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Actualités - Chronologie

Ligue des champions Les clubs italiens et le Real en difficulté

Les deux représentants italiens, l’Inter (battu 2-0 par Manchester United) et la Juventus (2-1 devant Olympiakos), ainsi que le champion d’Europe en titre, le Real Madrid, font grise mine jeudi après les matches aller de la Ligue des champions, où il leur a manqué le petit plus qui leur permettait habituellement de faire la différence. En revanche, le Bayern Munich, qui se promène en Bundesliga, est sorti encore grandi de son duel fratricide contre Kaiserslautern alors que les Ukrainiens de Kiev ont démontré, pour une fois, qu’ils pouvaient rester une redoutable machine, même à l’approche du printemps. À Old Trafford, les hommes d’Alex Ferguson ont retenu les leçons du passé. Loin de partir à l’attaque, flamberge au vent, ils ont assuré leurs arrières, voir le duel Stam-Zamorano, assis leur autorité au milieu et fait la différence sur deux actions construites, en passant par les ailes. Massés au centre, les défenseurs de l’Inter n’ont rien vu venir sur les deux centres fuyants de David Beckham. Pour son 750e match avec l’Inter, un record toute catégorie, le vieux Giuseppe Bergomi n’y a vu que du feu, à l’image d’une défense italienne bien friable et fébrile. Un comble pour les inventeurs du Catenaccio à l’époque de leur sorcier historique, Helenio Herrera. Retour musclé Bien sûr, l’Inter aurait pu sauver son match si l’arbitre allemand avait validé le but vengeur de Diego Simeone. Mais, les dieux du football s’étaient penchés sur des démons rouges à la chevelure blonde qui, pour une fois, pourront effectuer le voyage du match retour sans avoir encaissé le fatidique but à domicile. Pour la Juventus, le scénario est exactement opposé, pour un résultat pourtant semblable. Pendant 90 minutes, les Turinois ont fait preuve d’une nouvelle joie de jouer, sans doute en raison des touches tactiques imposées par Carlo Ancelotti. Ils ont aussi retrouvé en «Super Pippo» (Inzaghi) le buteur qui leur faisait cruellement défaut. Mais, un excès de précipitation d’Angelo Peruzzi, alors que les arrêts de jeu étaient pratiquement terminés, leur coûtait un but laissant présager un match retour musclé à Athènes. Au Real Madrid, les entraîneurs changent, mais le meilleur buteur de la dernière Coupe du monde, Davor Suker, reste toujours sur la touche alors que le club souffre d’un manque d’inefficacité chronique. Un vrai mystère. À Kiev, l’attaquant ukrainien Sevchenko avait décidé de retarder son départ pour le Milan AC pour ne pas affaiblir son club. Il a bien fait. Il en a, en effet, fait voir de toutes les couleurs à une défense blanche dépassée, à l’image de sa charnière centrale à la recherche d’une seconde jeunesse. Heureusement, il restait la botte de Mijatovic sur les coups de pied arrêtés. Mais, c’est quand même peu pour un champion d’Europe bien décevant cette saison. Enfin, à Munich, la machine bavaroise a mis quatre minutes (Elber 31, Effenberg 35) pour confirmer l’écart existant cette saison avec Kaiserslautern dans le trentième derby allemand de l’histoire de la coupe d’Europe. Le Real Madrid rêve de la Juventus Turin Les Madrilènes rêvent d’Italie : tenu en échec au Santiago Bernabeu par Kiev, le Real Madrid n’a pour seule issue que de réitérer l’exploit de la Juventus qui, dans la même situation l’an dernier, était allée l’emporter 4 à 1 en Ukraine, avant d’être battue en finale de la Ligue des champions par le... Real Madrid. Les Meringues signeraient même des deux mains pour une victoire plus serrée, mais leur problème reste le même : ils devront marquer à Kiev le 17 mars lors du quart de finale retour pour espérer conserver leur titre de champions d’Europe. Et au vu de leur performance de mercredi (1-1), la tâche n’apparaît pas facile. À quatre ou cinq occasions, Raul, Guti, Morientes ou Mijatovic ont été en première mi-temps en position de concrétiser la domination que les Madrilènes, bien organisés autour de Redondo – qui effectuait son retour après deux mois de repos forcé – et Guti au milieu de terrain, imposait à une équipe de Kiev très prudente. En vain. L’Ukrainien Sevchenko a résolu la stérilité des Blancs. Après une première alerte en fin de première période – un tir bien ajusté de 25 mètres détourné du bout des doigts par le portier allemand du Real Illgner –, Sevchenko échappait à ses gardiens dès la reprise pour rappeler aux Madrilènes que leur point faible cette année, c’est la défense. Sa troisième occasion fut la bonne. Rebrov gagnait un duel aérien avec Fernando Hierro et des 40 mètres lançait d’un coup de tête Sevchenko, libéré du marquage de Sanchis. D’un tir sec de l’intérieur du droit, il trompait la sortie d’Illgner pour placer le ballon au ras du poteau. La dernière demi-heure de jeu fut un calvaire pour des Madrilènes, pleins de volonté mais trop brouillons, s’épuisant à piétiner devant la défense renforcée des Ukrainiens. Seule la magie de la botte de Mijatovic, sur coup franc, permettait aux champions d’Europe d’espérer. Le président du Real restait pourtant optimiste à l’issue de la rencontre : «L’équipe s’est bien battue. On a pris un but sur notre seule erreur défensive. Si on joue comme ça à Kiev, je suis sûr que nous allons passer».
Les deux représentants italiens, l’Inter (battu 2-0 par Manchester United) et la Juventus (2-1 devant Olympiakos), ainsi que le champion d’Europe en titre, le Real Madrid, font grise mine jeudi après les matches aller de la Ligue des champions, où il leur a manqué le petit plus qui leur permettait habituellement de faire la différence. En revanche, le Bayern Munich, qui se promène en Bundesliga, est sorti encore grandi de son duel fratricide contre Kaiserslautern alors que les Ukrainiens de Kiev ont démontré, pour une fois, qu’ils pouvaient rester une redoutable machine, même à l’approche du printemps. À Old Trafford, les hommes d’Alex Ferguson ont retenu les leçons du passé. Loin de partir à l’attaque, flamberge au vent, ils ont assuré leurs arrières, voir le duel Stam-Zamorano, assis leur autorité au milieu...