type d’intervention neurochirurgicale et annoncent déjà que 70 % de leurs patients sont délivrés de leur dépendance psychologique aux stupéfiants. Outre l’efficacité annoncée du traitement, les médecins de l’institut de recherche assurent que l’opération ne modifie pas la personnalité du patient et ne provoque pas d’effet secondaire notoire. Pour parvenir à ce résultat, les chirurgiens percent le crâne du toxicomane et gèlent le cerveau sur une surface de 8 millimètres, neutralisant la partie de l’organe responsable de la dépendance. Pendant toute l’opération, qui se pratique sous anesthésie locale, le patient demeure conscient. Syndrôme du membre fantôme «Je vous invite chez moi, docteur, on va boire ensemble», a même plaisanté Ivan durant l’intervention. «Les opérations de ce type se pratiquent depuis des années pour guérir le syndrome du “membre fantôme”, celui que les malades ont perdu mais qui continue de les faire souffrir». «Mais nous, nous utilisons cette méthode pour délivrer les patients de la dépendance narcotique», explique Sviatoslav Medvedev, directeur de l’institut. L’intérêt de cette méthode, également utilisée ailleurs en Russie, réside dans le fait qu’elle guérit les patients sur un plan psychologique et pas seulement physique. M. Medvedev assure que par les méthodes classiques de désintoxication, «7 % seulement des drogués parviennent à vaincre cette dépendance psychologique». «Notre méthode force le patient à oublier les sensations provoquées par les stupéfiants et de ce fait il perd l’envie de se droguer», explique le médecin. La dernière chance Déjà 15 toxicomanes ont été opérés à Saint-Pétersbourg et 10 autres sont en attente. «Pour nos patients, c’est la dernière chance de se débarrasser de la drogue», explique le chirurgien Vladimir Nizkovoloz. Chacune des personnes traitées à Saint-Pétersbourg avait en effet déjà suivi plusieurs traitements sans succès. «J’avais tout essayé pour en finir avec la drogue mais en vain», reconnaissait Ivan Sirotkine quelques minutes avant son opération. Il se drogue depuis cinq ans et a perdu beaucoup d’amis à cause des stupéfiants. «Mais moi je veux vivre», s’est-il révolté. Alors ses parents ont réuni 2 000 dollars et lui ont payé l’intervention chirurgicale. Après l’opération, le patient reste à l’hôpital trois à quatre semaines et lorsqu’il sort il est capable de recommencer une vie sans drogues. Svetlana a 19 ans et a été opérée il y a deux mois. «Je ne pense plus aux drogues, j’ai repris mes études. J’ai repris une vie normale», se réjouit-elle. Quelque 500 000 toxicomanes ont été officiellement recensés dans l’ancienne capitale impériale pour une population de 5 millions d’habitants.
Ivan Sirotkine, 20 ans et toxicomane, a passé trois heures aux mains des chirurgiens de l’Institut de recherche du cerveau de l’homme à Saint-Pétersbourg pour que la partie de son cerveau provoquant sa dépendance soit neutralisée par le froid. Résultat, il a perdu définitivement le goût de l’héroïne. Depuis un an, les médecins de l’Institut pétersbourgeois pratiquent ce type d’intervention neurochirurgicale et annoncent déjà que 70 % de leurs patients sont délivrés de leur dépendance psychologique aux stupéfiants. Outre l’efficacité annoncée du traitement, les médecins de l’institut de recherche assurent que l’opération ne modifie pas la personnalité du patient et ne provoque pas d’effet secondaire notoire. Pour parvenir à ce résultat, les chirurgiens percent le crâne du toxicomane et gèlent...