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Actualités - Chronologie

Auto - Formule 1 Le grand feuilleton redémarre dimanche(photos)

Le championnat du monde de Formule Un, feuilleton sportif le plus suivi de la saison, redémarre ce week-end avec le Grand Prix d’Australie. Gigantesque soap opera au budget digne d’une superproduction, cette compétition s’annonce une nouvelle fois riche en rebondissements et coups de théâtre en tous genres. Le scénario, écrit au fil des Grands Prix, reposera comme souvent sur un duel entre deux stars. Le «gentil», Mika Hakkinen, a remporté le titre l’an passé. Le «méchant», Michael Schumacher, est deuxième depuis deux saisons et clame qu’il ne quittera son écurie Ferrari qu’avec un troisième sacre mondial à son palmarès. Premier épisode sur le circuit de Melbourne dimanche, un des plus importants car il met à plat les véritables données du moment, contrairement aux essais d’avant-saison, scènes de multiples leurres et coups de bluff. L’an passé en Australie, McLaren avait frappé un grand coup, surprenant toutes ses concurrentes par la qualité de sa monoplace, très supérieure aux autres. Ferrari mit cinq courses à rattraper à peu près son retard et n’entend pas se laisser déborder cette fois. À lui seul, l’affrontement entre le froid Hakkinen et le bouillonnant Schumacher suffirait donc à alimenter la chronique. Mais d’autres pourraient enrichir les dialogues. David Coulthard, coéquipier de Hakkinen, compte bien «gagner plus de courses et remporter le championnat». «Je sais que j’en ai la capacité. J’ai simplement besoin d’un peu plus de chance», souligne l’Écossais, vainqueur d’un seul Grand Prix l’an passé, mais à qui son écurie promet l’égalité de traitement cette année. Un autre pilote, Jacques Villeneuve, champion du monde 1997, espère bien faire taire les sceptiques au sein de sa nouvelle écurie BAR. Hakkinen confiant, mais craint Schumacher Depuis son titre mondial de la saison passée, Mika Hakkinen a pris goût au succès, et il entend bien poursuivre sur sa lancée dès dimanche à Melbourne. Le Finlandais est en pleine confiance, même s’il s’attend à un nouveau duel au cordeau avec Michael Schumacher. «Ce n’est jamais simple de gagner et il va être fort, c’est clair», a confié le champion du monde à propos de son grand rival. «Mais ma motivation est énorme. J’ai évolué et j’ai appris énormément. Gagner un titre est une sensation fantastique et cela vous donne surtout envie de recommencer», a-t-il ajouté. L’an dernier, Hakkinen s’était imposé à Melbourne, mais dans la controverse, son coéquipier David Coulthard l’ayant laissé gagner en vertu d’un arrangement conclu au sein de l’écurie britannique. Cet accord avait défrayé la chronique et Hakkinen espère bien l’emporter cette fois-ci à la régulière. «Il faut que je gagne. Pour moi et pour l’équipe, mais surtout pour l’équipe, c’est elle qui compte en premier», a-t-il dit. Coulthard est tout aussi motivé, sans doute en raison de l’incident de la saison passée. «Je vais faire ma course à fond mais bien sûr j’obéirais aux instructions. Cela dit, je me sens capable de gagner et c’est à moi de tout mettre en œuvre pour y parvenir», a-t-il dit. Goodyear tire sa révérence Après tout, le concepteur de British American Racing, Adrian Reynard, a toujours gagné la première course au sein de ses différentes écuries. Que dire des voitures, dont les secrets sont bien gardés? McLaren et Ferrari ont développé leurs modèles qui, apparemment, gardent un très bon rythme. «La McLaren s’est encore améliorée», estime Coulthard. «La F399 est une voiture complètement neuve», répond en écho le chef concepteur de la Scuderia Rory Byrne. Les autres écuries sont-elles en mesure de les empêcher de tourner en rond ? Williams, après une saison totalement ratée, a montré des signes encourageants, Jordan est surveillé depuis la victoire de Damon Hill l’an passé en Belgique, Benetton s’accroche, tout comme Prost Grand Prix qui a revu ses ambitions à la hausse. Sans compter Sauber, qui évoluera avec un moteur Ferrari. «Désormais, de plus en plus d’écuries sont capables de construire une monoplace très bonne et cette saison, davantage de voitures partiront sur la même ligne», juge Frank Williams. Côté pilotes, le casting a peu changé. Seules deux nouvelles têtes espagnoles feront leurs grands débuts, Pedro de la Rosa pour Arrows et Marc Gene pour Minardi. Mais la valse des transferts a bien eu lieu. Ralf Schumacher a donné sa place chez Jordan à Heinz-Harald Frentzen en échange d’un baquet chez Williams. Il sera associé à l’Italien Alex Zanardi, ancien champion d’IndyCar, qui revient en F1 après cinq ans d’absence. Le Britannique Johnny Herbert a quitté Sauber pour rejoindre Stewart. Le décor a un peu changé, l’exotique Grand Prix de Malaisie à Sepang en octobre étant ajouté à la liste. Mais c’est surtout un accessoiriste de poids qui sera absent cette saison, Goodyear, qui laisse le champ libre à son concurrent japonais Bridgestone. Ce qui ne devrait pas ôter beaucoup de suspense à la grande saga des monoplaces. GP d’Australie : BAR a eu chaud L’écurie BAR-Supertec, Jacques Villeneuve et Ricardo Zonta, ont bien failli ne pas être au départ du Grand Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Formule 1, cette fin de semaine à Melbourne. En effet, les monoplaces américano-britanniques envoyées en Australie n’étaient pas conformes au règlement. Selon une source autorisée, l’exemplaire, identique à ceux expédiés en Australie, n’a pas passé avec succès le crash-test effectué en début de semaine en Grande-Bretagne, à Cranfield. Après avoir échoué à quatre crash-tests, il a fallu que la partie postérieure de la voiture soit modifiée avec de nouvelles pièces pour satisfaire au contrôle obligatoire, a-t-on appris jeudi soir de cette même source. «C’est vrai, une pièce à l’arrière de la voiture n’est pas passée au crash-test, a reconnu Craig Pollock, directeur de l’écurie BAR, interrogé à son hôtel jeudi soir par l’AFP. Nous avons donc dû changer cette pièce et la faire envoyer immédiatement ici à Melbourne pour procéder à la modification. Cette pièce est arrivée et, je peux vous affirmer que, ce jeudi soir, nos voitures sont bien conformes au règlement.» Débuts mouvementés Les débuts de l’équipe de Jacques Villeneuve et du Brésilien Ricardo Zonta sont donc plutôt mouvementés. Il y a plusieurs semaines déjà, BAR avait déjà connu des problèmes avec la Fédération internationale automobile (FIA) pour des raisons de «décoration» des deux monoplaces de l’équipe. Craig Pollock, se heurtant au refus de la FIA d’accepter deux couleurs différentes pour les voitures de Villeneuve et de Zonta, la première sous la livrée de «Lucky Strike», la seconde de «555», deux marques de cigarettes du manufacturier Bristish American Tobacco, le patron de BAR avait intenté un procès à l’instance suprême du sport automobile. L’équipe américano-britannique a perdu ce procès. Et Craig Pollock a été convoqué devant le Conseil mondial de la FIA, le 12 mars à Genève, pour s’expliquer de son attitude devant les membres de l’instance dirigeante. En dépit de ces problèmes, Jacques Villeneuve espère néanmoins pouvoir tirer son épingle du jeu sur la piste. «La fiabilité sera notre principal problème dimanche en Australie. En attendant plus, finir dimanche dans les points serait pour nous un excellent résultat», indiquait le pilote québécois. Olivier Panis (Prost-Peugeot) ambitieux Olivier Panis (Prost-Peugeot) a retrouvé le sourire. Et, au moment d’aborder la nouvelle saison, le Grand Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Formule 1, dimanche à Melbourne, le pilote français se montre ambitieux. Une année 1998 difficile, une ultime opération en novembre dernier, suite de son accident de Montréal en juin 1997, tous ces mauvais souvenirs sont maintenant oubliés. Panis se veut conquérant pour une saison qu’il qualifie de «tournant» pour lui, pour l’équipe Prost-Peugeot. Q: Comment se présente cette saison 1999 ? R: «Plutôt bien. Le potentiel de la voiture est réel et nous avons l’impression que cela va progresser tout au long de la saison. Le cahier des charges a été respecté, ce qui nous permet d’avoir aujourd’hui non seulement une voiture performante mais aussi une bonne base de travail pour cette année». Q: Quelles sont vont ambitions ? R: «Terminer dans les six premiers du championnat du monde, essayer de réussir ce que j’aurais aimé faire en 1997. Cette année est un tournant dans ma carrière, une saison très importante pour moi et l’écurie. Après les difficultés de l’an passé, je ne peux pas me permettre de revivre la même galère car mon but a toujours été de me battre pour la victoire. C’est pour cette raison que je n’ai signé qu’un contrat d’un an avec Alain Prost. Nous discuterons de 2000 à la fin juin. Si, comme je le pense, tout va bien, je resterai. Sinon...». Q: Une hiérarchie se dégage-t-elle déjà et où vous situez-vous ? R: «Je pense que McLaren et Ferrari seront encore devant. Mais derrière, tout est possible. Entre Williams, Benetton, Jordan, BAR, Stewart, Sauber et Prost-Peugeot, cela risque d’être très serré. Tout se jouera à deux ou trois dixièmes près. Je crois que les pilotes bons metteurs au point et au pilotage fin, en raison de l’usure rapide des pneumatiques, tireront leur épingle du jeu».
Le championnat du monde de Formule Un, feuilleton sportif le plus suivi de la saison, redémarre ce week-end avec le Grand Prix d’Australie. Gigantesque soap opera au budget digne d’une superproduction, cette compétition s’annonce une nouvelle fois riche en rebondissements et coups de théâtre en tous genres. Le scénario, écrit au fil des Grands Prix, reposera comme souvent sur un duel entre deux stars. Le «gentil», Mika Hakkinen, a remporté le titre l’an passé. Le «méchant», Michael Schumacher, est deuxième depuis deux saisons et clame qu’il ne quittera son écurie Ferrari qu’avec un troisième sacre mondial à son palmarès. Premier épisode sur le circuit de Melbourne dimanche, un des plus importants car il met à plat les véritables données du moment, contrairement aux essais d’avant-saison, scènes de...